New money (privilège de conciliation) ou prêts accordés dans le cadre de la conciliation (version développée et même plus)

Avertissement : Pour simplement consulter une définition abrégée et strictement juridique voir la version simplifié qui suffit largement. Si vous restez sur cette page c'est à vos risques et périls et il ne faudra pas vous en plaindre, vous n'aurez qu'à vous en prendre à vous même.

Ndlr : La définition stricto sensu est surlignée en gras, c’est  tout ce qu’elle a d’original, le petit reste du texte est naturellement gras par son contenu, et n'a donc pas besoin de cet artifice.

Autrement dit, tu peux sauter le texte en gras quand tu en rencontres (ça va pas arriver souvent), on s'en balec puisque c'est juste une définition juridique.

Préambule : L'auteur de cette élégante définition tient à préciser que toutes les citations sont absolument véridiques, et dans la plupart des cas, c'est à dire pour les citations "adverses", on peut dire qu'il aurait mieux valu pour leurs auteurs qu'elles ne le soient pas.

Pour ma part j'ai découvert à l'occasion de cette rédaction une meute, hélas non exhaustive (en fait heureusement, car qu'est-ce que c'est chiant), d'expressions anglicistes dont la signification est généralement obscure - y compris, pour ceux qui les emploient, ce qui est quand même à remarquer -, qui sont révélatrices :

- de carences graves dans l'apprentissage de la langue française dont "ils" sont victimes,

- doublées de l'idée déplorable dont "ils" s'esbaudissent, selon laquelle le mot anglais c'est quand même plus classe que le mot français, qui existe évidemment, mais ils l'ignorent parfois. L'anglicisme, selon eux, ça fait élite alors que personnellement d’entendre ça j’ai envie de tirer la chasse. Etant précisé qu'ils l'emploient mais ne le comprennent généralement pas, c'est d'ailleurs insupportable de voir des articles avec des anglicismes, et entre parenthèse le mot français, le journaliste sachant à l'avance que personne ne comprendra. Par exemple le type écrit dans son article "la story-telling" pour faire le malin, mais ajoute entre parenthèse "l'histoire" car évidemment "la story-telling" c'est nul et non avenu, comme on dit en procédure civile c'est une nullité de fond (et même de grand fond) : bref il faut vraiment être con.

Mais, en réalité, l'anglicisme, c'est pas que de leur faute, c'est la conséquence d'une éducation ratée, et surtout ça démontre avant tout qu'il faut quand même avoir un certain niveau intellectuel pour parler français, bref c'est pas donné à tout le monde, et surtout c'est pas donné à n'importe qui. 

Cette étude révèle en effet (j'hésitais avec "en outre" mais "en effet" c'est plus adapté) les déplorables déviances de la génétique "humaine" et explique que si le séquençage du génome du porc a mis en exergue de très grandes similitudes avec l'ADN humain (absolument véridique), le porc en est, légitimement, peu fier.

D'ailleurs, même si des scientifiques ont implanté sans rejet des cellules souches humaines dans des embryons de cochons ensuite transférés dans l'utérus de truies porteuses, ils ont démontré, je cite, que "la similarité génétique apparente entre l'homme et le cochon est trompeuse", ce qui rassurera malgré tout le porc.

La science démontre également le processus inverse : on peut greffer avec succès des organes porcins sur l'homme (encore absolument véridique), ce qui conduit certains, qui ne croient pas si bien dire, à affirmer que le porc est l'avenir de l'homme, et la publication de cette expérience enseigne, je cite que "de premiers embryons viables homme-cochons ont été créés".

Ce n'est pas pour nous une grande nouvelle, car notre étude, tout aussi scientifique, permet de confirmer que les cellules du porc prolifèrent volontiers chez certains "humains" ... on peut même affirmer que la greffe de tête de cochon a, avec un succès croissant, dépassé depuis longtemps le stade expérimental.

Cela permet d'ailleurs de relever que ceux qui, outrés de ces résultats scientifiques peu flatteurs (pour le porc), s'exclament que si tout cela était exact l'homme ressemblerait (encore) plus au cochon et aurait une queue en tire-bouchon, manquent de lucidité ou ont la vue basse (pour la ressemblance, pas pour la queue, évidemment, cela va sans dire, on est pas là pour ironiser). 

D'autres s'offusqueront du recours aux truies porteuses, alors qu'à mieux y regarder ...

Sous-titre de la définition : "présences porcines, où on voit que le porc n'est pas forcément celui qu'on croit"

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Revenons à nos "moutons" : New money : (rires ... mais indignation des moutons).

Je te précise tout de suite qu'il existe aussi la "old money", mais là ça deviendrait compliqué de traiter des deux, même s'il est vrai que "old money" concrètement c'est "vintage", (certains disent "preppy") et donc classieux et bien plus passionnant que la "new money" qui est totalement sans intérêt.

Mais s'agissant d'une démarche scientifique on va faire preuve d'abnégation et se limiter à la "new", dans une étude scientifique il faut savoir prendre des options et ne pas céder à ses choix personnels.

Pour être moderne, la meilleure définition de "New money" est donnée par la chanson du même nom (on dit "éponyme" si tu sors de l'Académie Française, ce qui est, en principe, mauvais signe pour ta prostate), c'est un "hit" sur un "single" dont l'auteur précise "je ne voulais pas que tout soit parfaitement mixé" et sur ce point il y a pas de danger, l'objectif est parfaitement atteint.

Je te reproduis directement la traduction (c'est pas moi qui l'ai faite, tu t'en doutes, l'anglais tu sais déjà ce que j'en pense), on comprend déjà pas en Français, alors en Anglais c'est même pas la peine d'y penser, le type qui chante ne comprend pas lui même (le nom des "paroliers" est publié, ils ont pas peur pour leur réputation, ce qui est signe de déficience mentale et ils s'y sont mis à trois ce qui démontre que ladite déficience est gravissime).

Je te mets même le truc en italique avec un petit caractère et mes commentaires sans italique, comme ça tu peux facilement sauter le texte de ladite "chanson", si tu es pas curieux ou si tu es pas habitué à la littérature et que tu as peur que les alexandrins te blessent la rétine, mais franchement je te conseille de lire, c'est un grand moment et ça te permettra de comprendre, enfin on peut l'espérer, à quel point il est justifié que le "single" ait eu un succès planétaire 

"New Money" (c'est le titre de la chanson)  

"Ouais, Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais
Gucci sur moi, chèque , Hermès, chèque
Louis V (
franchement c'est pas le plus marquant Louis Vé), chèque (ouais), Fendi coûte un chèque (ouais)
Des diamants sur mon cou (ouais), fais mouiller ta chienne (ouais)
Traitez-moi comme un roi (ouais), pas de manque de respect
Montrez-vous comment jouer au ballon, retrouvez-moi au centre commercial
Elle a dit: "Pourquoi tu aboies?" (aboiement), salope, je suis un chien
Je suis allé acheter un "Rari", j'ai laissé la merde garée
Je ne suis pas avec la merde de Twitter, je l'ai laissé étincelle (fah)
Vêtements Gucci, Kush sent les aisselles (
c’est le refrain, et c'est vrai que ça mérite d'être répété)
Tu es domestique, tout ce que je monte, c'est de la merde étrangère
Sippin' Hi-Tec et j'ai la haute technologie
J'ai de l'argent, il n'est même pas encore sorti (
je t'explique, ça veut rien dire mais c'est pour ça que ça s'appelle New Money, en fait de la money qui n'existe pas encore)
Tu es allé acheter un billet d'avion mais je l'ai affrété
Tryna a frappé ton truc principal, laisse-moi l'emprunter
Rouler dans un coupé, essayer de trouver un itinéraire (ouais)
Draco sur le siège te prépare une soupe au poulet et aux nouilles (ouais)
J'ai sauté du perron (ouais), je n'ai jamais porté de costume
Baise mon meilleur partenaire, fais que cette chienne le laisse tomber
Frappé mon premier coup de langue, je suis allé acheter un collier Marni
Vêtements Gucci, Kush sent les aisselles" (
refrain) 
J'ai de l'argent, il n'est même pas encore sorti"

Et ouf c’est fini. J'espère que tu es désormais convaincu du bienfondé du succès de la chanson et de la popularité du "chanteur".

Tu peux applaudir pour te réjouir que ce soit fini, mais attention il faudrait quand même pas qu'on pense que tu félicites l'interprète, sinon tu vas passer pour un déficient mental du même niveau que les auteurs de la chanson. 

Mais bon je te concède que cette définition de "New Money", déjà éloquente, manque un tout petit peu de précision, alors que, comme toujours, en droit il faut être précis.

Revenons donc à la "notion juridique" de "New money".

Je te le dis tout de suite, si tu cherches "New Money" sur internet, tu vas surtout trouver qu'en fait ça veut dire "Nouveaux riches" (ce que j'appelle "parvenus"), mais, et c'est là que c'est subtil, en pratique on essaye de t'expliquer qu'en droit c'est autre chose, les juristes sont compliqués.

Notre étude scientifique tente de faire la lumière sur cette différence, et finalement parvient à la conclusion que c'est avant tout le parvenu qui use du terme "New money": la boucle est bouclée, c'est merveilleux.

Entrons dans le sujet.

Il est bon de ne pas toujours mâcher ses mots, et d'ailleurs Jean Yanne disait de Cambronne qu'heureusement pour lui il ne mâchait pas les siens.

Aussi, bien qu'absolument et définitivement allergique aux ridicules anglicismes employés par "d'amusants" (et ridicules ?) professionnels qui s'écoutent parler (généralement aucun ne comprend complètement les autres, ce qu'ils n'osent pas s'avouer mutuellement, chacun prenant un air entendu censé dissiper le doute ... rassurons-nous cela ne changera d'ailleurs rien au résultat final ... les vrais Anglais, qui eux parlent l'anglais, ne comprennent pas non plus mais peu importe on ne le dira pas) et pensent que ces comportements affligeants révèlent au monde admiratif l'appartenance à une élite devant laquelle il serait quand même ahurissant que le vulgum pecus ne se prosterne pas d'éblouissement malgré de puissantes lunettes solaires, on doit bien donner une définition de ce terme, hélas employé ridiculement et fréquemment par lesdits, et en profiter pour, de manière plus générale, recenser les anglicismes et dévoiler, scientifiquement, ce qu'il convient raisonnablement d'en penser quand on est normalement constitué (il y en a).

"New money" donc, avant tout (enfin "tout" avant "rien", c'est à dire les autres anglicismes)

Pour parler avec des mots que des gens normalement constitués comprennent, au lieu de "new money" (explosions de rire) on pourrait dire en français "argent nouveau" ... certains diront "blé" "oseille" ou "carbure" et d'autres moins raffinés diront "thune", et d'autres qui sont les plus "chers" diront "de suite" "la solde", et pour les vraiment plus chers "la solde dans la mallette" le français étant, quoi qu'en pensent les susdits, une langue riche qui se suffit à elle-même.

Plus précisément l'expression, ou plus exactement le texte, puisque c'est la loi - française elle aussi - qui envisage la chose, vise "un nouvel apport de trésorerie" ... il suffisait d'y penser ... vous l'avez rêvé, le législateur l'a fait ... les autres ci-dessus (la position "au-dessus" leur est réservée, ils s'y épanouissent), les autres qui n'imaginaient pas qu'on tomberait si bas (nous, pas eux évidemment) que la loi se comprenne sans eux (qui ne la comprennent pas pour autant, mais c'est un autre débat), et ne peuvent se satisfaire de tant de simplicité qu'ils jugent dégradante, s'en remettent difficilement et resteront des reclus pathétiques campés dans leurs hautes sphères où on s'entre-congratule à renfort de leurs anglicismes à la con d'être tellement satisfait de soi  ... "new money"  ça leur restera comme un refrain, sans même qu'ils sachent que du britannique l'essentiel à conserver est Benny Hill et "sacré Grall" des Monty Python, et d'ailleurs il suffit de connaître l'histoire de la banqueroute de Law pour constater les dégâts occasionnés par l'inspiration britannique... mais, comme disait Brassens, "le pluriel ne vaut rien à l'homme" je me garderai de dire la suite, si vous voulez vous la trouverez, mais évitez de mettre plus de quatre d'entre eux ensemble, déjà qu'ils ont des prédispositions !

Evidemment, leur dire "un nouvel apport de trésorerie", c'est être regardé par eux (je dis eux, enfin les pseudos anglicistes qui ce faisant vomissent la langue française trop subtile pour eux) avec mépris, effroi et dégoût, comme si on était une déjection canine dans laquelle ils viennent de marcher de concert mais du pied droit.

On sent qu'on est suspecté d'avoir un cerveau d'huître genre "zézette épouse x" dans "le Père Noël est une ordure".

Dire "un nouvel apport de trésorerie" au lieu de "new money", on se sent rejeté comme si on se promenait au Cap Ferret (en fait on dit "au Ferret" et on prononce "Féraiaiai" sinon déjà tu es dans la catégorie plouc non admis) donc c'est comme si on s'y promenait sans mocassin bateau, en ne conduisant ni Méhari Citroën rutilante ni Jeep Willys « vintage » reconditionnée infestée d'une horde de bobos anglicistes et consanguins (l'un explique peut-être l'autre) pour aller prendre le BDA (comprendre Bateau des Autres, car au Ferret, il est de bon ton de se déplacer en "pinasse" et de ne pas mettre les pieds sur n'importe quelle la plage, à la rigueur la plage de la "vache morte" - ça s'invente pas) 

Le Cap Ferret en version tourisme angliciste, je te décris le truc : tu prends ta « map » et tu y vas, déjà le premier signe que tu es en territoire hostile ce sont les bonnes femmes blond fillasse incoiffées (on dit coiffées à la "one again").

C’est pas une « rave party », la « guest list » est limitée.

Avant le regroupement de spécimens, elles ont passé le test "KYC" ce qui, je te le rappelle ou plutôt je te le dis, car ça s'invente pas, veut dire "know your costumer" (à peine arrivé au Cap Ferret les conneries commencent), mais en fait "costumer" c'est pas une histoire de déguisement (encore qu'à bien les regarder on pourrait penser à un carnaval bas de gamme organisé par des clowns sous-doués), non non, "know your costumer" c'est juste qu'elles ont appris à se connaître, ce qui n'a pas été facile, car elles ne parlent que par anglicismes mais aucune ne parle anglais.

Donc pour être clair la communication est limitée, ce qui compte tenu du petit niveau est finalement salutaire, ce qui compte c'est que ce soit "incentive".

Bref pour revenir au Cap Ferret (enfin revenir, moi j'y vais pas, et en plus j'ai pas les bonnes chaussures ni le bermuda rouge ni l'énorme chaine en or autour du cou, et je préfère écouter les cigales en mangeant un pistou au bord des canisses de la plage bien de chez moi) donc le Cap Ferret dans le coin anglicistes, c'est ambiance Barbie en vacances.

Les mochetés, elles s'y croient, elles sont harnachées dans de grandes "robes" informes ("robe" je dirais plutôt "chemise de nuit" « fast fashion », vous savez, le modèle caniche royal - mais là tout le monde comprendra pas -, ces trucs faits dans des rideaux grande taille, mais avec des manches gigot par nécessité car elles ont des bras comme des tonneaux), sur le mannequin c'est une robe dite sirène, mais sur elle c'est une robe baleine.

On dit pas qu'elles sont habillées en blanc, ça fait plouc, on doit dire qu'elles sont en « total look blanc », c'est un "look ultra méga cool", enfin c'est "ultra looké" si tu préfères (même si tu préfères pas, c'est pareil d'ailleurs).

Elles portent des trucs achetés (trois fois le prix) au marché local (on les voit venir, le vendeur change les étiquettes exprès pour elles et c’est vite « sold out »), in-coiffées sous de grands chapeaux de paille "ma chère, ce marché je vais vous raconter la "story" vous allez voir comme c'est "amazing" (mais ne t'attends pas à rire, ça veut pas dire que c'est drôle).
L'autre jour j'ai eu un "buying shopping disorder" j'aurais tout acheté, après j’aurais pu traverser un « catwalk ».

Et j'ai aussi acheté plein d'affaires pour les enfants, il faut que je vous dise : mon avocat a obtenu une pension alimentaire de 30.000 euros par mois pour que je puisse assumer leurs besoins élémentaires, c'était le minimum pour qu'ils gardent une vie décente et qu'on se moque pas d'eux dans la cour de l'école, vous comprenez ils sont trois quand même !

J'ai aussi exigé que "monsieur" (elle a vécu avec lui seulement 20 ans, du coup maintenant elle le vouvoie) s'engage à ne partir en vacances avec eux que dans des 5 étoiles, c'est moi qui garde leurs papiers d'identité je vérifie la réservation avant de les lui donner, et aussi qu'il paye leur permis de conduire et leur première voiture neuve, une mini décapotable toutes options pour chacun des trois (ils sont encore au collège celles là on va les revendre en attendant), la justice m'a donné raison sur tout, il paye même les cadeaux de Noël que je leur offre, du coup les enfants me trouvent si généreuse par rapport à lui. 

On sentait à l'audience que le juge était intelligent, et sur les conseils de mon avocat j'avais tant pleuré, je voyais bien que ça valait le coup de gâcher mon "eyer liner". 

Et pour nous, quand-même, " my dear c'est amusant ce folklore, la bonne a chiffonné ma robe ce matin pour que ça fasse plus décontracté vous en pensez quoi, c'est le style effortless chic non ? ".

Bref pour résumer en une phrase, comme disait un de mes auteurs préférés, les cons se déguisent en imbéciles pour passer inaperçus, 

Et je te donne un détail important si tu veux faire genre : les cheveux sont "salés" (si si, salés), surtout jamais " brushés ", malheureuse pas d’impair le "weet look" ça suffit pas, le résultat ce sont des "beach waves" : concrètement tu prends la salière et tu saupoudres, quand ça fait comme des pellicules plein les cheveux, c'est réussi !

Voilà un petit raccourci du "Ferret", ça fait envie.

On pourrait aussi parler de La Baule, ils disent pas la Boooolaaa comme nous, ils disent la Bole avec un "o" bien rond et le "e" léger, ou de Deauville (ils disent pas Dooooovillaaaa comme nous, je comprends pas ils veulent pas admettre qu’un  mot ça se termine en principe par aaaa) mais on va pas faire le tour de France des lieux qu'ils ont phagocytés, ni d'ailleurs le Tour de France tout court, traverser la France à 65 kilomètres heures de moyenne avec une escalope de veau dans le calbutte pour atténuer les rigueurs de la selle, merci bien à cette allure on a pas le temps de voir le paysage et à l'arrivée l’escalope est jamais cuite comme on l’aime .

Et dire "un nouvel apport de trésorerie", au lieu de "new money" c'est aussi être regardé par les "fans" d'anglicismes comme si on se promenait en plein été à Saint-Tropez (ils disent Saintrop) sans son portefeuille, avec une voiture de base, une carte bleue de base - c'est à dire bleue, ni Gold premium ni black card - dont le plafond n'a pas été augmentée, une valise de base, des habits de base, une gueule de base, à boire une verre de jaja de base et à manger le plat du jour sans le supplément langouste dans un petit resto du coin.

Eux, et surtout elles, Saintrop, tu sens tout de suite qu'elles y sont comme des poissons dans l'eau ... enfin des poissons, des thons.

D'ailleurs on pourrait croire qu'il y a un con-grès de thons, enfin un rassemblement, car congrès ça a un aspect intellectuel qui n'est peut-être pas adapté à la cause. Cette année, en plus, ils ont invité des cachalots pour échanger sur des sujets de première importance.

Tu vois tout de suite qu'elles ont pillé un gisement de botox.

Enfin je dis qu'elles sont botoxées, en fait elles ont pas ratchouné, elles sont refaites de pied en cap, elles se ressemblent toutes, même tronche ovale mêmes bajoues, bref mêmes échecs, le chirurgien leur a appliqué le "package" de rénovation 22bis, mis en point pour les cas désespérés, une "to do list" en plusieurs étapes, car c'est plus favorable fiscalement pour lui (et au début il avait pas l’assurance décennale tous corps d’état). J'entre pas dans le détail des "médical jet system, véla shape et micro needling", on va pas passer un CAP de boucherie.

Le résultat (enfin l'échec) le voilà :

- lèvres nord entre la limace géante et l'escalope, pour te le faire simple imagine deux blancs de poulet fermier superposés -enfin je dirais même deux blancs de dinde, c'est plus dans le contexte - , le truc classieux idéal pour faire la "duck face".

Si tu comprends pas, représente toi deux énormes Knakis Herta le plus bas de gamme possible, du rose le plus insipide qui puisse exister. Juste on va éviter de les tremper dans la moutarde Amora couleur diarrhée de moules faisandées pour éviter que le tableau soit trop scatologique.

- évidement elles ont les pommettes enflées et saillantes, on dirait qu'elles viennent de faire un combat de boxe où elles se sont fait matraquer la tronche, ou alors elles étaient dans une machine à laver pendant l'essorage, il n'y a pas d'autre explication,

- le nez est en démonte pneu (pour être galant disons en pied de marmite) et menton en pied de buffet Louis Chose, vous savez terminé par une petite patte fine et pointue, elles ont toutes le même !

- le visage est figé qu'on croirait qu'elles ont été empaillées par un as de la taxidermie. 

Que si tu (enfin elles) tournes la tête ça arrache les oreilles d'un coup, impossible d'ouvrir complètement la bouche, ce qui est dommage car les lèvres étaient conçues pour sucer un esquimau (je parle de la glace), tu entrouvres la bouche pour lâcher un anglicisme ou deux, ça ferme les yeux tellement c'est tendu, tu fermes la bouche les yeux s'ouvrent ... un peu comme dans les Visiteurs : jour / nuit, jour / nuit, jour / nuit. 

- leur malle arrière est exagérément rebondie - il fut un temps où il fallait avoir un petit cul, maintenant dans ce milieu on se fait injecter de la daube dans les fesses, qui arrivent 30 centimètres après le reste. Pour les « photoshoots » c’est quand même plus élégant, évidemment en se maquillant un peu les fesses (véridique évidemment), le truc à être embauchée comme doublure fesse dans un film d’horreur intitulé « cellulite gélatine et gras de jambon ».

- les seins sont comme des obus, ils les précèdent de 20 centimètres, à tel point qu'à un croisement leurs seins ont déjà tourné qu'elles elles sont encore dans la rue voisine. Comme dit un bipède de télé-réalité, "j'ai fait connaissance avec ses seins d'abord et après sa tête".

On déplorait déjà qu’elles fussent mammifères, et à ce calibre de mamelle c’est de la provocation caractérisée ! Le modèle choisi relève de l’outrance.

Pour parvenir à ce niveau d’enflure mammaire, certains utilisent des prothèses, d'autres le bon vieux procédé de la chambre à air.

Je t'explique le truc, c'est tout simple : prendre une bonne pompe à vélo, attraper l'extrémité du sein qui pend entre les jambes de la bobo angliciste (parfois dans des cas extrêmes elles sont limite de marcher dessus tellement ça descend bas), et y adapter le gonfleur. Gonfler. Le sein se redresse progressivement. A chaque coup de pompe il remonte de quelques centimètres.

Attention une fois que le sein est perpendiculaire au reste de la bobo angliciste et ressemble à une ventouse de chiottes, arrêter de gonfler, sinon les seins continuent à monter et elle se les prend dans le nez (qu'en plus elle vient de refaire). En principe on gonfle les seins à 3 kilogrammes de pression comme les VTT, mais là c'est pas tout terrain, au contraire même. C'est essentiellement à l'horizontale (enfin pour la bobo angliciste, et dans ce cas les seins pointent vers le haut, comme la fusée Arianne avant le décollage). 

Vérifier la pression : si elle baisse mettre une rustine, car ça peut être gênant, surtout si un sein reste bien gonflé et l'autre se remet à pendre. 

Surtout ne pas dépasser 3,2 kilogrammes de pression sinon le sein explose et tu risques de gâcher le plafond que tu viens de repeindre. 

Petit inconvénient : pour les mammographies on est obligé d'utiliser des lessiveuses, et encore en faisant attention, car si la prothèse lâche, tu te prends vite fait cinq kilos de saindoux sur la moquette et tu pourras pas la ravoir.
Et évidemment on leur déconseille de visiter un élevage bovin (a priori elles en sont pas tentées), le mimétisme aidant on risquerait de chercher à les traire, et d'ailleurs elles sont parfaitement conscientes de la ressemblance puisque pour bronzer elles s'enduisent précisément de graisse à traire.

Ceci étant ça reste du toc et je te rappelle par exemple que "allô non mais allô quoi Nabilla", pourtant mammifère elle aussi, ça ne se discute pas vu le volume de ses glandes mammaires, n’a pas assez de lait pour allaiter son fils Milann (véridique évidemment, elle l'a révélé dans l'intimité des réseaux sociaux), ce que le monde et ses alentours ont déploré dès qu’ils ont été informés de cette « News » de première importance.

Et pourtant, ses seins, c'est pas des "buns", "à la base je voulais qu'ils soient plus gros que mon visage, je voulais faire un truc bien quoi, si c'est pour me retrouver avec des Smarties ... mais il y avait pas de prothèses qui existaient, j'ai fait avec ce qu'il avait ! Un vrai effet, pas faire semblant, je ne fais pas les choses à moitié", mais le résultat c'est que ce petit Milann, quand il a vu le volume, il se réjouissait à l'idée d'avoir "open bar" et voilà qu'on lui sert du lait en poudre ! Comme quoi les apparences sont trompeuses. Ceci étant elle avait pas prévu d'avoir des enfants, car " là j'ai déjà du mal à m'occuper de mes cheveux".

- les paupières sont tendues, que ça fait un peu un regard d'épagneul breton mais en moins intelligent que l'épagneul breton, tu sais le regard modèle "ETI", ce qui, comme chacun sait, n'a rien à voir avec le sympathique extraterrestre, mais veut simplement dire "Expression de Totale Inintelligence".

Son chirurgien a voulu garder un aspect canin, avant elle avait les seins comme des oreilles de Cocker, maintenant qu'on les a gonflés à l'hélium, l'épagneul a pris le relais, un vrai chenil ambulant. La prochaine fois on lui limera les dents dans le mode Pittbull, car actuellement elle a les dents en clavier de piano, tu sais la dentition d'âne (elle a déjà refait les oreilles l'année dernière, c'est tout un chantier, et l'orthophoniste l'a rééduquée, elle dit plus "hihan" tous les deux mots, même si les gênes prennent parfois le dessus, d’ailleurs dans les jeux de rôle sado maso hard on peut la monter à cru, la fouetter et même lui mettre un bât comme pour n’importe quel âne). 

- évidemment elles sont bronzées en orange, je suis certain que tu vois le truc, un peu comme s'il restait de la peinture des premiers TGV et qu'on la leur avait appliquée au pistolet à grandes couches, ça préserve de la rouille faute de préserver de la chtouille - ce qui en l'espèce serait plus utile -. Pour celles qui sont en retard sur le planning de reconstruction du maître d’œuvre et n'ont pas encore refait les seins, ne pas oublier de soulever les oreilles de Cocker atteint d’une double otite chronique qui en tiennent lieu, pour peindre dessous, sinon elles ont de grandes marques blanches jusqu'aux genoux. C'est pas difficile, c'est comme quand tu suspends une paire de chaussettes, tu poses un sein par-dessus chaque épaule le temps de peindre le ventre et les cuisses (beurk) et évidemment la partie "tombante" des seins recto et verso (c'est ce qui prend le plus de peinture vu la longueur, surtout que c'est fripé, ça double la surface), tu laisses sécher, et tu peux faire retomber les seins (retenir la chute, sinon ça fait des bleus au genoux, et bleu sur orange ça fait un peu drapeau).

Si elles travaillaient (Travailler, quelle humiliation, vous n’y pensez pas, on est pas des "working ladies", on s’abimerait les ongles et il paraît que c’est fatiguant c’est pas pour nous, et quand on trouverait le temps d'aller chez le coiffeur ? et en plus ça jetterait la honte sur nos maris, on pourrait croire qu'on en a besoin financièrement) mais bon si elles travaillaient, avec cette couleur fluo, on pourrait les affecter aux patrouilles de travaux sur les autoroutes.

Le tout a pour conséquence que si tu fais un bilan cartographique de la personne du sexe (expression empruntée à mon auteur préféré), en vision aérienne, tu vois le haut du crane, les lèvres dépassent devant, et surplombent les seins, qui cachent les pieds. A l'arrière deux montgolfières font office de fesses. En vision de profil ça fait un zigzag. Pour te donner une image parlante, on dirait une contrebasse surmontée de deux énormes ballons rond, puis de deux belles limaces en guise de bouche à l'étage au dessus et d'un très éventuel pois chiche - il sait pas s'il reste - à l'étage supérieur.

Que je veux pas être grivois, c'est pas du tout du tout mon genre, mais on se demande comment elles peuvent utiliser des toilettes normales : déjà avec les seins pour arriver à fermer la porte il faut se contorsionner, ou alors on fait le choix de la sagesse : ne pas fermer la porte et les seins restent dehors. Mais dans tous les cas, une fois assises (enfin je mets le pluriel mais elles risquent pas de rentrer à plusieurs) le cul farci à la daube provençale les pousse tellement en avant que nécessairement elles arrivent pas à pisser dans la cuvette, obligatoirement elles se pissent dans les chaussures. 

Evidemment elles se croient au festival de Cannes - dont je te précise qu’il a lieu à Cannes, une actrice célèbre ayant demandé où se passait cette année le Festival de Cannes - et elles se prennent pour des starlettes.

Elles se pensent irrésistibles et pleines d'esprit, mais "LOL", double erreur, c'est bien connu, la cervelle ne va ni avec la morue ni avec le boudin, c'est ici l'illustration d'un point commun entre la gastronomie et l'anatomie.

Ceci dit, on se bouscule pas comme sur le tapis rouge (on doit dire le « red carpet ») quand il y a les inévitables « accidents de robe » (on dit "wardrobe malfunction reveals a bit too much" mais pas forcément un petit "bit"), subis ou organisés qui constituent le principal attrait du festival, ou une future ex actrice qui se viande en se prenant les pieds dans la moquette, dévale l'escalier qu'elle a péniblement escaladé avec des chaussures improbables, que tu risques pas de faire l'Everest avec ces trucs, mais elle aurait mieux fait de s'encorder et de prendre un piolet, et se retrouve le cul à l'air (elle l'avait prévu elle a pas de culotte, elle fait pas dans la dentelle).

Pourtant avec le numérique c’est facile de les prendre en photos pour faire croire et d’effacer en douce, le genre "ma chère Priscillia vous êtes tellement originale je peux pas m’empêcher de vous faire un "schooting" et l’autre nouille elle se sent plus.

Pricillia, elle oublie un peu vite que dans leur langage «originale» ça veut dire différente, donc ridicule et qu'en fait l'autre l'insulte.

En tout cas, il suffirait à l’autre garcerie de faire quelques photos pour flatter Pricillia, puis tout effacer de son téléphone ni vu ni connu.

Ou même elle pourrait garder les deux photos les pires pour se foutre de la gueule de « ma chère ».
Ça égayerait sa prochaine réunion «Tupperware » où on s’emmerde à plein régime, les «Tupperware  » quand tu as toutes les tailles en double tu t’en balec, et d’ailleurs pour donner de l’attrait désormais on offre des « sex toys » pour l’achat de deux boîtes.

Mais bon, donc on est pas à Cannes et on a pas les photos méritées et espérées, et d’ailleurs le téléphone du sujet a refusé le « selfi » au motif qu’il y avait des limites à ne pas dépasser et qu’il avait sa dignité.

Juste "ma chère" elle a croisé dans la rue quelqu'un qui sortait de la charcuterie, qui l'a longuement regardé et a fait demi tour en disant "ah oui j'ai oublié le jambon". Sinon personne admire cet encastre.

Pourtant ça vaut le coup d'oeil : nos "héros", elles portent des robes qui sont en elles-mêmes des accidents, «transparentes et ajourées» (véridique), tellement transparentes et ajourées, bref tellement "croopées" qu'il en reste pas gran-cau, on se demande ce qu’il reste pour qu'on dise quand même robe, le modèle s’appelle « pénurie mondiale de tissu la surface totale est limitée à un assemblage de (quelques) confettis, eux-mêmes ajourés c'est vous dire», ce qui est également le descriptif.

On parle parfois de "slip dress", c'est à dire le "look sleepwear des plus trendy", pour te le faire bref, c'est je cite "un fond de robe ou une nuisette, à glisser sous une tenue", mais qui en fait se porte sans rien dessus, juste des "bretelles spaguettis", mais qui se mangent pas, "ça va de la bralette" (pas d'esprit mal tourné, s'il te plait) au "body tendance minimaliste" qui donne "l'effet saut du lit" (je dirais plutôt l'effet je me précipite au lit

Du coup, c'est, je cite, "aérien surtout qu'il n'est pas rare de la trouver en version mini".  Même très très aérien, surtout de l'air. A porter avec des "naked sandales" (je sais pas ce que c'est).

Le grand principe de cette robe c'est la ceinture : de part et d'autre de la ceinture, c'est le vide sidéral.

La robe est ouverte "jusqu'à la ceinture" (sic), mais attention il ne faut pas se méprendre : ça pourrait vouloir dire qu'elle est fendue sur le côté de la jambe par exemple ou dans le dos jusqu'à la raie - on a déjà vu, c'est trop "destroy", c'est d'un banal de montrer sa raie culière ! - non non là ça veut dire que c'est ouvert en haut, en bas, devant et derrière. Juste quelques bandelettes de paillettes qui flottent de part et d'autre de la ceinture pour "égayer".

Bref la robe rend toute pudeur impossible, mais c'est pas grave puisque précisément le postulat de base c'est qu'on en a pas (ni de pudeur ni en fait de robe). Certains évoquent la procédure de "discovery" ce qui, je te le rappelle, ne veut pas dire qu'elle part en fusée avec son ex-future robe, non c'est juste qu'elle dévoile tout, y compris ce qui lui est défavorable, c'est ça la procédure de "discovery".

En l'espèce effectivement ces robes «transparentes et ajourées» c'est extrêmement défavorable à ces laiderons, ça dévoile leur pénible anatomie de catastrophe aérienne, ce qui est particulièrement fâcheux.

Ceci dit la presse, dans un élan d’idolâtrie pour ce qui ressemble de près ou de loin à de la merde (comme disait un de mes auteurs préférés) a remarqué ces jours-ci :

- D'une part un nouveau modèle prometteur dénommé "micro-robe transparente sans culotte" (véridique évidemment) assez classieux, il y a longtemps qu'on parle plus de mini-jupe, on parle de micro-jupe ce qui est quasiment virtuel, comme dirait Coluche on croirait qu’elles ont plein air. Une créature de télé-réalité parle de "robe ras la salle de jeu", ce qui est assez bien vu.

Boudi, ces "micro-robes", pour te le situer, bé c'est un peu comme une (fine) guirlande de Noël sur une barrique mais je trouve pas que ça fasse festif, ou alors ambiance de fêtes au rayon charcuterie d'un supermarché très très bas de gamme : le tout (enfin le si peu) dévoilant en effet - et même mettant en exergue faute de mettre en valeur - un accordéon de bourrelets, une absence de culotte mais sur une moule équivalente à une motte de beurre de 3 kg, des fesses tristes (les fesses tristes, je trouve que c'est très parlant, c'est un état d'esprit), un cul comme le capot arrière d'un camion de poubellaïre et laissant échapper un sein mais gélatineux, blafard et tombant comme une chaussette vide (je n'ose pas dire rapetassée pour ne pas être taxée de mauvaise foi).

Et encore je te parle d'accordéon de bourrelets, c'est exactement ça, le truc qui fonctionne comme la mécanique ondulatoire, pour rester scientifique, un bourrelet bouge, le mouvement se répercute sur les autres par un phénomène physique d'interférence flasque et ça tremblote pendant quelques instants, un peu comme la gelée à la menthe que les "gastronomes Anglais" (les deux mots sont rigoureusement incompatibles, c'est ce qu'on appelle un excès de langage, ce qui ne me ressemble pas), bref "eux", utilisent comme lavement. Ceci dit, il y a aussi de vraies robes, même avec capuche, que tu peux t'attendre que ce soit couvrant , avec la capuche non ? Hé ben non, ne le crois pas, déjà la robe elle est "braless", ce qui veut dire qu'elle "laisse volontiers échapper un sein" (ou peut-être deux, car il y en a deux), et "elle dévoile la culotte avec glam" (pas le soutif, il y en a pas, ça ferait pas joli). Bref (très bref même) l'essentiel de la robe c'est la capuche, que franchement à quoi ça sert de mettre une capuche si c'est pour se geler les seins.

- D'autre part la presse d'esbaudit et relève combien certaines sont "magnifiquement vêtues d'un soutien-gorge et d'un pantalon transparents" (avec un "s" à "transparent", c'est les deux, le pantalon et le soutien-gorge) ce qui est évidemment véridique, et, comme dit la presse "n'ont pas froid aux yeux ne partout ailleurs", d'autant plus que c'est un "décoleté inversé", je préfère te le dire.

Je te précise même si ça n'a rien à voir qu'elles "doivent faire un shampoing violet pour garder leur couleur" (toujours véridique)

L’article ne précise pas pour garder quelle couleur, ce qui est assez inquiétant et d'ailleurs inquiète une grande partie de la population, vous pensez le désastre si faute de shampoing violet elle perdait ladite couleur.

Pour ne pas alourdir le débat déjà dense, je te parle pas des mini mini mini "Croc top" (parfois on dit "cropped top" dans le cas où je cite "ça souligne habilement les formes", ce qui en l'espèce est assez malheureux vu ce qu'il y a à souligner, mais je te rassure le "croc top" ça souligne déjà, c'est pas une soutane) le tout très "Good vibes" ni des "hoodie oversize"

Et surtout, le plus important de la "story telling", à encadrer si tu veux un résumé, l’article ajoute que ces tenues c’est, je cite «à la limite du vulgaire», ou "flirtent avec la vulgarité", ce qui amène une question : « monsieur le journaliste s’il vous plaît aidez-moi » (on dirait le célèbre discours de De Gaulle « Françaises Français aidez-moi » mais à la réflexion ça risque pas, elles savent pas qui est De Gaule) donc elles implorent, « aidez-moi, je fais tout ce que je peux pour être vulgaire, tout le monde dit que j’ai des prédispositions depuis toute petite, et je suis désespérée j’y arrive pas, je suis dévastée de chagrin, dites-moi, il faut faire quoi pour être enfin au-delà de la limite du vulgaire ? Ça a l’air tellement difficile ! Un vrai « challenge» !

Après je suis mauvaise langue, et pourtant c'est pas mon genre, il y en a qui renoncent au « total look cuir » pour mettre "en drapé" des sacs poubelle, des serpillères anoblies d’incrustations de paillasson ou des couvertures de survie et qui sont très élégantes !

Et on a peut-être échappé au pire, puisque pour la saison prochaine, le must qui est annoncé ce sont des robes en métal avec des tutus (véridique) en alternative au look « maxi meringue » enroulée de chutes de papier toilette (sic) avec maxi traine façon gratin de pâtes au cheddar (sic) ou parfois façon "hommage à la salade" c'est à dire un gros tas vert. Le truc que tu passes proximité de gens affamés ils déballent la nappe et les couverts et tu finis à poil (si tu en as).

Et comme nous sommes quand même dans une étude scientifique, il faut pas l'oublier, on peut faire un petit rappel à la loi : en 1800 la loi, ou plus exactement une ordonnance du 7 novembre 1800 c'est à dire 16 brumaire an IX, (ce qui ne se dit pas "grand i grand X" mais neuf) dont le titre était « Ordonnance concernant le travestissement des femmes » interdisait aux femmes de porter le pantalon, sauf "sur autorisation préalable de la Préfecture de Police" , habilitée à délivrer des "permissions de travestissement" motivéespuis entre 1892 et 1909 un assouplissement a été admis "si la femme tient à la main un guidon de bicyclette ou les rênes d'un cheval", ce qui obligeait les femmes à se déplacer avec un guidon de vélo sous le bras (le reste du vélo n'était pas utile).

Dans les années 1970, des femmes députés, et en pantalon (ce n'est pas incompatible) mais qui n'avaient pas de guidon (!), avaient été contraintes de dire à l'huissier de l'Assemblée Nationale qui leur en refusait l'accès au visa de ce texte "Qu’à cela ne tienne. Je vais l’enlever et vous allez me le tenir. J’ai une jolie culotte et, ça tombe bien, je me suis épilée ce matin"  

Cette loi n'a été abrogée qu'en 2013 même si on s'en tapait depuis longtemps, mais on doit dire que cette abrogation a été mal comprise, comme c'est souvent le cas avec la loi, certaines ont en effet cru qu'elles pouvaient enlever le pantalon sans rien mettre à la place.

Ce phénomène est la suite d’une incontestable « shrinkflation » de la taille de la culotte au fil (c’ est le cas de le dire ça finit en ficelle à rôti) au fil du temps.

En tous les cas, je te le dis, exit le célèbre "avant on écartait la culotte pour voir les fesses, maintenant on écarte les fesses pour voir la culotte", fini, rideau, rien à voir en tout cas à ce sujet, dans ce monde la culotte se porte désormais plus volontiers dans le sac que sous la robe, et je te déconseille d’investir dans la petite dentelle ou alors deux solutions :

- fabriquer des napperons pour les tables de nuit de nos grand-mères,

- ou lancer la mode de la "culotte-sac", mais vu la taille de la culotte tu peux juste y glisser un tube de rouge à lèvres, lequel, comme le disait l’irremplaçable Reiser à juste titre, peut aussi servir de rouge à cul si l’intéressée veux faire un assortiment.

Bref la culotte est en péril malgré tous les efforts déployés par Nabilla pour sa promotion.

Je t'explique si tu suis pas le  "moove" : Nabilla, qu’on surnomme la reine des shampoings grâce (je dirais plutôt à cause) à la pensée profonde qui l'a rendue célèbre dans le monde entier "Allô ? Non mais allô ? T’es une fille t’as pas de shampoing ? Je sais pas, vous me recevez ? C’est comme si je disais t’es une fille mais t’as pas de cheveux”, attestant qu'il n'est pas nécessaire de démontrer que E = MC2 pour devenir riche et admirée en quelques mots bien sentis, donc Nabilla, authentique "it girl", est influenceuse.

Ne rigole pas, c'est un métier, le principe de base c'est que chaque "tik tok" te rapporte quelques milliers d'euros, et que tu habites à Dubai pour pas payer d'impôts, ce qui présente l'inconvénient de t'obliger à ne pas sortir en string et soutien-gorge dans la rue comme tu le faisais en France, mais je te rassures tu peux te rattraper partout ailleurs.  

Il y en a une qui a dit qu’elle avait perdu du poids en mangeant des légumes et des fruits et en levant le pied sur le pinard, bref grande invention et elle a ajouté «sans diététicienne », mon pauvre le lendemain tous les rendez vous chez les diététiciennes étaient annulés. Elle a été menacée de mort et la fédération nationale des diététiciennes l’a traînée en justice (en vain d’ailleurs) pour qu’elle revienne sur ses déclarations et qu’elle dise qu’elle s’était trompée (véridique) et que sans diététicienne elle serait je dis pas grosse, juste pas sac d’os comme elle l’est enfin, ça donne une idée du monde dans lequel on vit, le niveau de connerie est élevé.

Et pour Nabilla c’est un métier qui marche !
Si elle change de vernis à ongles, elle le publie sur un "réel" et des milliers de personnes se précipitent pour acheter le même au "dark store" le plus performant, histoire de ne pas attendre plus de 5 minutes.

Un autre truc qui a été fulgurant, ce sont les gants de bain : toi tu te baignes en maillot, elle, elle met des gants, assortis au maillot. C'est pratique, ça monte presque jusqu'au épaules. Bref tu as un maillot qui fait quelques millimètres carrés mais des gants qui couvrent tout le bras. Logique implacable.

Du coup les "Skims Gloves sont déjà sold-out", un vrai succès, il y a une liste d'attente longue comme ta jambe, c'est tellement pratique pour nager.

Nabilla, elle a montré son ventre à Cannes et 50 millions, oui 50 millions, on ne sait pas comment c'est possible ! de "personnes" ont "liké", pour te dire, c'est un phénomène mondial, fort rassurant sur la santé mentale de l'Homo Sapiens, qui, contre le sens de l'histoire, redevient Erectus comme n'importe quel goret (on reste dans le thème).

Et je te laisse imaginer quand elle montre ses seins ou son derrière !

Ou les deux, mais c'est souvent l'un ou l'autre, comme disent les journalistes "quand elle cache ses seins c'est pour mieux montrer ses fesses", c'est un principe de vases communicants, bref c'est scientifique.

C'est même mathématique : avec ces micro robes, tu tires vers le bas tu as les seins qui sortent, et tu tires vers le haut ça remonte sur les fesses, la surface est limitée, c'est pas "oversize".

Et vous allez pas me croire, mais un chirurgien avait mis sur son site un film de quelques secondes pour montrer comment on pouvait arrondir les fesses avec des injections de graisse (on appelle ça "Brazilian Butt Lift"), le film était évidemment totalement anonymisé, on voit juste un morceau du cul à arrondir, et pourtant le monde entier (c'est véridique), oui le monde entier a reconnu les fesses de Nabilla tellement on est habitué à le connaître et le reconnaître.

Elle n'en disconvient pas, et franchement vous êtes tous injustes de la critiquer, moi je la trouve super de spontanéité et de franchise, si on lui demande sa plus grande qualité elle répond du tac au tac "mon cul", c'est clair, net, précis et sans appel. Et sans doute pas faux en plus.

Quiconque est incapable de citer le nom de plus de trois ministres en exercice, du Président de l'Assemblée Nationale ou de deux grands auteurs de la littérature connait Nabilla, et crois-moi elle en tire les profits.

Ça aussi elle n’en disconvient pas, et d’ailleurs avec toujours cette lucidité qu’on doit louer elle déplore que le Président de la République ne soit pas plus populaire et lui suggère de faire non mais allô quoi une « sex-tape », pas pour être aussi connu qu’elle il faut pas rêver mais au moins pour que les gens sachent de qui on parle. Et qu’on le regrette ou pas le fait est que c’est manifestement plus porteur que de beaux discours, c’est tellement évident qu’on comprend pas que les agences de communication l’aient pas encore suggéré dans les campagnes électorales.

Ceci dit, c'est plus la même, Nabilla, elle dit volontiers "à la base j'étais bête" mais c'est complètement révolu, et depuis la phrase culte, elle a, dit-elle, "amurie" mais à la réflexion elle n'est pas totalement certaine que le mot existe, en tout cas elle a "acquéri" (mais oui comme je te le dis, ces verbes du troisième groupe, c'est un casse-tête) "acquéri" de la culture, mais à mon avis juste le pack de base, genre assimil très très jeune junior, tu sais la collection bibliothèque rose, le tome dont le titre est "Barbie va chez le coiffeur et parfois même au coiffeur",  elle a pas investi dans le pack prémium, et cette "acquérition" ou "acquérissage" on sait pas trop comment dire, ça lui a heureusement couté moins cher que sa séance quotidienne chez sa manucure pour refaire son vernis à ongle.

Ce qui n'empêche pas que parfois elle s’énerve « à s’en arracher les extensions »

Bref Nabilla, c’est pas n’importe qui, à l'occasion de "chit chat make up" elle émet des phrases philosophiques (mais philosophie selon elle ça commence par un "f", et elle précise que si elle devait se poser des questions sur l'orthographe des mots, enfin bref les lettres - il y a en a plein dans l'alphabet - elle "perdrait sa spontanéïté", on va pas courir ce risque) donc elle émet des phrases genre « il ne faut pas confondre culture et intelligence », ce pour quoi elle est hautement qualifiée !

Cette réflexion a été le fruit d'un effort intense et elle a déclaré "A force de réfléchir, je crois que je me suis fait un bleu. C'est mon cerveau qui a brûlé", comme quoi ceux qui en doutaient sauront qu'elle en a un, avant d'ajouter qu'en raison de l'effort elle avait failli faire, je cite, un "infractus" (mais pas un cactus), on ne sait pas si c'est de l'orteil ou du myocarde, mais il y a plus de chance pour que ce soit d'un orteil, pour deux raisons : on doute qu'elle sache ce qu'est le myocarde (même si elle en a certainement un), et s'étant cassé un ongle par la même occasion elle a crié de douleur « je suis au bout de ma vie » qu'elle allait "mourir du doigt" avant de se raviser et de préciser qu'il lui en restait ... "presque huit" !

Mais pour faire taire les esprit critiques, il faut relever qu'elle a fait des progrès, on est plus à l'époque où "Charlemagne, Charles de Gaulle, tous les Charles, ça ne m'intéressait pas", non "j'ai appris à parler, à m'exprimer, maintenant je sais tenir une conversation avec des mots", et de nombreuses déclarations qui feraient pâlir de jalousie bien des "intellectuels", genre "la guerre mondiale de 78", "je connais Jean Valjean mais je ne sais pas qui c'est" "Pékin c'est au Japon" (mais il y a débat Brithney Spears est persuadée que le Japon c'est en Afrique), la "Quatar c'est avec un K"  (finalement comme Carotte qui est aussi avec un "k"), comme quoi la géographie c'est un problème, ou "la Joconde a été peinte par Picasso" , (mais il y a débat sur la question, d'autres pensent que c'est Christophe Willem qui l'a peinte, en tout cas certains ajoutent que "le peintre ça se voit que c'est pas Mozart" et une autre précise que c'est pas elle qui l'a peint, elle est pas "une peinteuse professionnelle, à part peindre mes ongles je sais pas peindre grand chose").

Et, selon Nabilla, "tant va la cruche à l'eau qu'à la fin ... elle tombe à l'eau" mais comme la cruche n'avait pas de culotte et portait une robe infime, on a évité que ce soit trop compliqué à sécher.

Mais il faut pas être mauvaise langue, il y a même quelqu'un qui a déclaré sur Facebook l'avoir vu qui "regardait" un livre dans une boutique d'aéroport, mais il n'a pas précisé si elle l'avait acheté. Ce qu'on sait c'est que lors d'une "interview" elle a confondu "libraire" et "auteur" et on peut donc douter que ce soit allé trop loin dans le domaine de la littérature, avant qu'elle se mette à "écrire" (les guillemets s’imposent) son autobiographie, pour laquelle elle a pris son temps, je cite "à l'image de Rousseau" (mais elle ne sait pas ce que ça veut dire, pas plus d’ailleurs que autobiographie, pour te dire combien elle a pris son temps).

Cette biographie, c’est pas juste qu’elle « vlogue sa life »à sa « fan base », c’est un ouvrage destiné à passer à la postérité, et d'ailleurs il y a eu une émeute à sa séance de "dédicace", et ne te méprends pas, c'est pas que les gens se précipitaient pour partir comme le ferait n'importe qui de censé, non au contraire, c'est des gens qui voulaient voir Nabilla.

Une émeute comme n'importe quel philosophe rêve d'en connaître une fois dans sa vie, et je te précise qu'elle signe de sa main pour te dispenser de tes insinuations foireuses comme quoi elle connaitrait pas l'orthographe de son nom.

D'ailleurs on ne sait si elle a lu son propre livre en entier, il y a quand même beaucoup de lettres, mais elle a essayé, son éditeur lui en a donné des exemplaires pour qu'elle le découvre avant les autres lecteurs, et du coup elle dit « J’ai quelques lacunes en orthographe, surtout en français. Mais depuis que j’ai sorti un livre et que mon éditeur m’a donné des livres, ça devrait aller mieux »

Ce livre, c'est le truc que tu dois avoir dans ta bibliothèque entre Beaudelaire et Verlaine (on va classer dans l'ordre alphabétique) , même si la Pléiade l’a pas encore édité en version reliée cuir pleine fleur, ça raconte notamment comment Nabilla a été élue Miss Salon de l’Auto, à l'époque où elle était parait-il "étudiante en langue" (inutile de faire des insinuations salaces) sans qu'on sache quelle langue (inutile de recommencer à ironiser) elle "étudiait" (guillemets) puisqu'à l'évidence ce n'était pas le français, ou alors elle a arrêté prématurément lesdites études dès l'inscription, ni même d'ailleurs sans qu'on sache ce qu'il faut comprendre par "étudiante en langue" (mais une bonne fois pour toutes arrête de rigoler).

Pour les besoins de l'élection, elle s'est roulée langoureusement sur un capot de voiture avec des poses suggestives (on lui fait confiance, par la même occasion ça a lustré la carrosserie), mais en fait elle a pas eu besoin de se forcer, c'est naturel, elle était sobrement (même très très sobrement, c’est un « giga atout ») vêtue d'une robe pour rire, juste histoire de dire qu'on a quelque chose (les journalistes appellent ça une robe « les fesses apparentes ») ce qui n’a pas empêché son père, dès le lendemain, de lui balancer la soupière à la tronche car elle faisait, je cite « sloouuuupppeuuu » en lapant sa soupe avec vulgarité (on lui fait aussi confiance), que du coup elle a eu des vermicelles plein le soutien gorge qu’elle avait eu l’idée saugrenue et inhabituelle d’enfiler, lequel avait peu de place libre, bourré comme il était (je parle du soutien gorge, j'ai pas dit qu'elle se faisait bourrer sur le capot de la voiture).

Et il y deux trucs qu'elle déplore dans sa biographie :

- Premier truc qu'elle déplore "le cochon est malheureusement très fréquent" ce qui est pile dans le thème, et elle a pas tord mais on comprend pas qu'elle le déplore alors que quand elle va en vacances aux Bahamas elle n'a de cesse de photographier ses baignades avec ses amis les cochons nageurs des îles Exumas (mais stop aucune plaisanterie s’il te plaît pour dire qu’on ne la distingue pas des autres c’est faux et mesquin) en tout cas elle est proche d’eux à tel point qu'elle pourrait monter une agence de voyage cochonesque, ou alors j'ai rien compris elle parle de cochon au figuré, mais a priori le figuré c'est pas trop le genre.

D’ailleurs en parlant de figuré, Nabila, elle peut être fière de faire des émules, et par exemple une vache mayennaise également dénommée Nabilla en son honneur (et pas par ressemblance, je préfère une fois de plus stopper immédiatement tes plaisanteries, il va falloir arrêter je te le dis calmement), donc elle peut être fière qu’une vache Nabilla soit l'une des stars du Salon de l'Agriculture 2022 (véridique évidemment). 

Elles ne sont à priori pas de la même famille, et d’ailleurs on les différencie facilement, pas vraiment à la taille des pis mais la vraie vache est blonde alors que la vraie Nabilla est brune, mais le fait est que le prénom est porteur, la vraie vache Nabilla est certaine d’être primée presque autant que l’autre (l'autre Nabilla, entre les vaches et les Nabilla on ne s'y retrouve plus).

- Et second truc qu'elle déplore dans son autobiographie, Nabilla c'est que c'était mal vu quand elle se maquillait pour aller au centre aéré.

Pour éviter toute confusion je précise que je parle de la «vraie » Nabilla, pas de la vraie vache, et d'ailleurs je précise, encore pour éviter toute confusion, que si elles vont toutes deux dans des salons :

- la vraie vache préfère le salon de l’agriculture au salon de l’auto qu’elle trouve vulgaire, sauf évidemment si on a la chance de croiser des rappeurs qui commandent massivement des Lamborghini ou des joueurs de foot qui gagnent 100.000 € par mois d'argent de poche, hors frais de voiture et de maison, et qui de ce fait achètent des Porshe en série (il ont le temps de choisir, ils ont un peu mal à l'ongle de l'auriculaire et ça fait 6 mois qu'ils jouent pas), cas dans lesquels ça devient classe,

- la vraie vache n'allait pas au centre aéré quand elle était petite, et n'a pas encore fini d'écrire son autobiographie, elle prend son temps "à l'image de Rousseau".

Bref on ignore si celle de la vache sera du même niveau, mais ce qu'on sait c'est que l'autobiographie de Nabilla (la vraie Nabilla) c'est un récit de première importance culturelle, littéraire, historique et sociologique, dans un style épuré (très épuré même, c’est quasiment phonétique, si tu connais pas le «hashtag» tu peux pas lire).

Nabilla elle a passé des tests avec succès, elle connait le début des titres connus, par exemple "les Fleurs du ... Niagara" de Charles Baudelaire, "Le Barbier de ... Barbès", "La gloire ... ou la mort" de Marcel Pagnol, et quand le juge lui a dit qu'elle allait être incarcérée à Versailles, elle a demandé « Au château de Versailles ? » ... pour te dire.

D'ailleurs quand le juge lui a dit qu'elle ne pourrait pas quitter la France le temps du procès, elle a répondu qu'elle irait juste en Suisse, sachant que "la Suisse fait partie de la France quand même",

Mais ce n'est pas grave, car elle « ne croit pas » que l’on puisse être à la fois belle et intelligente. « Quand on est belle, on reste trop concentrée sur ses produits, ses extensions, ses ongles pour avoir le temps de penser à autre chose. C'est le privilège des moches, elles n'ont que ça à faire ».

Bref il faut choisir, et les moches diront merci à Nabilla, car a priori elle semble avoir tendance à penser qu'elle, elle est dans le clan des "belles", on outre elle est "naturoool", c'est ses origines "afwicaines" qui font la différence, ça facilite la pratique du ski, pour laquelle elle a eu des "étoiles filantes" et le port des tongs pour lesquels elle "n'arrive pas à faire les lacets".

Pour le surplus elle est tout dans la simplicité, "je cuisine pas car je suis riche" et "Je n'ai pas le temps de prendre des cours pour faire à manger ! Le jour où j'en aurais besoin, je le ferai. J'ai trois chefs, ma famille mange super bien et je mange bien, je mange healthy !" et quand elle voyage elle se déplace juste avec ses deux coiffeuses personnelles, son styliste et deux nounous (pas pour elle pour ses enfants).

Et en matière de culotte, car il faut revenir au sujet, Nabilla, elle en connaît un brin, mais étroit, enfin "healthy" aussi, mais elle en fait l'éloge de la culotte.

Elle a même déclaré "mon téléphone c'est comme mon string je l'ai toujours sur moi" mais sans préciser où elle l'a (je parle du string, le téléphone à ce stade on s’en fout) comme quoi les apparences sont trompeuses car parfois on doute qu'elle en ait un (de string) même ficelle, mais, dit-elle "c'est mon intimité" (laquelle "intimité" est exhibée en gros plan à la télévision, c'était pourtant pas une émission gynécologique, en l'espèce en présence de sa mère et de sa grand-mère, heureuse dynastie dont les membres rivalisent de distinction avec la regrettée Reine d'Angleterre).

Bon en tout cas, les autres, là, harnachées d’une manière ou d’une autre, dès qu'elles sont levées après "l'after", le "timing" infernal de la journée recommence. A force elles sont épuisées, c’est le bagne.

Elles baillent tellement fort que pour celles qui en ont, on voit leur slip au fond de leur gorge. Mais il faut tenir coûte que coûte toutes les vacances (et quoi qu’il en coûte évidemment).

Ce conglomérat rejoint d'autres bans, également de thons, notamment les couples Malom et Alisson, et Antony et Sherley, à la paillote la plus chère du coin, qui je te rassure a été "reliftée" dans les mêmes proportions que ses clientes, et a donc été totalement refaite.
On a fait appel au meilleur (enfin au plus cher) "motion désigner", un type qui était avant proctologue, donc il s'y connait.

Le chef compense sa nullité par de grandes déclarations « Notre mission à nous (on suppose que « nous » c’est lui, il parle comme comme Louis Ixe Vé i) : porter la gastronomie française haut et fort dans le monde entier"

"Et si je veux me servir de ma notoriété, c’est pour participer au rayonnement de Saint Trop » Bref pas prétentieux le type.

Le resto c’est, par voie de conséquence le truc où sur Tripadvisor tu as comme avis "fuyez à toutes jambes" et "à recommander mais surtout pas pour la nourriture et le service", et pour conclure "la blonde à la caisse devrait être virée, peut-être a-t-elle les dents pourries pour ne décrocher jamais un sourire" (véridique évidemment, si tu y vas, ce que je te déconseille, tu la reconnaitra tout de suite) bref que du bonheur en perspective. Il y a juste un petit avis sympa pour les liquidateurs "Sans le cadre le dépôt de bilan serait proche".

Elles, ces tartes, elles s'en tapent de la qualité, ce qui compte c'est que ce soit cher, très cher, elles font le max pour se faire remarquer.

Et pour être cher on est pas déçu, je te le dis.

Par exemple le steak le plus banal est trempé dans un bain d'or 24 carats pendant la cuisson (ça se mange pas, ça donne mauvais gout, c'est juste de la déco, tu peux même pas l'emporter), du coup il coute 1.200 € (véridique).

Mais le chef est réputé pour "sa manière de saupoudrer le sel" (sic), il faut le relever.

Le chef, quand il sale la viande, on dirait le marchand de sable, mais version travaux publics, avec une pelle de chantier il puise dans un gros tas de sel, un peu comme le cantonnier d’un village de haute montagne qui veut saler la route sur les plaques de verglas, et il te balance une pelleté de sel sur le steak, mais avec un geste très particulier : il bat d'un bras un peu comme un cormoran qui tente de s'envoler, le sel rebondit sur son coude avant de tomber sur le steak, c'est très artistique.  

Bien heureux si tu en prends pas plein les yeux, que le sel dans les yeux je te le recommande.

Et après, le chef met des lunettes de soleil opaques, des gants en plastique, et plante de loin un couteau dans la viande comme quand tu joues aux fléchettes. Je te conseille de te garer, car franchement, ce chef il est bizarre. L'homme descend peut-être du singe (ce qui est d'ailleurs heureusement faux pour le singe), mais le chef lui il est descendu plus vite que les autres.

Ensuite le chef découpe la viande dorée en faisant des mouvements de jambe réguliers pour rester accroupi et être au niveau de la table en souplesse, bref du grand art. Et il est vraiment content de lui. 

Après ce cérémonial, tu peux jeter le steak, c'est immangeable, du coup ça n'a aucune importance que ce soit de la viande le plus bas de gamme possible, de toute façon jamais personne n'a pu la manger, sauf une seule fois un type a mangé le steak, le sel et l'or avec, mais il avait une excuse c'était un joueur de football.

Tu peux faire une photo du chef, il attend que ça, c'est pour ça qu'il met des lunettes de soleil.

Mais elles, les gourdes, elles avaient déjà les cheveux salés, alors pourquoi pas le steak, je te le demande.

Les autres, là, en plus (enfin "en plus" ça part du postulat qu'on ajoute à quelque chose ce qui n'est pas exactement le cas) disons quand même "en plus" de la "robe" (le guillemet c'est pratique) déjà décrite, elles portent des chaussures spéciales pour la plage (on doit dire des "creeper" sinon on est socialement mort), espèce de plateformes de 22 centimètres de haut, trucs de "teufeurs", généralement en vernis rose, de sorte qu'il leur est rigoureusement impossible de marcher normalement, elles auraient des palmes de plongée sur des échasses ça serait plus pratique. Le seul truc avec ces chaussures c'est que si tu es perdu dans le désert tu as assez de bois pour faire du feu toute la nuit, mais en l'espèce ce n'est pas un avantage décisif. Mais pour elles l'avantage majeur c'est qu'on peut monter danser sur la table de la paillote en marchant avec distinction dans les plateaux de langouste (sur la carte ça s'appelle des buissons de langouste) - si possible de la table voisine - sans se niquer la plante des pieds.

Et les conversations sont du "high level", un de mes auteurs favoris dirait incontinence verbale "et que ma chère, vous avez vu ici la "food" est "frenchy", c'est "fun" non ? je sais pas si vous avez gouté le caviar, hier on en a pris un saladier avec un magnum de champagne rosé millésimé - Bryan-Brandon a choisi le plus cher évidemment il y avait plein de zéros sur le prix, mais je vous rassure, avec un nombre devant ! -, on l'a commandé en parlant très fort, tout le monde nous admirait. Vous savez le caviar on en raffole pas, on en goute une cuillère, on en donne à Chanel (Chanel - ça s'invente pas - c'est le "chien", enfin avec beaucoup de guillemets au mot chien, par sa seule existence elle déshonore la gent canine, consanguin style fin de race lui aussi), enfin le "micro-chien" (véridique, mais après tout elles ont des "micro-robes" on voit pas pourquoi elles auraient pas aussi des "micro-chiens".).

En réalité, ladite Chanel est le résultat d'une expérience génétique complexe : un triple croisement (si si il s'y sont mis à trois pour obtenir ce résultat, mais n'imagine pas des trucs salaces).

En l'espèce échec hydrocéphale du croisement entre :

- entre un rat décérébré, 

- une chauve-souris débile profonde (très profonde)

- et un concombre de mer saucissonoïdal.

Animal laid, très laid (d'ailleurs l'autre jour une mouette s'est approchée pour l'attraper, dès qu'elle l'a vu de près elle a fait demi-tour, non sans lui lâcher 500 grammes de guano dans la mise en pli, qu'il a fallu l'amener d'urgence chez le coiffeur de sa "maitresse" - en fait on doit dire sa "maman"), la peau chiffonnée comme un vieux journal ou du papier toilette après l’usage pour lequel il est conçu, animal bête, très bête, mais surtout cher très cher (c'est ce qui en fait l'intérêt, mais inutile de demander la marque, tu l'achèteras pas), qui a un joli noeud à strass dans les « cheveux » (on va pas parler de poils quand même) un collier en brillant, qu'on installe sur la table du restaurant - il a son couvert - dans un couffin (enfin c'est un espèce de château rose bonbon surmonté de paillettes) gravé à ses initiales dont il ne sort que pour aller pisser sur la serviette voisine ou mordre les enfants de la table à côté, il est tellement chou. Evidemment Chanel a son propre compte Instagram (véridique) pour publier ses propres news et ses storys

Parfois on promène Chanel au bout d'une laisse, tu sais la laisse qui se déroule et quand tu appuies sur le bouton, le ressort l'enroule d'un coup.

En l'espèce, Chanel part à 20 mètres, et une fois la laisse bien tendue, tout le monde aux alentours se prend les pieds dedans, puis quand on appuie, avec la force du ressort, Chanel revient à grande vitesse et tous ceux qui ne sont pas tombés se la prennent dans la tronche. Une hécatombe. Bref un animal adorable.

Je profite de l'occasion pour te donner le mode d'emploi si jamais la dénommée Chanel, te pisse dans les pompes ou te roumègue contre : se mettre à l'opposé de la partie la plus dégagée de la plage, répandre équitablement le cirage sur tes chaussures, glisser délicatement un pied sous le ventre de l'animal et entreprendre un lent mouvement de rotation du pied : l'animal pense (enfin pour le peu qu'il pense, n'oublie pas qu'il est benêt) qu'on lui caresse le ventre. Quand ta première chaussure est bien cirée, changer de pied. Continuer jusqu'à ce que les deux chaussures soient bien lustrées. Puis au moment où l'animal simple d'esprit s'y attend le moins, prendre l'air le plus innocent possible, tu sais, le genre faux-témoin, tendre discrètement la jambe, bien armer le geste et projeter violemment le pied vers l'avant : si tout va bien le truc que personnellement j'appelle "la petite viande" est envoyé haut et loin, avec de la chance on ne le retrouvera jamais. Si sa "maman" le cherche, la rassurer en lui disant qu'elle se promène juste devant le parasol, ce qui n'est pas faux mais est simplement relatif, question d'appréciation de la distance - une fois encore il faut rester scientifique et un scientifique ne ment jamais -, ladite "maman" passera un autre appel téléphonique et tu es tranquille pour deux heures, tu as le temps de te barrer discrètement).

Pour en revenir à la paillote, donc le caviar ils le goutent manière, ce putain de bestiau aussi, "et on laisse le reste, c'est juste pour le standing vous comprenez, Marie-Amélie" et elle ajoute sur le ton de l'humour (enfin c'est ce qu'elle croit) "en plus quand on voit ce que ça devient à la sortie !" ce qui est hautement romantique, même si la "sortie" n'est heureusement pas précisément décrite et est laissée à l'imagination du lecteur.

Après, selon la tradition, ils cassent les assiettes, ça "libère le stress", (véridique évidemment, il suffit d'avoir les moyens !) : vous comprenez ils ont l'angoisse, on sait pas de quoi, pas des fins de mois difficiles mais ils ont l'angoisse, c'est terrible cette vie où on est en représentation permanente et où tout le monde vous admire (ce qu'ils croient), où il faut pas commettre d'impair, et où la moindre faute de gout (enfin de mauvais gout) ne pardonne pas. Vous mettez deux fois la même robe, ou vous portez un sac de l'année dernière, et ça y est vous êtes bannie.

Tu penses si elle comprend le coup du "standing", la mère Marie-Amélie, elle se liquéfie, elle a les "raid flash", elle est toute chichoumeillée, elle aurait les seins qui s’escagassent s’ils n’étaient pas déjà posés sur la table à serpenter de part et d’autre de son assiette (elle a pas encore eu le coup de la pompe à vélo pour le remaniement mammaire) elle frôle le «burn-out », elle fait une moue que sa bouche ressemble (provisoirement je te rassure) à un anus de jument surmené (l'anus pas la jument), elle est en rage que son mari ait pas eu l'idée le premier, sa mère l'avait prévenue le jour de son mariage, c'est un gueux et ça le restera, elle a peur d'être "blacklistée" et classée "has been" à cause de lui, elle va faire un esclandre et lui passer un savon et il a intérêt à être imaginatif pour que leur addition d'aujourd'hui soit plus élevée que celle de l'autre sorcière (C'est sa meilleure amie, ce qui, dans ce milieu où on aime personne, veut dire que cette carne la déteste à l'attraper par les cheveux et lui enfoncer la tête dans la cuvette des chiottes avant de tirer la chasse, déjà la semaine dernière quand l’autre a eu sa nouvelle décapotable elle a pas pu s’empêcher de vider dedans en douce ses poubelles dans lesquelles elle avait patiemment accumulé des restes de poisson depuis plusieurs jours en prévision de l’événement, l’autre andouille qui avait bêtement laissé décapoté pour la rendre jalouse elle a compris sa douleur la gorette (on reste dans le thème), le jus de poisson pourri une fois que ça s’est imprégné tu peux changer la voiture).

Pour en revenir à cette pénible histoire d’addition, son mari (John-Tancrède, angliciste j'ose pas dire distingué), non seulement il faut qu'il paye plus cher que les autres pour se rattraper mais en plus il faudra qu'il se débrouille pour que Bryan-Brandon et son brancard le sachent sans équivoque, peut être compter les billets à haute voix c'est distingué non ? On va pas laisser penser qu'on a moins les moyens qu'eux !

Déjà que son mari il a eu des soucis, il a changé de "job" à la suite d'un, je cite "désaccord financier au niveau commercial", et on pourrait penser qu'il s'est fait virer (ce qui est la réalité, un « quiet firing », en plus il avait une clause de "bad leaver") et il faut faire croire qu'il a été supplié de venir dans sa nouvelle boite et de démissionner, (un vrai « quiet quitting » ) de la précédente.

Mais de toute façon, elle le sait, ces histoires d'additions, ça finira comme l'année dernière où ils allaient de "battle" en "battle" (en fait je t'explique c'est un concours celui qui arrive à l'addition la plus élevée a gagné, et évidemment c'est véridique).

La barre est haute et il faut assurer, on joue sa réputation, déjà les serveurs viennent d'interrompre la "playlist" pour mettre la musique de "Star-Wars" et allumer des feux de Bengale pour attirer l'attention sur la table voisine, ce qui, je te le précise, signifie que le client vient de franchir les 10.000 € de champagne (toujours véridique), on lui amène la bouteille responsable du franchissement du seuil, et il s'empresse de la secouer pour doucher ses convives, ravis de niquer leur "brushing" façon Pompadour à mille balles pour la circonstance ... et il commande dans la foulée une nouvelle bouteille puisque celle-là est déjà vide. Il est certain de décupler le nombre de ses « followers », tout le monde le filme et l’admire, ce qui est l’objectif recherché !

Mais revenons à nos héros, après le repas et surtout après 3 grammes dans le sang, c'est à dire vers 16 heures, le troupeau de phacochères se vache pour l'après midi, jusqu'au "before", sur des matelas dans le carré "VIP" de la plage privée, bien entendu on prend un matelas et un parasol rien que pour Chanel, à côté de sa "maman" ce qui permet de vérifier la loi implacable du mimétisme parfait humain / chien, c'est fou elles ont exactement la même absence d'allure.

Moyennant un pourboire long comme ta jambe, le serveur met à Chanel un ventilateur avec des glaçons, qu'elle ait pas trop chaud la pauvre chérie et aménage le lieux "dog friendly". 

Bon je disais troupeau de "phacochère", c'est pas par hasard, on est pas là pour rigoler.

Pour te montrer à quel point on reste dans le thème je te livre la réponse scientifique à la question "est ce que le phacochère est un porc ?" : la réponse est "le phacochère commun est un porc sauvage court sur pattes et à la tête massive ... l'animal se vautre souvent sur le sol ... l'animal est grégaire et sociable, il partage volontiers ses ressources alimentaires

L'étude ajoute que le phacochère "passe le plus clair de son temps vautré dans la boue", finalement comme Marie Amélie quand elle va en thalasso.

Franchement l'étude serait consacrée à la bande d'anglicistes, il y a pas un mot à changer. Comme quoi la science, c'est quand même impressionnant.

Et on peut faire la même expérience avec le porc : je cite " du latin porcus (pourceau) le porc est un mammifère omnivore très répandu dans le monde, au museau terminé par un groin. Animal domestique qu'on engraisse ... et qui a entre la chair et la peau une graisse qu'on appelle lard. La femelle est la truie et certaines espèces ont presque entièrement perdu leurs poils. Les femelles affaissées par la vieillesse s'accouplent couchées. Le porc a les pieds élevés ce qui fait qu'il marche sur la pointe des pieds. Les porcs sont joueurs (balle, sautillement ..) et peuvent également interagir avec des jeux vidéos (véridique évidemment).

Et la cerise sur le gâteau, la citation scientifique ajoute "Il existe une race dénommée Grand porc rouge anglais" ce qui va nous convaincre définitivement.

Là encore reconnait qu'on s'y tromperait si on avait mauvais esprit (ce qui n'est pas le cas).

Mais bon, eux c'est sur la plage privée qu'ils se vautrent.

Ils réservent d'une année sur l'autre les places où on est le plus en vue, en « front raw », pour toute la saison même s'ils ne viennent que quelques jours, ils risquent pas de faire du « no show » ces places ils en rêvent toute l’année.

Grace à elles ils ont des chances de côtoyer des "peoples" .

Le vraie chance ça serait qu'on leur fasse une "golden shower".
Je t'explique, car il faut l'avoir entendu pour le croire : la "golden shower" c'est quand quelqu'un de la "jet set" te pisse dessus en guise d'autographe personnalisé, c'est évidemment véridique, c'est arrivé il y a pas longtemps en plein concert, une «chanteuse» (guillemets obligatoires) à fait monter un «fan» sur scène, l’a fait allonger, s’est déculottée et lui a pissé sur la tronche, il en pouvait plus de tant d’honneur ! C’est comme quand tu fais le plein d’essence : mettez m’en un demi litre !

Et en plus je te l'apprends, pour les cheveux c'est génial, les hommes préhistoriques s'en servaient de shampoing, et pour la blancheur des dents c'est top.

Bref le "fan" il est gagnant sur tous les tableaux, en plus d'être envié à mort par tous ceux qui ont filmé la scène pour mettre le film sur ces putains de réseaux sociaux.

En tout cas, à ces places de la "beach", ils sont certains d'être remarqués, d'ailleurs leur nom est écrit en gros "Réservé Duc" (c'est une abréviation, faute d'être un anglicisme) et comme le nom rentrait pas en entier tu as un second panneau à côté "Réservé Trou". Trop fiers ils sont ! Ils se sentent plus de joie, comme ce con de corbeau qui se fait niquer de son fromage par le renard. 

Petite précision "VIP" (c'est à dire Very Important Person) ce sont des gens qui sont profondément convaincus qu'ils sont plus importants que les autres et qui payent cher pour que nul de l'ignore.

En principe on les parque dans des espaces isolés du bas peuple, isolés mais quand même il faut qu'on les voit histoire de les envier (enfin c'est ce qu'ils pensent).

D'ailleurs ici la plage s'appelle "The place to be", ("be" on doit dire "bi", comme si ces cons d'anglicistes pouvaient pas écrire comme ça se prononce, que si tu es bien de chez nous tu crois que c'est "beuuu" et que c'est pour dire "la place à Beuuuu" encore que tu connais personne qui s'appelle "Beuuuu", et surtout alors que c'est vraiment un truc "VIP" pour de vrai).

Là aussi il y a une petite "playlist lounge" pour faire ambiance, mais on dit pas qu'il y a de la musique c'est ringard, on doit dire qu'il y a des décibels.

Les décibels ça se voit pas, grâce à eux on s'entend plus hurler, juste tu vibres comme si tu faisais une glissade sur de la tôle ondulée en essayant de maintenir un marteau piqueur à plein régime, pendant que les avions décollent : c'est intolérable ce "beat" mais il est de bon ton de trouver ça agréable, même si tu as les oreilles qui saignent. Tu peux "t'ambiancer".

Pour résumer "VIP" ça veut dire que le matelas (enfin le "bed-king" ou avais-je l'esprit, j'ai honte) est le même que dans le carré des vulgum pecus, bref des vrais gens, mais qu'il est plus cher, et que tu as statistiquement beaucoup plus de chances que ton voisin soit un gros con que si tu étais sur la plage publique (gratuite) où il y en a, on peut pas le nier, mais la proportion est infinitésimale par rapport au carré VIP où le coefficient multiplicateur de cons est maximal, ils sont vraiment bienvenus et c'est conçu espécialement pour les concentrer. En mathématique on appelle ça la loi des séries. 

C'est en effet bien connu, le con, surtout s'il est angliciste, a une forte propension à vouloir qu'on sache qu'en plus d'être angliciste, il est con (en fait c'est pas en plus, c'est complémentaire, l'un explique l'autre, c'est un syllogisme : "X" est angliciste, les anglicistes sont généralement des cons, donc "X" a de très fortes chances d'être un con de compétition", c'est une vérité statistique, bref c'est scientifique comme cette étude), et le con angliciste est prêt à payer pour avoir la fierté de revendiquer publiquement sa connerie angliciste. 

Et d'ailleurs si un jour tu vas dans un truc de "VIP" - après tout on va bien au zoo, c'est la même démarche - tu constateras que ceux qui se sentent vraiment "VIP" (certains y vont mais sont "normaux") sont très voyants et surtout horriblement bruyants, ils parlent beaucoup plus fort que les enfants du peuple qui jouent sur la plage publique, dont ils se plaignent pourtant comme si c'était des animaux.

Un de mes auteurs préférés, qui faisait l'effort d'évoquer parfois les anglicistes, rappelait le dicton anglais "a gentleman is a man who can play the bag-pipe and who does not", ce qui veut dire qu'un gentleman, c'est quelqu'un qui sait jouer de la cornemuse et qui n'en joue pas, et le génial Francis Blanche disait "si vous n'avez rien à dire ce n'est pas la peine de le faire savoir à tout le monde".

Et ben eux si, et ce n'est pas de la cornemuse qu'ils jouent, c'est pire, tu payes ton matelas pour être peinard et ces quelques gueules de raie te gâchent la sieste en déversant sans vergogne un flot ininterrompu de banalités anglicistes déplorables, qui sont censées être d'une importance capitale et captiver l'entourage médusé par la chance et l'honneur d'avoir de tels voisins.

L'explication de ces comportements est hélas simple et fataliste : l'enflure rapide du compte en banque du con angliciste ne palliera jamais l'élégance naturelle et l'éducation du type qui possède une cornemuse mais garde le secret.

Ceci étant ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit : il y a des plages privées normales, ça existe, et il y a même des gens normaux qui y vont - en principe ils ont des serviettes bleues pour qu'on les reconnaisse.

En tout cas le cheptel décrit ci-dessus s'installe pour l'après midi à cuver sur la plage privée.

Bryan-Brandon, con angliciste en chef (il ne parle pas un mot d'anglais mais met bout à bout avec verve des anglicismes qu'il a entendu chez d'autres cons), va louer un "jet ski" au "beach club", et fait iech toute la plage en faisant des cercles dans l'eau à fond la caisse juste devant les parasols histoire qu'on l'admire (rien qu'au bronzage des oreilles on voit qu'il est important, il garde en permanence des "air-pods" étanches fabriqués spécialement pour les membres de son "staff", il garde le contact à tout instant avec sa "firme", il fait pas un « bullshit job », il est tellement indispensable pour que la terre tourne à la bonne vitesse).

Pendant ce temps, les ex-femmes devenues femelles, engoncées dans leurs maillots "cut-out" (ça veut bien dire ce que ça veut dire, il y a, hélas, des découpes pour ventiler la bête) mais avec quand même, c'est "ultra cool", une petite touche "streetwear"continuent à discuter entre baleines (mon père aurait dit « fausses maigres »)

Bryan Brandon, lui aussi hélas mammifère, il est tellement « busy » que tous les 10 tours de "jet", il est "obligé" de passer au "VIP Room" qui est en "rooftop" juste au-dessus du bar, pour faire "scoller" les pages du cours de la bourse sur un écran géant et "checker sa toudou" avant sa "réu en visio avec son N+1".

Ce qui en fait veut dire qu'il va régulièrement se faire servir un bourbon hors d'âge au bar, par une "barmaid", très « body positive », maquillée comme une voiture volée, dévêtue avec les micro fringues vendues à la "shop" « in » attenante et notamment un  « side boob » (c'est en fait un décolleté de côté pour les seins, pour traduire, en l'espèce couplé avec un décolleté tout court et un autre dans le dos, bref le truc minimaliste, il en reste pas gran-cau) tout petit, mais vraiment tout petit, juste manière comme on dit ici, lequel "side boob", je cite «dévoile la poitrine avec subtilité », que franchement la subtilité n'est pas ce qu'on remarque en premier.

Il est "addict" , Bryan Brandon,  on hésite à savoir si c'est à la minette ou au bourbon ou aux deux mais a priori elle est un vrai "crush" pour lui, il aimerait bien avoir une "target" avec elle.

Il faut dire que la "blondy-girl" avec son "headband" (tu vois le chiffon dans les cheveux) plus large que son short, comme disent les journalistes « la working girl affiche son postérieur avec classe », je sais pas si c’est si classieux, c’est le mot qui vient en premier, lieu  mais elle connaît les choses de la vie et surtout celle qui sont en dessous de la ceinture, avec son sourire putassier et son air lubrique, elle lui a grave scotché les rétines à Bryan Brandon, il est vrai que ça le change de ses 125 kilogrammes de brancard enrubanné comme déjà décrit, qui lui meurtrissent la vue dès le matin. L'alternative canon / cageot le tiraille. Il est "en crunsh".

Mais Bryan Brandon vous vous en doutez tout le monde sur la plage est impatient qu’il revienne, genre vous comprenez je passe pas inaperçu, donc malgré le velouté du regard de la «barmaid » il finit par passer du "in" au "out" et repartir en arpentant le "dancefloor" dès fois qu'il y aurait quelque admiratrice, ce dont il ne doute pas, vous pensez il dégage un tel charme, il récupère le "jet" dont on a fait le plein d'essence entre temps, et recommence à faire iech puisque c'est son plaisir inné.

On rêverait de lui téléphoner un coup de boule dans son physique de théâtre, et c’est là que ta bonne éducation te retient.

La pauvre Marie Amelie, elle, est obligée de rester la joue gauche appuyée dans sa main pour pas qu'on la voit (la joue).

En effet, hier elle était "quiet" et elle s'est endormie au soleil à côté du stand à glace, comme un veau marin échoué.

Et pendant toute sa sieste, le panonceau, vous savez un cornet de glace avec deux belles boules, a fait de l'ombre sur sa joue et elle a pris un coup de soleil comme ça.

Je te laisse imaginer la marque blanche qu'elle a au milieu de son bronzage : les deux boules et le cornet à côté de la bouche pour toute la saison, merci bien

Que franchement c’est pas la peine tous les dimanche d'abandonner ses tenues de pouffe et de se déguiser en grenouille de bénitier pour animer la chorale de l’église, avec :

- force génuflexion et signe de croix, genre prieuse de compétition,

- une mine blette et un air mystique touché par la grâce - je suis certain que tu connais ce regard profond qui voit au-delà de toi comme si tu étais pas là, le genre j'ai été appelée je vais bientôt aller visiter l'archange, que tu t'attends à tout instant à la voir "s'élever" (c'est comme ça qu'on dit) et que Dieu braque un projecteur sur elle comme quand il parle à Don Camillo pendant qu'il mange en douce son plat de spaghettis -,

- un bras surmusclé par rapport à l'autre à force de battre la mesure armée d'un chapelet en bois massif,

- voix chevrotante et hyper aiguë comme il y en a que dans les églises, je suis certain que tu vois, le truc à lui faire bouffer son missel des Dimanche pour que ça s’arrête, à la matraquer avec le cierge Pascal, à la noyer dans le bénitier, à la saouler au vin de messe et à implorer d'être excommunié - c'est d'ailleurs pour ça que l'archange hésite -,

- un bandeau dans les cheveux, petit corsage sage et jupe plissée, mocassins plats (le déguisement c'est un "pack").

Donc, c’est pas la peine de faire tout ce bin’s, d’inviter le curé à prendre le thé, de se confesser à la moindre couille qui va pas, pour finalement, pour toute récompense, se promener tout l’été avec une bite estampillée en négatif sur la figure, juste au ras de la bouche en plus c’est distingué !

Parodiant Fernandel dans la publicité pour les pâtes Panzani, on pourrait dire "seigneur ce n'est qu'une bite, vous savez juste un braque", mais quand même ça manque de panache quand on tente désespérément de faire la grande dame pour laisser penser qu’on vient de la haute société !

Mais revenons au groupe : la plupart des femelles susdites sont en permanence en "face time", avec le son à fond, avec quelque pouffiasse de leur genre, histoire que toute la plage profite de leurs histoires de règles douloureuses et de tampon malencontreusement resté coincé dans le chaudron car ces connes l'ont inséré à l'envers avec la ficelle à rôti qui fait lasso autour des trompes, que ça risque d'être plus douloureux à la sortie qu'à l'entrée.

Bref de vraies connes, qu'on voit pas à quoi ça sert que le fabricant se décarcasse pour donner au dit tampon une forme de fusée interplanétaire pour faire juste un voyage intra-conne, que si c'était un suppositoire elles le goberait par le côté plat, connes comme elles sont. 

Dans le même registre une autre de la meute - elle aussi en "face time" histoire que l'autre profite de sa tronche, sur le ton de la confidence mais avec le son à fond, toute la plage est médusée et suit l'histoire avec attention, on fait taire les enfants pour pas en perdre un mot - raconte à une de ses copines idiotes que hier elle a massé le dos de son mari avec du baume du tigre pour le relaxer (le mari pas le tigre), avant de changer de tampon, "que ma chère, le baume du tigre je sais pas si vous connaissez, j'aurais eu un vrai tigre ou un incendie dans ma culotte ça aurait pas été pire, un vrai volcan en éruption, j'ai littéralement eu le feu au cul pendant une demi-journée". 

Comme si elle avait pas pu faire dans l'ordre inverse cette encastre, et surtout la fermer.

Et c'est pas fini !!! L'autre daube, au bout du fil, elle est espantée.

Elle est sciée de ce qui est arrivé à l'autre naze, enfadée complet, mais il faut absolument qu'elle ait le dernier mot.

Déjà l'année dernière, histoire de se faire remarquer, elle avait fait son "outing" (je te rassure elle fait pas une sortie spatiale) en révélant au grand jour qu'elle a la raie haute, en fait la raie culière qui remonte jusqu'entre les omoplates, certains verront de quoi je parle. Comme on dit en télé-réalité, "je sais pas si c'est normal j'ai la raie de derrière qui me sert de gouttière"

Très "body positive" en fait.

Il faut qu'elle continue sur sa lancée tellement élégante. Donc elle répond !

Et c'est du premier intérêt évidemment !

Elle répond "Moi c'est pareil ! L'autre jour Louis-Arthur m'a fait essayer sa nouvelle Porsche, vous savez j'y connais rien mais je suis tellement contente car c'est le modèle le plus cher nos voisins sont morts de jalousie" (au bout du fil aussi l'autre enrage, son mari n'a qu'une banale Mercedes, il a fait ajouter massivement des chromes, plus que dans une salle de bain de palace, histoire de faire plus clinquant mais ça reste une Mercedes (ils disent "Merço" ça ajoute à la noblesse du véhicule)), ... et elle continue la femelle du "Porschman" : "avec la vitesse j'ai été prise d'une envie de faire pipi, il m'a arrêtée au bord de la route, et alors là ma pauvre, j'ai fait pipi dans un massif d'orties, je peux vous dire que c'est quelque chose".

Et comme si ça suffisait pas, elle ajoute "c'était comme si on m'épilait le sillon fessier au chalumeau, surtout que vous savez combien je suis fournie, une vraie forêt, l'autre jour mon gynécologue m'a dit en voyant cette fourrure qu'heureusement il voulait être vétérinaire" (voeu en l'espèce exhaussé le temps de la consultation de cette ensuquée, et, tu l'as compris, le "sillon fessier" c'est en fait la raie culière).

Par chance elle montre pas le désastre à l'autre - et par voie de conséquence à toute la plage -, mais c'est limite ça la démange (c'est le cas de le dire). Elle s'en excuse d'ailleurs "Ma chère, je suis désolé je peux pas faire un "nude" je suis à contrejour mais je vous le poste tout à l'heure". J'espère que vous "likerez"

Et je te prie de croire que personne le regrette de pas avoir la vision en "direct live", l'ambiance survol de cul de babouin irrité (le cul pas le babouin, chez le babouin, je te le dis, c'est naturel le cul rouge enflé comme une chambre à air) merci bien, il y a rien de tel pour couper l'appétit à l'heure de l'apéro, le seul truc à en tirer c'est qu'on plaint les orties d'avoir subi les agissements de cette mégère (mais ils en rigolent encore, ils étaient morts de rire, les orties).

Je te laisse imaginer l'effet sur les gens du camping voisin qui connaissent la "sobriété subie " comme on doit maintenant dire, et passent leurs vacances dans un ghetto pour "camping-car", c'est à dire en fait sur un parking goudronné construit autour d'une citerne devant laquelle ils font la queue pour vider les chiottes, voisine d’une autre devant laquelle ils font la queue pour remplir leur réserve d’eau (a priori les deux citernes ne communiquent pas), leurs affaires entassées dans des sacs poubelle ficelés sur le toit du "camping car" surmené, entassés avec beaucoup plus de promiscuité que dans les barres de HLM de la cité où ils sont cantonnés dans l'année, et en plein soleil au bord de la quatre voies, exactement entre une fabrique d'engrais et une déchetterie à ciel ouvert, que l'odeur c'en en est une infection, pire y a que la charogne. On a bien essayé de fermer les fenêtres du camping-car, mais vu la surpopulation à l'intérieur, l'air confiné plusieurs fois pété, c'est aussi insoutenable.

Le camping, c'est entouré de barbelés, avec un mirador et un busard qui veille, mais c'est pas pour éviter qu'on y entre, y a pas de danger, c'est pour qu'ils s'évadent pas sans autorisation, dès fois qu'ils voudraient s'échapper sans payer.

A l'arrivée, on leur met d'ailleurs un collier au poignet, mais c'est pas un "choker" qui vient de la place Vendôme, et c'est pas pour attacher la laisse, c'est juste un bel objet ouvragé à l'effigie du camping, en plastique phosphorescent, pour que le vigile et son pitbull les identifient de loin, depuis la salle des gardes. C'est interdit de l'enlever pendant tout le séjour, sinon tu es viré.

Côté loisirs culturels les plus anciens du camping déplorent la déprogrammation progressive d’Interville.

Pour ceux qui l’ignorent cette émission culturelle met en scène des hordes de primates vêtus de tenues d’un ridicule recherché, genre escargot gonflable, qui chevauchent à cru des vaches (je parle de l’animal, enfin du vrai) vaches vierges effrayées par des taureaux en rut qu’elles estiment montés trop fort pour elles et qui de ce fait sautent dans tous les sens pour ne pas se faire défoncer. 

Cette épreuve réussie (pour la vache on ne sait pas comment ça finit mais en fait on s’en fout), les candidats (mais oui ils sont volontaires je te promets, tous élevés au Beaujolais le plus bas de gamme qui existe, la "sobriété subie" là ça marche pas) sont enfermés dans des poubelles que l'équipe adverse dirige vers les bovidés excités, lesquels projettent les poubelles dans des cerceaux, comme quand tu joues au basket, après quoi ceux qui survivent enfilent des bouées représentant des autruches avec un long cou, des palmes et une ceinture avec une longue queue en peluche, puis s’enduisent de graisse, comme s’ils en avaient naturellement pas assez, pour mieux dévaler des toboggans parsemés d’amusantes embûches astucieusement organisées par l’équipe adverse, genre on te balance à la tronche des seaux de morue faisandée (je parle du poisson) et se terminant dans une piscine de purin dans lequel celui qui arrive le premier a gagné c’est la récompense. Bref c'est drôle, et de bon gout.

Pour la photo, et comme si ça avait pas suffit, on leur offre, comme par hasard, un cornet de morue fritte dans la graisse, c’est délicieux.

Jadis c’était présenté par les regrettés Guy Lux, élite des présentateurs, vêtu d'une chemise hawaienne représentant des perroquets, des bananiers et des flamants roses en taille réelle, accompagné du pachydermique Léon Zitrone, espèce de buffet Louis XIII (ne pas dire ixe i i i ) donc buffet Louis XIII vêtu d'un costume trois pièces et de Simone Garnier dans le rôle du klaxon suivant la formule inventée pour la circonstance, célèbre pour ses bigoudis, que les deux premiers faisaient passer pour une idiote - ce qui était certainement très sous-estimé -, vêtue avant tout de ses dents et pour le surplus d'un tablier de cuisine subventionné par la Vache qui Rit (il y a pas de quoi rire).

Le succès de ce trio avait l’avantage que dans le camping ils regardaient tous la même chose à la télé.

D’ailleurs on ne lésinait pas pour faire de l’audience et la chaîne envoyait aux auditeurs une photo dédicacée par la vache (sans qu’on sache laquelle ni si ça doit se comprendre au sens propre ou au sens figuré) qui posait avec Guy Lux (mais il n’a pas signé il hésitait sur l’orthographe de son nom).

Maintenant avec la multiplication des programmes éducatifs, chaque "camping-car" regarde la télé à fond mais faute de coordination, c’est une cacophonie insupportable et personne ne peut entendre le programme sélectionné … ce qui n’est peut-être pas très grave vu le panel de choix, ça a le mérite de faire un bruit de fond qui couvre celui des machines de l’usine d’engrais qui tourne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

En plus le propriétaire du camping passe toutes les 15 minutes avec un hygiaphone pour vendre des Hot dog et du popcorn et ça ajoute au bruit ambiant … la nuit ça réveille ceux qui ont réussi à s’endormir malgré la chaleur l’odeur et le bruit

Voilà pour l’ambiance de rêve.

Eux aussi ils réservent d’une année sur l’autre pour avoir les meilleurs emplacements, c’est à dire à proximité des cagoinses à la turque, tu sais le truc quand tu tires la chasse ça te rince les pieds avec l’eau des chiottes.

Mais c’est vrai que ces « water closet »sont beaucoup plus spacieux que ceux du "camping-car" , même si on a moins son intimité, car c'est à ciel ouvert et les portes commencent à 50 cm du sol pour éviter qu'on soit tenté d'y aller à plusieurs, encore que vu l’état de saleté et les mouches il faudrait vraiment être pervers … mais il y en a !
Même en cas de lâcher de salopes, comme disait Bigard jadis quand il était drôle, tu y tirerais pas le pire boudin.

Pour résumer, ces toilettes,  tu as le bruit et l'odeur comme le décrivait Jacques Chirac, on peut d'ailleurs y faire d'amusants concours d'un box à l'autre, et les "camping-car" environnants, particulièrement bien placés, font les arbitres, ils se relaient 24 heures sur 24 car les chiottes dans un camping c’est pas de tout repos, il y a des « intéressés » à toute heure.

Le seul truc c'est qu'il faut penser à amener son papier (c’est pas pour retapisser !) et donc traverser le camping avec son rouleau à la main, ce qui permet à tout un chacun de connaître l’état de ta digestion et à ton retour d’évaluer le résultat en fonction de papier consommé.

Mais bon, là ils sont sur la plage publique, histoire d'avoir enfin un tout petit peu de distance avec leur voisin de bitume.

Lequel voisin de bitume est également leur voisin de bloc, comme ça ils sont pas dépaysés.

Dans l'année ils sont au courant du moindre détail de sa vie tellement les cloisons sont minces, ça raisonne dans la cage à escalier quand il va pisser surtout qu’on dirait qu’il trouve viril de faire la version cascade (mais il finit en pissant sur la cuvette évidemment) et on peut mesurer la santé de ses intestins au bruit caractéristique du dévidoir de papier toilette qui tourne (je suis certain que tu vois ces bruits nobles) suivi de celui de la chasse d’eau tirée plusieurs fois car vu la quantité en une fois ça suffit pas, bref c’est un immeuble empreint de poésie.

Au camping c’est aussi tout en finesse, ils étendent leurs sous-vêtements de seconde main (enfin de second cul) pas racontables mais il suffit de savoir qu’il ont pas pu totalement les ravoir, sur les mêmes fils à linge, c'est sympa aussi, c'est l'occasion de discuter, une bière à la main après s’être beaujoléisé préalablement pour se faire un palais, chaussés d’antédiluviennes sandales démantelées sur chaussettes de ville galeuses et dépareillées dont l'usure dissimule mal quelques ongles endeuillés, car n’oublions pas que le camping cariste est un mammifère (finalement comme Bryan-Brandon qui en serait le premier offusqué) de surcroît ongulé. 

La tenue réglementaire (c’est très codifié, on s’en souvient d’une année sur l’autre) donc la tenue se poursuit avec un flottant de foot taille basse histoire que les fesses affleurent largement avec une élégance louable, et tellement béant que les couilles affleurent elles aussi, bref tous les bas-relief qui pendouillent.

Je te passe les jambons sud trop massifs qui imposent de marcher les jambes écartées, les jambons nord tellement enrobés que ça oblige à garder les bras largement ouverts, et la tête de taureau directement posée sur les épaules, car en principe ils n'ont pas de cou.

Les plus beaux spécimens sont torse nu, histoire d’exhiber leur pénible anatomie, tétasses pendantes, mille feuilles de bourrelets cellulitiques, nombril caverneux garni de résidu divers, odeur de bourrique mal soignée, poils verrues et cicatrices en tout genre. De loin tu pourrais croire à un tonneau sur patte. 

Les autres beaufs exhibent un débardeur tricot de peau grillagé, genre filet de pêche sur cachalot, entaché d'une grande trainée viticole, largement échancré autour des épaules aux dessous moites et odoriférants, ça fouette tellement vilain qu’un bouc en tomberait amoureux, laissant s'égayer d’impressionnantes mottes de poils, lequel débardeur est un peu trop court ce qui laisse s'épanouir confortablement le durillon de comptoir qui dépasse du short sus-décrit comme un petit tablier de barbaque qui retombe par-dessus la ceinture. Certains trouvent élégant de nouer aux quatre coins un grand mouchoir pour s’en faire un distingué couvre chef, évidemment mouchoir à grand carreaux, mais carreaux cassés depuis lurette, tu sais celui qui a essuyé, c’est le cas de le dire, leur dernier rhume et qu’ils ont pas eu le temps de laver.

Le tout évidemment sans oublier la cigarette de rechange calée sur une oreille, le stylo sur l’autre pour le cas où il leur tombe une pensée philosophique ou une variante de la formule de la relativité générale à noter d’urgence et, y compris la nuit, l'inévitable casquette publicitaire offerte par le pastis Ricard à l'occasion du Tour de France, avec la visière tournée côté crâne, comme ça tu as l'air d'un coureur faute de passer pour un alcoolique, posée sur des cheveux coiffés en arrière avec un peigne qui coule le gras.

Cette année c’est contrariant les vacances, ça a commencé sur un désastre.

En effet la soirée d’élection de miss camping a été un fiasco, ils ont élu par erreur un homme qui s’était déguisé en femme à la suite d’un pari (absolument véridique) et se faisait appeler Scarlett, prénom très commun dans le camping.
Et ça va pas se passer comme ça croyez-moi, ils vont déposer plainte (
véridique également).

Leur avocat est venu en limousine avec chauffeur depuis le palace où il a ses habitudes.

Il a fait la une de la télé locale, entouré de ses clients qui pleurent, certains hurlent en s’étreignant comme des joueurs de football qui viennent de marquer un but, bref c’est terrible.

En robe (d'avocat !) devant l’entrée du camping (interdit), un cigare à mille balle dans une main et un verre de cocktail dans l’autre pour faire vacances, ce brillant membre du barreau a déclaré avec des trémolos dans la voix je cite mot pour mot (promis je n’ai pas changé un mot, j’ai simplement corrigé les fautes commises par le journaleux regrettable qui a cru devoir donner de l’importance à ce fait divers grotesque, histoire de citer le nom de l’avocat qui avait vocation à ne jamais atteindre la moindre notoriété et qui, il y a une justice, retombera dans l’oubli dont il est inopportunément et très provisoirement sorti, avec un panache sur lequel les avis sont mitigés) donc l’avocat a déclaré je cite «Il faut savoir que pour un certain nombre de mes clients, la soirée Miss Camping représente l’aboutissement d’un long processus. Pendant près d’un an, ils vont attendre cette soirée que beaucoup considèrent comme leur principale raison de vivre. Etre membre d’un jury de Miss Camping est pour eux un honneur. Mais c’est également une grande responsabilité. C’est la raison pour laquelle ils ne peuvent accepter de se laisser duper d’une façon aussi grossière et il ne fait aucun doute qu’à la vue des circonstances, ces hommes ont subi un incommensurable et atroce préjudice moral ! » (Incommensurable et atroce, c'est pour expliquer qu'il va prendre des honoraires que je te dis pas à combien de chiffres).

Cette déclaration bien sentie, il faut bien le souligner, confirme combien les pères de la Constitution de la cinquième République ont été bien inspirés de recourir au suffrage universel.

Il est tellement rassurant de savoir que le Président de la République est élu par des individus dont la seule raison de vivre de l’année est de départager par leur suffrage des bimbos décervelées qui s’exhibent sur la musique de la danse des canards (je n’ai ni dit ni même pensé « danse des connards »), de surcroît fièrement et sous l’œil attendri de leur keum et de leur famille, avec une vulgarité à faire pâlir de jalousie la pire des truies (on reste dans le thème) gonflables d’entrée de gamme vendue par un site de sex-shop par correspondance, dans des concours de tee-shirt mouillé, en dandinant leur cul préhensile, faisant « coin coin » avec la voix nasillarde de Donald Duck, une bonne tête à claques et la bouche en cul de poule ... pourquoi tu dis « à pipe »,  j'ai dit « en cul de poule », je ne comprends pas ce que tu dis, et d'ailleurs au camping c'est interdit de fumer. Ouf la phrase est enfin finie.

La phrase oui, mais la description non ! 

En effet les candidates qui ont eu l’honneur et la chance d’être sélectionnées sont agrémentées, si je puis dire, d'un bouquet de plumes - également de canard - dans le cul, ce qui, il fait bien le dire, ajoute à la noblesse de l’élection.

Après l'épisode tee-shirt elles défilent dans des robes dont les commentateurs disent qu'elle "laissent peu de place à l'imagination", se déhanchent voire même se roulent sur une structure en forme de citrouille, gonflable elle aussi, on leur demande de "montrer ce qu'elles sont réellement de l'intérieur", mais ne fais pas d'interprétation hâtive, il s'agit juste de se présenter au public en liesse.

L’élection est subventionnée par une marque d’alcool qui fournit pour le jury un tord-boyaux épouvantable qu’on ne peut supporter qu’après de longues années d’alcoolisme intensif, rien que le respirer tu es saoul, elle fournit aussi les verres car on ne peut pas le servir dans des gobelets ça fait fondre le plastique et surtout elle fournit également les indispensables poubelles pour vomir ledit tord-boyaux - car un machin pareil c'est obligé de le vomir à plus ou moins long terme.
Comme quoi c’est mieux organisé que la féria où on est obligé de se vomir les uns sur les autres.

La marque d’alcool fournit également de la sangria pour le public, également dans des poubelles et on essaye de ne pas les intervertir (les poubelles) .

Ceci en complément du rituel "moules frites" à volonté, appelé de leurs vœux par tous les gastronomes, lui aussi servi dans des poubelles, qu’on essaye, elles aussi, de ne pas intervertir avec celles du jury, mais toutes ces poubelles ça devient compliqué et il y a des échecs, c’est fatal, il y a toujours quelqu’un qui finit par vomir dans la poubelle dédiée aux moules, mais bon le tord-boyaux même une fois vomi, ça donne quand même du fumet au fond de sauce, sinon les moules bouillies c’est fade !

Et de toute façon l'évènement a lieu à un moment où les convives sont aussi pleins que le furent feu les poubelles de sangria et ne sont plus bipèdes, ils rampent pour être servis par des serveurs avachis dans celles des poubelles qui sont vides (encore vides ou déjà vides on ne sait plus on confond les poubelles), bref tout le monde est "content" quoi qu’il arrive.

En résumé, cette élection de Miss Camping, avec toutes ces poubelles, ça tourne à la confusion !

Le jury ne délibère qu’après avoir franchi le taux d’alcoolémie requis par le règlement qui est très strict sur ce critère absolument déterminant, taux que seuls les habitués peuvent atteindre, c’est une de leur fierté. 
Pour le Président du jury le taux est un peu relevé, à tout seigneur tout honneur, c’est pas donné à tout le monde, il faut s’entraîner toute l’année, comme l’a d’ailleurs fort justement déclaré l’avocat.
Seuls votent ceux qui ne tombent ni de leur chaise ni dans le coma, il y a du déchet, il faut de la pratique et la plupart ont depuis longtemps l’habitude d’attaquer le ballon de rouge dès le petit déjeuner. 
Par contre heureusement il n’y a pas de niveau minimum de discernement pour voter, sinon tu ruines les fondements bienvenus du suffrage universel.

Le vote a lieu sur fond de majorettes jambonesques accompagnées de l’hymne ad-hoc, à savoir « Bécassine » en « direct live » par Chantal Goya dont je ne sais pas si c’est sa cousine mais elle est de sa famille c’est certain.

Chantal Goya on ne dira jamais assez combien elle est la pierre angulaire du prestige de la chanson engagée ni à quel point le courant qu’elle a lancé en mêlant philosophie et musique de chambre a été bénéfique pour la renommée de la chanson française, que franchement merci Chantal la Patrie te remercie.

Vu le succès que ça a, pour limiter l’abstention aux présidentielles on devrait peut-être jumeler les élections !
Pour surmonter ce désastre d'élection ratée, qui ruine leurs vacances, ces camping-caristes, là ils sont sur la plage publique, tassés sur une serviette trop petite,

Cette serviette c’est à la fois une œuvre d’art et une fresque historique.

Sur une face vous avez la fidèle reconstitution de la bataille de Marignan (1515) avec d’ailleurs sur la gauche Marignan qui commande ses troupes 

Pour faire plus vrai on a adjoint quelques dinosaures en taille réelle.

Ceci dit je signale deux erreurs historiques aux puristes : 

- on distingue nettement madame Rika Zaraï qui inaugure son nouveau bidet et je suis certain qu’elle n’était pas encore née,

- on distingue nettement Madame Line Renaud qui harangue les foules et je ne suis pas certain qu’elle était née (plaisanterie connue dont je ne suis pas l’inventeur). 

Sur l’autre face vous avez l’entrée de Jean Moulin au Panthéon avec l’intégrale du discours de Malraux, mais ils ignorent de quoi il s’agit, en fait ils ont toujours cru que Jean Moulin c’est une rue, quant à Malraux ils n'ont jamais entendu ce mot ni a fortiori sa voix bêlante.

Pour faire plus gai on a adjoint à la fresque des tournesols en taille réelle 

C’est signé « original by Vuitton » qu'en vrai c’est déjà moche alors évidemment le faux c’est à chier, mais ils sont contents de montrer leur patrimoine.

En plus de la serviette susdite et trop petite, ils ont le parasol qui s'envole qu'on a fini par le fermer, du coup ils crament et sont roses comme des gorets (on reste dans le thème) et presque cuits à point, à manger leur ragouniasse dans un "Tupperware" pour toute la famille (acheté chez Lidl où on vend les modèles qui ont des défauts d’étanchéité, ils ont même pas eu la promotion avec le « sextoy ») qu'en plus avec le vent il y a du sable dans leur rata - que déjà c'était pas bon "de base", tu penses vu comment ça pue sur le parking, c'est pas la peine de soigner la cuisine, de toute façon l'odeur est insupportable.

Sofian et Maël ont voulu prendre en plus un beignet au Nutella c'était tellement gras que Marignan en a pris plein le pantalon on croirait qu’il s’est pissé dessus, pour commander la bataille c’est pas glorieux.

Mais bon, ces beignets ça a permis de recharger en huile le peigne qui était plus assez gras pour que les dents fassent de grandes traînées dans les cheveux quand tu les coiffes en arrière  … c’est paraît-il classe.

Ceci étant, d’une manière générale, ils ont pas de chance avec la bouffe.

Hier la mère de famille, elle avait comme d'hab ses élégantes mules, tu sais le truc en fourrure synthétique (très synthétique) à poils (je crois qu'on doit dire "flip flop", moi je dis savates rasta car elles ont une tignasse ébouriffée), anciennement orange fluo (maintenant orange sale), tu sais le truc à 8,75 € qui a tant de succès chez certaines, évidemment portées sur des chaussettes exténuées en fin de vie (je dirais même des chaussettes post mortem).
Par défaut de constitution elle a les jambes arquées comme si elle avait séché sur un tonneau et, pour un meilleur ancrage, elle marche les pieds en canard, ici on appelle ça la démarche bâtonnier palmipède 
(mais tout le monde comprendra pas), ce qui présente l’avantage que si elle doit mettre des palmes de plongée pour améliorer la stabilité et surtout affiner encore plus l’esthétique de la démarche elle a déjà la bonne et classieuse positon. Dans une basse-cour elle dénoterait pas.

Et là, cette tarte elle s'est pris une "dreadlockdes pantoufles, tu vois ces mèches de cheveux emmêlés, dans l'épuisette du trognon galeux petit dernier de la famille, elle est tombée à la renverse, et s'est littéralement assise dans la marmite de cassoulet en boite, que :

- non seulement elle s'est brulée le cul - c'est original à raconter devant tout le monde quand tu vas faire la queue à la pharmacie pour t'acheter de la Biafine - en plus la pharmacienne lui a fait répéter "Madame a une brulure de cassoulet entre les fesses, c'est bien ça ?" et a crié à sa préparatrice « vu la surface des fesses de Madame vous pouvez lui donner la modèle pour les collectivités", le tout avec une file d’attente jusque dans la rue qui te regarde, le truc tu as honte pour le reste de la vie !

- mais que de surcroît elle qui avait déjà par constitution l’aisselle grasse et velue comme un chat angora et les mamelles sudoripares, elle a pris toutes les couennes dans les filets à provision qui lui tiennent lieu de soutien-gorge - qui n'avaient vraiment pas besoin de ça en plus du reste - et les saucisses dans la culotte, ce qui est peut-être inespéré pour elle, et du coup quand ils les ont mangées ils ont trouvé qu'elles avaient un fumé particulier, ces saucisses, un vrai bonheur !  

La semaine d’avant c’était pas mieux, ils ont entendu que ceux de la paillote mangeaient de la langouste, du coup eux ils voulu manger du crabe, mais la mère de famille elle s’est fait sauter dessus par la bestiole qui était encore vivante, le crabe lui a pincé un sein qui dépassait de son maillot, tu sais les seins ce sont deux baluchons qui baguenaudent de part et d’autre des boudins qui entourent les hanches, et donc le crabe en a chopé un pendait sous la table, il voulait plus lâcher prise.

Du coup son mari a voulu taper le crabe avec sa chaussure, mais au dernier moment l’autre a bougé et elle s’est pris le coup en pleine tronche, ça lui a explosé le nez.

Heureusement l’odeur de la chaussure a fait partir le crabe, mais quand même c’est pas drôle ces vacances, elle est toute balafrée et elle a tellement crié que ça a été l’attraction du jour, tout le monde se fout de sa gueule et l’incident est relaté sous forme de roman photo dans la gazette du camping, tu penses un énorme crabe qui pend sur un énorme sein qui pend, et un type qui matraque sa bonne femme à coup de pompe, on voit pas ça tous les jours, d'autant plus qu'en "zoomant" sur les photos de mauvaises langues décèlent un petit rictus de plaisir dans le regard du bonhomme.

Déjà la veille il l’avait giflée pour tuer un moustique sur sa joue, elle en avait eu la gélatine des bajoues et sa verrue à aigrette qui avait oscillé pendant 20 secondes, à la réflexion elle finit par trouver louche et elle se demande s’il y avait vraiment un moustique.

Le seul point positif de l’incident avec le crabe, c’est que, par la même occasion, elle s’est pris le saladier de mayonnaise dans la mise en plis, elle venait de faire son shampooing mensuel et ça lui a fait gagner du temps pour retrouver les cheveux gras comme d’habitude, elle se sent mieux, en plus la mayonnaise était à l’ail c’est original.

Pour se consoler de ces fâcheux incidents culinaires, ils alternent le cubi de jaja étoilé qui pique (l’étiquette note « vin du soleil » et il est vrai qu’en plein soleil ça a de la cuisse comme on dit mais sans être sexy pour autant même si ça pétille) et le pastaga, ce qui, en plein soleil, est assez efficace pour oublier les rigueurs de la vie quotidienne.

Ils croyaient naïvement que les gens riches c'est classe et les enviaient secrètement, tu penses le prix du matelas de "Chanel" pour l'après midi, ça leur paye toutes les vacances, bière comprise et le prix de la bouteille de champagne dépasse le prix de leur "camping car" : maï en écoutant ces parvenus, la «fake News» est révélée; ils ont enfin compris que plus le parvenu est riche plus il est parvenu , on sait pas où mais il est parvenu, et plus on connait le parvenu plus on le fuit pour ne pas le connaître.

Finalement il vaut peut-être mieux fumer des Boyard papier maïs que des cigares gros comme des aubergines venus en avion spécial de la Havane. 

Enfin bref, pour en revenir au sujet, tu dis "un nouvel apport de trésorerie" et tu te prends la honte de ta vie ... mais là encore faisons appel à l'irremplaçable Jean Yanne : "il n'est pas plus grande volupté que d'être pris pour un con par un imbécile" .

D’ailleurs à bien y regarder la langue française s’honore qu’ils ne la parlent pas et qu’ils bégaient des anglicismes comme des fadas. 

Concrètement, au sens de la loi, il s'agit des apports de trésorerie effectués au profit d'une entreprise dans le contexte bien particulier d'une procédure de conciliation. S'il advient que l'entreprise soit ensuite en procédure collective, a priori ces apports sont traités en rang de créance antérieure et ont vocation à être des créances chirographaires ce qui n'est pas un traitement favorable, alors même que l'apport de trésorerie était précisément destiné à éviter la procédure collective et bénéficie donc aux autres créanciers. Pour cette raison la loi institue un privilège qui bénéficie à ces apports de trésorerie s'ils sont intervenus dans le cadre d'une conciliation avec accord homologué. Dans ce cas, ces créances sont traitées en rang très favorable, puisqu'elles passent avant même les  créances postérieures au jugement d'ouverture considérées comme utiles et ne sont primées que par les frais de justice et le superprivilège des salaires

L'article L611-11 , qui, contre toute attente de l'élite ratée évoquée ci-dessus, parvient donc, de surcroît assez facilement, à décrire en français un processus français ("étonnant non ?", comme aurait dit qui vous ne savez pas forcément) , dispose en effet :

"En cas d'ouverture d'une procédure ,de sauvegarde, de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire, les personnes qui avaient consenti, dans le cadre d'une procédure de conciliation ayant donné lieu à l'accord homologué mentionné au II de l'article L. 611-8, un nouvel apport en trésorerie au débiteur en vue d'assurer la poursuite d'activité de l'entreprise et sa pérennité, sont payées, pour le montant de cet apport, par privilège avant toutes les autres créances, selon le rang prévu au II de l'article L. 622-17 et au II de l'article L. 641-13. Les personnes qui fournissent, dans le même cadre , un nouveau bien ou service en vue d'assurer la poursuite d'activité de l'entreprise et sa pérennité bénéficient du même privilège pour le prix de ce bien ou de ce service.

Cette disposition ne s'applique pas aux apports consentis par les actionnaires et associés du débiteur dans le cadre d'une augmentation de capital.

Les créanciers signataires de l'accord ne peuvent bénéficier directement ou indirectement de cette disposition au titre de leurs concours antérieurs à l'ouverture de la conciliation."

et l'article L622-17 auquel il renvoi dispose en son II

II.- Lorsqu'elles ne sont pas payées à l'échéance, ces créances sont payées par privilège avant toutes les autres créances, assorties ou non de privilèges ou sûretés, à l'exception de celles garanties par le privilège établi aux articles L. 3253-2, L. 3253-4 et L. 7313-8 du code du travail, des frais de justice nés régulièrement après le jugement d'ouverture pour les besoins du déroulement de la procédure et de celles garanties par le privilège établi par l'article L. 611-11 du présent code."

Certaines décisions considèrent ( et cela nous semble fort discutable) que le privilège subsiste si en suite de la conciliation est prononcée une première procédure suivie d'un plan, ensuite résolu et donnant lieu à une seconde procédure: le privilège pourra être invoqué dans cette seconde procédure ( Cour d'appel de Paris 6 octobre 2017 n°16-20078 Selarl Sarthe).

Enfin et comme il ne faut pas mourir idiot, ou en tout cas pas complètement, ce qui est parfois une lutte de tous les instants, de surcroît souvent vaine, mais certains y parviendront, on doit pour faciliter la chose autant que possible, dévoiler ici le seul anglicisme véritablement révélateur de l'appartenance à une élite, bien réelle celle-là ... pas de danger tous ne comprendront pas : "my backside is chicken"

Ne sauront où le trouver et par quel exceptionnel talent il a été imaginé que les membres de l'élite en question, lecteurs du dit (ou plus exactement du non dit)  ... et ceux-là sont rares.

Il ne parlait certainement pas anglais, mais avait inventé un langage Rabelaisien bien à lui, tellement évident que tout lecteur qui le mérite le comprend - les autres ils s'en moquait - : c'est exactement la subtilité et la finesse de cet anglicisme : il est certainement impropre mais comment ne pas s'en délecter ? 

Personnellement je n'ai donné un livre (bleu) de cet auteur qu'une fois et je ne le regrette pas, c'est la seule personne qui le méritait.

Je précise en outre que ledit auteur m'a largement inspiré et il me pardonnera d'avoir - sans prétention aucune - emprunté quelques-unes de ses expressions. 

Pour un "vrai" juriste (il y en a), de l'anglais tout est déjà dit, c'est déjà trop et lui donner une importance qu'il n'a pas.

Murons une bonne fois pour toutes l'inutile tunnel sous la Manche qui nous rend moins éloignés ces blaireaux auxquels il ne faut pas trop prêter attention, et dont le seul avantage est de faciliter le retour en terres françaises.

La moitié française pourra être judicieusement employée à un élevage porcin - substitution quasi imperceptible entre l'angliciste et quelques porcs et truies -, et la partie anglaise sera naturellement affectée à la fabrication de gelée à la menthe d'une part, et de sacs vomitoires qui en sont le complément nécessaire d'autre part (c'est vendu en "pack", un sachet de gelée avec un lot de sacs pour que chaque membre de la famille - les anglicistes en sont friands - puisse vomir à son aise immédiatement après ingestion de la gelée).

Pour s'inspirer de l'un de mes auteurs favoris, si on met à part la langue et tout ce qui va avec, la différence majeure entre le Français, le porc et l'Anglais c'est que les deux premiers sont omnivores alors que le dernier consomme essentiellement de la menthe sous toutes ses formes, et même avec du porc d'ailleurs, ce qui dans ce cas est de l'autophagie (il évite le français qui est en principe trop gras).

Evidemment l'angliciste, désireux de montrer qu'il est proche de l'Anglais, fait de même, mais pour rester dans le thème si je dois à la vérité de dire que pour autant il ne se distingue pas nécessairement du porc ... ce qui n'honore pas le porc et même le déshonore, en plus de se subir une cuisson à la vapeur avec de la sauce à la menthe.

En tout cas "exit" l'anglicisme et ces infernales incursions du verbiage angliciste dans notre langue française. Ceux qui utilisent l'anglicisme ne sont que des analphabètes pour ne pas dire analphacons.

Ajoutons que le français ça sonne bien quand même : ce n'est pas pour rien que l'académie Française (voir journal officiel du 7 décembre 2018 Commission d'enrichissement de la langue Françaisedans son vocabulaire "disruptif " (voilà un mot français qu'il est joli !) a retenu le "vol à la souris" (pour ne pas dire au mulot) , du coup ça en devient presque sympa comme infraction, à la place de "mouse jacking" employé par les illettrés et ceux dont nous allons parler - qui sont souvent les mêmes -.

En outre, tout trouve son origine dans le droit romain qui, lui, était si riche, puis dans les constructions que des grands noms du droit français ont su imaginer.

Le sérieux qui préside à la rédaction de ce site oblige donc à revenir à des locutions latines.

En voici quelques-unes: "Ecce Homo" "Manou Militari" "mens sana in corpore salo" "Testis unus, testis nullus" "Veni, vidi, vici" repensées en son temps par un génie de la langue française qui a su leur donner la plus exacte et savoureuse traduction dont vous trouverez quelques exemples plus bas.

Mais, là encore, peu semblent partager le plaisir de le lire, sinon même à quatre ils seraient protégés des foudres de Brassens ... et encore faut-il pour cela avoir le privilège de savoir de qui nous parlons ici, pour rechercher lesdites traductions ... vous ne le regretterez pas.

Aussi, si vous venez voir ce site uniquement pour lire d’obscures définitions juridiques, en pensant que son rédacteur s’emploie à essayer de rendre compréhensible ou en tout cas un peu plus lumineux ce que le législateur s’ingénie à rendre abscons, et qu’il est certainement un austère liquidateur vous êtes sans doute en dessous (pour l'austérité du dit en tout cas) et un peu à côté de la vérité ... alors si c’est ça, passez votre chemin sur d'autres pages et gardez le terme « new money », je vous le dis.

Il convient d'ailleurs de préciser que l'austérité n'est pas le premier signe distinctif du liquidateur (encore que !).

Certains sont effectivement austères.

Mais c’est là que tu vas voir combien la rumeur est cruelle.

- de mauvaises langues prétendent qu'on peut relever chez quelques (rares) liquidateurs des rangées de dents, jusqu'à 7 rangées de dents bien aiguisées pour ne rien laisser passer, c'est comme le grand requin blanc mais en pire. 

Et pour preuve les mêmes ajoutent que ceux-là (dont je tairais le nom par excès de confraternité, et de toute façon je répète que ce sont des rumeurs infondées) se baignent à l’aise dans des eaux infestées de requins et je peux te dire que le requin il en veut pas , il reste à distance, et les requins se passent le mot «  attention eau infestée de liquidateurs, danger »,

- d’autres, encore plus cruels, ajoutent que certains liquidateurs de premier plan, pour montrer combien ils sont avenants et sympathiques, cultivent des regards de vautours, tout dans l'amabilité, et même, mais alors c'est confidentiel, prétendent qu’il y a quelques individus (liquidateurs femelles on va dire liquidatrices c’est plus dans l’air du temps) qui en plus, pour parfaire l’image du carnassier et montrer qu'ils ont dompté les charognards, auraient des sacs à main en crocodile (en plus ça fait pauvre), et si on veut on peut ajouter au spécimen une broche avec un gros scorpion naturalisé, mais là encore on va taire leur nom par confraternité - et aussi par solidarité avec le crocodile et le scorpion -. Là encore évidemment ce ne sont que des rumeurs totalement infondées.

- enfin, mais là c’est la pire des cruautés, la rumeur, toujours aussi infondée, ajoute que ceux-là, liquidateurs de prestige, font ajouter des pare-buffle à leur 4 X 4 de luxe toutes options, c'est pas pour les buffles, c'est juste histoire de bien poser le postulat de base : avec eux il faut filer doux, ce qu'on appelle caresser dans le sens du poil (car parfois le liquidateur et même la liquidatrice est paraît il  exagérément poilue). Dans leur bureau, pour symboliser leur pouvoir, il y aurait, toujours selon la rumeur, un grand aquarium avec des piranhas, avec un panneau "Danger", tu trempes la main, adieu le piano.

Mais attention, ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit. Ce ne sont que des atroces rumeurs 

En vrai, les liquidateurs sont tous de sympathiques individus, compétents, d’ailleurs pour preuve possesseurs d’un code de commerce récent en parfait état de conservation bien rangé dans leur bibliothèque, ils sont agréables, plein de talent et de charme et beaux comme des Dieux.
Et on doit ajouter que la féminisation de la profession est une vraie réussite. 

On sait bien que dans chaque profession il y a quelques échecs, mais là non ! Tout roule au plus haut niveau, en plus dans une ambiance de confraternité qu’on doit louer.

Et il y a en a même qui ont la lucidité d'utiliser des anglicismes dans la dénomination de leur société, genre "Partner" ou autre, le mot français n'existant pas, pour te dire. Et en tant que spécialistes de la procédure collective, ils sont d'ailleurs régulièrement contrariés par la pauvreté du français, du coup ils n'ont pas affaire à des créanciers, mais à des "créditors" et ils ne vendent pas des actifs, mais des "actify", et ils sont là pour vous "help", bref heureusement que l'anglicisme vient à leur secours. 

Pour en revenir au sujet principal de cette étude scientifique, si vous pensez être un angliciste distingué (mots incompatibles, c'est juste pour les besoins de la démonstration), il n'est pas évident non plus que vous trouviez avantage à poursuivre la lecture, la vérité est parfois cruelle.

Pour ceux qui resteront sur ces pages, on espère par attrait de la dérision, sachez ce que l’auteur des traductions de ces locutions latines disait d’un type que nous nommerons "xxx" pour ne pas lui faire une publicité imméritée, lequel avouait penser sincèrement que si on n'a pas de Rolex on a quand même raté sa vie.

Et comme c'est un type "distingué" il a ajouté en toute discrétion, quand sa femme lui en a offert une, que c'était la moins chère ... classieux pour la meuf non ? Petite précision : "en toute discrétion" ça veut dire sur les réseaux sociaux, c'est juste entre lui et ceux qui le "suivent" (qui sont pour la plupart de graves malades mentaux)

Mais je me distrais : l'auteur donc, disait de ce type "xxx" à la Rolex « xxx est-il un con ? La question reste posée. Et la question restant posée, il ne nous reste plus qu’à poser la réponse : xxx est-il un con ? De deux choses l’une, ou bien xxx est un con, et ça m’étonnerait tout de même un peu, ou bien xxx n’est pas un con, et ça m’étonnerait quand même beaucoup. »

Bien que d'une prétention que les parvenus arborent généralement avec fierté, le type était en réalité relativement lucide.

Il disait en effet "un con qui marche vaut mieux que 10 intellectuels assis, moi je voudrais être un con qui court".

Pour autant, s'il a magnifiquement réussi en tant que con, il n'a jamais couru, mais c'est rassurant de savoir qu'il ne se prenait pas pour un intellectuel (infâme mot, vous vous voyez dire "moi je suis un intellectuel" ???)

Donc ce spécimen de con, qui suggérait avec un air détaché aux clochards de "quand même mettre 1.500 € de côté" (sic) a une Rolex, pas chère, et il pense pour cette raison avoir réussi sa vie (de con).

Le possesseur de ce type d’engin est souvent utilisateur éclairé (c'est ce qu'il croit) d’anglicisme, et personnellement je n’aurais pas posé la question, et l’aurais classé d'office à un con virgule cinq, ne faisons pas de quartier en disant que c’est la moitié d’un con !

En plus le con angliciste Rolexé (modèle grosse loupe pour la date pour qu'on voit de loin que c'est bien une Rolex, je ne parle pas du joli modèle flipper qui n'est porté que par une véritable et unique élite d'un bleu nuit interplanétaire) étant spontanément content essentiellement de lui, puisque lui seul existe véritablement à ses yeux, en aurait été flatté, con comme il est, ce con.

Faites le test:  sur la citation ci-dessus remplaçons "xxx" par le nom de l'utilisateur d'anglicisme, Rolexé ou pas, candidat impétrant : vous ne serez pas surpris que la phrase soit si mélodieuse: ça sonne bien, il était tellement prédestiné !

Un beau profil de gagnant ! La vraie justice, la seule d'ailleurs, c'est que le con a l'air con.

Le mec complètement "touchy". Comme disait mon auteur préféré, ll y a plusieurs façons d'être con, mais le con choisit toujours la pire. C'est con-firmé.

Certains passent presque inaperçus au premier abord : méfiez-vous, ils sont parmi nous, ils semblent normaux ... mais ça ne dure pas.

On s'y tromperait tant qu'ils n'ont pas parlé (encore qu'ils soient généralement trahis par leur allure et leur tronche), surtout d'eux, et évidemment par de "savants" (c'est ce qu'ils croient) anglicismes.

J'avais lu un tag dans la rue "les cons sont parmi nous" et je dois dire que le type était assez bien informé.

Et d'ailleurs, manière, je vous invite à faire une expérience scientifique : dans une rue très fréquentée criez "Hé con !" et vous verrez que les deux tiers de la rue vont se retourner, preuve irréfutable d'une lucidité absolue chez le con. 

D'ailleurs, toujours selon mon auteur favori, le taux de con est tel qu'en réalité un individu intelligent est un con raté.

Précisons que, concernant le troisième tiers qui ne se retourne pas, il y a quelques unités qui sont "non cons", mais méfiez-vous des autres, ce sont les pires.

Car c'est bien connu, il n'y a pas pire con que celui qui ne sait pas qu'il est con, et, par connerie congénitale beaucoup l'ignorent.

C'est pourtant immuable, un caractère inné, comme on dit en génétique (dans une étude scientifique de ce niveau, on ne peut passer à côté de la génétique du con) et d'ailleurs Brassens résumait parfaitement la chose "quand on nait con, on est con, le temps ne fait rien à l'affaire". 

N'oublions pas ce que disait Einstein qui avait, lui, oublié d'être con " il y a deux choses infinies, l'Univers et la bêtise humaine ; et encore pour l'Univers je ne suis pas certain".

Spontanément j'ai tendance à redouter les vieux cons, mais à la réflexion, méfi, je suis dubitatif (mais comme le disait un de mes auteurs préférés, dubitatif c'est pas sexuel, c'est juste que le doute m'habite).

Les jeunes cons, qui ne sont que des vieux cons en devenir, sont peut-être encore plus à bannir car ils affichent avec une arrogance conne leur ignorance de leur propre connerie pourtant flagrante.

Pour revenir à notre étude scientifique, d'autres affichent de tels faciès de gueule de raie (je parle de raie culière bien entendu) qu'à ce stade ça en est de la franchise, c'est pas pour rien qu'en argot le singe c'est le patron, là c'est carrément "cul de singe" (d'où l'utilité du peigne cul dont nous parlerons plus bas, la science ne nous pardonnerait pas de l'omettre).

On les inciterait volontiers à enfiler un slip kangourou sur ladite gueule de raie, à se nourrir de suppositoires et claquer des dents dans leur slip, le truc c'est déjà facile pour prendre la température (vérifier avant, si possible, que l'utilisation "standard" n'ai pas précédé cette utilisation "buccale") et on s'étonne qu'ils n'en usent pas régulièrement pour s'asseoir ... tout le monde n'a pas bi-raie et c'est une riche alternative qui soulagerait l'œil de leurs contemporains !

C'est spécialement pour eux qu'on a inventé la célèbre blague "la procédure n'est pas orale elle est anale", qu'"ils" mettent en application avec tant de sérieux et de rigueur.

Ils annoncent la couleur en commençant leurs phrases par un espèce de borborygme pour se ramoner le tout à l'égout, qui leur permet de s'assurer que l'attention de tous est focalisée sur eux, sinon c'est pas la peine qu'ils gaspillent leur énergie si l'assemblée n'est pas captivée, suivi de "je  voudrais pas dire de connerie" ce qui est généralement un aveu, précisément, de ce que, malheureusement, ils en disent ... on dit parfois que le miroir réfléchit sans parler pour autant, eux c'est exactement l'inverse.

La plupart trouverait une place plus appropriée dans un champ à regarder passer les trains avec d'autres bovidés dont il est bien connu que c'est l'activité neuronale majeure : une fois dans le troupeau on ne les distinguerait plus. De plus il convient, dans ce texte de haute tenue morale, de relever que le mot "train" s'écrit de la même manière en français et en anglais, l'anglais ayant lamentablement imité le français : le bovidé angliciste, bien que ne parlant ni totalement français ni du tout anglais, devrait arriver à s'entendre avec les autres pour écrire un recueil de "pensées" (enfin tout est relatif) sous le titre "songeries bovines".

D'ailleurs en parlant de bovine je te signale une abréviation d'anglicisme qui est pas mal : "IBR". J'ai compris en écoutant la mélodie bleue que ça pouvait être une "rino bovine" sans que je sache si c'est une femelle rhinocéros bovine parce que croisée avec une vache (ça arrive, au sens propre comme au sens figuré l'homme est parfois peu regardant sur les gènes de sa femelle) ou si c'est une rhinopharyngite bovine (c'est à dire une vache enrhumée, mais ça peut frapper l'homme, la maladie se trompe parfois de cible, et il est vrai que dans certains cas les apparences sont trompeuses, ce n'est pas notre étude scientifique qui niera que certains humains sont largement bovins et qu'il y a de quoi confondre, ce qui est peu flatteur pour la gent bovine).

Mais pour les autres nazes, "IBR" ça veut dire autre chose, évidemment : il a fallu chercher longtemps - comme si on avait que ça à faire - pour trouver "indépendant business review" et avec ça te voilà bien avancé car évidemment personne ne comprend ce que ça veut dire, rhinocéros bovin c'est quand même plus classe !!!

Enfin pour rester dans le sujet, parlons des plus caractéristiques des anglicistes, attention je parle de l'élite de l'élite avocaillone, préparez-vous à être épatés.

Rien de commun avec le résidu gravillonaire titulaire, je cite un universitaire réputé qui n'a pas froid aux yeux, "d'un doctorat de complaisance poussivement soutenu par un raté de l'examen du Barreau, lui permettant ainsi d'accéder à la profession d'avocat grâce à la complicité d'universitaires qui mériteraient le conseil de discipline" "la conjuration des imbéciles".

Non non, je répète pour le cas où tu ais pas compris, ici on parle des élites.

Ils sont le résultat d'une rigoureuse sélection précoce : tout petits déjà on les repère, c'est facile il y a un indice, c'est le nombril, il faut avoir le nombrilisme déjà prometteur.

On leur inculque l'auto satisfaction pour laquelle ils sont prédisposés, l'esprit de supériorité et, évidemment, le "fameux" anglicisme (là encore ces deux mots sont incompatibles, c'est juste pour les besoins du raisonnement). C'est à dire qu'on leur fait adopter un espèce d'accent, comme ceux qui font semblant de parler anglais. On leur fournit également le peigne dont s'agit.

Et miracle (enfin façon de parler), ils deviennent ce qu'on espérait.

Parfois on dit qu'il faut de tout pour faire un monde, peut-être qu'en l'espèce certains sont superflus, mais ça s'impose à nous.

On les repère facilement : en principe ils se déplacent par paire (comme les fesses mais en moins pratique ), généralement déguisés avec des codes d’habillement (ils disent évidemment "dress-code") bien rodés (ce qui présente l’avantage non négligeable de dissimuler une partie leur pénible anatomie) ... comme un uniforme imposé :  même style de cravate, mocassins à gland (il faut oser !), blazer bleu marine croisé avec boutons dorés avec une ancre, un blason d'opérette, (si si, c'est à ce point).
Bref un armada d’escoubilles que franchement ça marque mal.

Pas besoin de se cacher derrière une ganivelle pour espépicer, même vu de loin c'est tous les mêmes. 

Je sais pas vous, moi, déjà les blazers je suis pas emballé, mais les blasons sur les blazers et toutes ces couillandres, alors là je suis vraiment pas fan, en principe c'est un aigle royal, ça fait un peu gardien de zoo - ce qui en l'espèce serait une comparaison intéressante - mais là le bestiau il est tout vouté, en fait c'est un vautour, qui tient fermement un code civil, avec une telle détermination qu'on risque pas de l'ouvrir, ce qui pour le coup n'est pas grave, l'heureux porteur du blazer n'en a jamais ouvert il va pas commencer maintenant et si on y regarde de plus près l'oiseau charognard a les menottes, ce qui est mauvais signe pour le client.

Evidemment "ils" portent une pochette qui mousse (l'élite angliciste, pas les vautours ! vous imaginez quand même pas un vautour avec une pochette qui mousse, ils ont leur fierté le vautours) , donc ils portent une pochette qui mousse assortie aux chaussettes (avec des jarretelles pour chaussettes évidemment, pas de quoi s'exciter c'est pas du tout sexy, c'est simplement ridicule, je savais même pas que ça existait), chemises à leurs initiales comme si on avait besoin de les connaître, et, détail qui fait très piche (mais là tout le monde peut pas comprendre le mot qui est intraduisible et vraiment local, à la capitale on sait pas), le dernier bouton de la chemise pas boutonné sous le nœud de cravate bien gros et bien lâche (on espère que c'est pas une chemise à manches courte mais pécaïre on peut raisonnablement le craindre). 

Evidemment encore, mais ça tombe sous le sens, la chemise c'est pas n'importe quelle chemise.

Vous savez le modèle rayé blanc et bleu, sauf le col qui est tout blanc, le truc qu'on a tous évité dans les rayons, les magasins les mettent en tête de gondole, car ils se sont fait fourguer ce modèle dont personne ne veut. Ben eux justement si. Ils se les arrachent.

Ils ont tous de suite eu le "crush" quand ils ont vu cette merveille, ils pensent que ça fait "trader" (on dit trédeur, ne faisons pas de faute de gout en disant tra-derreueueu on serait ridicule ... enfin encore plus).

Bref cette chemise, peuchère, ça déshonorerait une poubelle pendant une grève prolongée d'éboueurs devant une halle spécialisée dans la poissonnerie.

En fait macarel cet accoutrement et la tête de carnassier, mon pauvre, c'est un truc à pas leur confier son sac le temps d'aller pisser, au contraire même, le type tu le croises, il a même pas besoin de te demander quoi que ce soit, fan de pute, tu poses doucement ton portefeuille et ta montre par terre, ton costume (normal ton costume, pas un truc de clown) bref tu gardes juste le caleçon et tu mets les mains en l'air comme pour un hold-up tellement il porte sur sa figure qu'il est là pour te dévaliser.

Et encore bien heureux qu'il te laisse le caleçon, la chance, c'est juste parce que lui il met des slips (enfin un), le modèle kangourou à poche devant (une poche, je vous demande à quoi ça peut bien servir à cet endroit où a priori on stocke pas du poil à gratter, sauf pour ceux qui espèrent retrouver ainsi une sensibilité perdue), et à fins trous-trous qui rendent toute décence impossible, qu'on dirait une cote de maille, mais bien lâche, avec les amygdales sud qui pendent en dehors façon curé de Camaret, comme gros dégueulasse de Reiser, bref l'entresol qui dégouline.

Précisons ici pour être totalement objectif, ce qui est le propre du scientifique, que s'ils font propres sur eux pour la partie visible, ils négligent volontiers le reste : le slip en question, c'est une vraie rougne, il est dévasté par l'obsolescence, élastique défaillant et de larges traoucas en complément de ceux prévus par le fabricant dans le cadre du tissus grillagé (le grillage ça aère les couilles, c'est pas pour les retenir).

On va pas s'aventurer sur la couleur et l'odeur, là on penserait qu'on exagère, ce qui est pas le genre de la maison. 

Bref je vous le dis, vous prenez un épouvantail dans la campagne, vous le déguisez comme ça, à supposer qu'il accepte, ce qui est pas gagné car il a de l'amour propre l'épouvantail, et ben les oiseaux se partagent en deux groupes, mais c'est pas pour jouer au foot, un groupe qui rigole à en pleurer et l'autre, horrifié, qui déménage définitivement dans la vallée voisine.

Y a juste quelqu'un plus, en l'espèce un garagiste qui récupère la chemise rayée à col blanc histoire qu'elle devienne un peille comme mérité, il s'en sert pour essuyer les jauges à huile, mais même pour ça c'est pas bon, le tissus est trop amidonné (c'est à dire il est pas "anti slip" mais couillon ça veut pas dire qu'il est pour les slips, c'est juste un tissus relou), et son apprenti se fout de sa gueule à cause des rayures, ça lui fait penser aux Dalton en bagnards dans Lucky Luke. D'ailleurs la chemise alternative est également rayée, mais à très très grosses rayures noires, que mon pauvre on les croirait (déjà) derrière les barreaux.

Il convient de préciser dans cette étude scientifique que pour leurs "déplacements professionnels" en province - pour ceux qui proviennent de la capitale, c'est à dire la très grande majorité, vous vous en doutiez - , histoire de « Buzzer » et d'en mettre plein la vue à l'adversaire  et que la stupéfaction le déstabilise pendant leur plaidoirie, "ils" (eux, l'élite, pas les garagistes) mettent parfois malgré tout une tenue style "dé-con-tracté chic" (c'est ce qu'ils pensent mais le "dé" n'est pas privatif et la seconde syllabe a tendance à faire bande à part). 

S'ils osaient ils mettraient leur belle casquette de capitaine avec l'ancre de marine qu'ils arborent pour piloter leur yacht (au moteur), mais ils veulent pas trop susciter l'envie et l'admiration, d'autres tentent le pantalon de gardian, la chemise à fleur et le béret, pensant passer inaperçus (ce qui n'est pas leur qualité première, et pour le coup c'est un échec cinglant, tout le monde hurle de rire) et faire couleur locale, dans la droite ligne de l'image arriérée qu'ils ont du bas peuple.

Le plus du plus c'est le chapeau en feutre avec une plume de paon véritable (la plume, et d'ailleurs le paon aussi à y être), encore qu'il faille ici reconnaître que c'est réservé à des spécimens hors norme (mais sachez que c'est quand même un détail absolument véridique, on est pas là pour raconter un désastre imaginaire, la réalité suffit largement à alimenter cette étude plus zoologique qu'anthropologique)

Mais la plupart du temps ils se "contentent" :

- d'un pantalon rouge (ça fait corrida, mais à mon avis ils surestiment un peu la célérité de leur salutaire fuite) à large revers, avec

-  si on a de la chance un "polo" d'une marque avec un sympathique carnassier vert,

- si on en a moins une chemise blanche de costume, en tergal, bien cintrée avec le col bien raide et pointu mais là sans cravate et ouverte sur le torse in-musclé, avec les bourrelets qui dépassent entre les boutons hyper tendus tellement il est esquiché, (je suis certain que vous voyez le truc, entre les boutons la chemise laisse échapper des bouts de bide adipeux et blancas), laquelle (la chemise) dépasse du pantalon pour faire "débraillé on va chez les ploucs", et ce d'autant plus que la chemise a d'abord été mise dans le pantalon, puis ressortie une fois qu'elle est bien froissée en bas.

- et des mocassins bateau - à gland quand même (vous savez le modèle bien large, tellement large même qu'avec on peut faire du ski nautique sans les skis), et avec des chaussettes ultra fines de ville - ,

- et c'est idéal, comme ils sont deux, car ils rivalisent d'imagination dans le domaine défilé de mode clownesque, un met une belle veste en velours bien brillant avec des coudières en cuir et l'autre en velours côtelé à carreau avec des coudières en daim pour faire partie de chasse,

le tout pour bien afficher d'où ils viennent et surtout où le labeur les contraint à s'abaisser à descendre et le mépris dans lequel ils tiennent ces lieux où ils se précipitent néanmoins aux premières vacances venues, histoire dès que le cagnard est là de virer à un beau rose marbré avec des pointes couleur écrevisse ébouillantée du meilleur effet, qui fait bien marrer les vrais gens  ... mais dans ce cas ils améliorent l'esthétique - enfin c'est ce qu'ils pensent, comme quoi !!! -:

- en rehaussant la chose d'une visière de metteur en scène,

- en remplaçant le pantalon rouge par un bermuda bardé de poches larges et profondes, rouge également, on va pas renoncer à une couleur qui gagne,

- et en chaussant de magnifiques sandales sur chaussettes de ville bien hautes, et s'il fait mauvais des brodequins de chasse à large semelle et épais bourrelet sur tout le tour, modèle mis au point par la NASA avec ça vous pouvez gravir l'Annapurna,

- et, cerise sur le gâteau, pour être absolument certains d'être ridicules, en se harnachant dans un gilet de camouflage genre parachutiste avec plein de poches de tous les côtés et même, mais là c'est un truc de champion du monde, en se ceinturant avec une banane dissimulée qui leur fait du ventre que mon pauvre on dirait un durillon de comptoir de buveur de bière, sur laquelle ils greffent des étuis, les étuis ils aiment: un horizontal à lunettes, un vertical pour le téléphone, un vertical lui aussi pour quelques cigares dont le prix total dépasse le plafond du livret A, plus une chaîne pour attacher les clefs, et je te parle pas de l'énorme appareil photo qui leur bat sur le ventre, pour ne pas dire les noix (mais dans leur cas c'est indolore), pendu à une sangle noire et jaune, équipé d'un rétroviseur puisqu'ils ne prennent des photos que d'eux … on prend pas l'arc de triomphe sans Jules César … au retour ils ont 3000 photos de leur tronche, pour un nouvel album de leurs aventures chez les vrais gens. On dit qu'ils font du "reporting" (enfin je crois).

Bon l'avantage c'est que leurs héritiers (s'ils se reproduisent évitez de m'en garder un de la portée) pourront toujours vendre les photos à une marque de médicaments contre la constipation pour renforcer l'efficacité, on peut même à ce stade vendre du placebo, la photo suffira.

Bref une tenue espéciale que seul un couturier forcené aurait pu concevoir pendant son transfert en hôpital psychiatrique spécialisé dans les cas les plus graves, pour autant qu'on lui enlève sa camisole de force.

Inspirons nous des Tontons Flingueurs, chef d'oeuvre inégalé, pour rappeler que "les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait": c'est ici on ne peut plus flagrant.

En tout cas, effectivement les gonzes récipiendaires du tableau de mode ainsi dévoilé à leur sidération admirative, bé elles comprennent immédiatement à qui ils ont affaire ... mais la blague avec la tête de chien ne se pratique presque plus.

Je vous rassure, ces brèles, "ils" en viennent, mais surtout "ils" y retournent une fois que le mal est fait, on est d'ailleurs aussi peu tenté de le retenir qu'eux de prolonger leur séjour en terres incultes.

On avait déjà si peu envie qu’ils viennent ... d’ailleurs quand on t’annonce leur venue on te dit pas joyeusement qu’il vont venir, on te dit qu’ils « menacent » de venir ... pour te dire.

En les voyant les gonzesses, pour leur part, sont complètement espantées, elles hurlent de rire, mais un hurlement comme tu en as jamais entendu, elles auraient une mygale dans la culotte, un cobra dans le soutif, un tampon jex imbibé d’harissa extra-forte en guise de tampon et un tisonnier chauffé au fer rouge dans le fondement, elles hurleraient pas plus, pour te dire.

Donc, pour revenir au cœur de cette définition, ils sont deux avocaillons blazéreux :

- un, dit « senior » (attention je parle pas d'un "of councel, c'est à dire hors d'âge, mais ça vieillit moins bien que le bon vin, je parle juste d'un "sénior", vieux mais pas encore complètement hors d'âge, surtout ne pas confondre) , magnifique chevalière "oversize" de 180 grammes qui précipite son arthrose au doigt à force de tenir cette phalange en avant comme si rien n'était (mais ça n'a pas le prestige du doigt d'honneur), avec des armoiries qu'il prétend de famille d'un air faussement modeste, genre je suis issu de la noblesse mais je m'en vante pas (sa généalogie est en effet chargée de diverses anomalies et même de voies de garage dans lesquelles quelques femelles se sont fourvoyées pour se faire défoncer par on ne sait qui), armoiries en réalité inventées par lui, (la devise c'est, en toute humilité " au-dessus de tous" comme Henri IV et évidemment les armoiries il y a un dragon qui terrasse un troupeau de lions sous le contrôle de Dalloz habillé en rouge, dont il a toujours pensé -connement - qu'il est le Dieu de la justice et de toute façon ça fait bien ), lequel "sénior" fait de la figuration intelligente (c’est ce qu’il pense) et de la facturation très très intelligente, juste le regarder respirer, le compteur tourne comme quand on fait le plein d’essence mais sans la virgule, même s’il a mangé de l’ail et fumé un cigare qui vaut plus cher que la prime de fin d'année qu'il alloue généreusement à sa secrétaire et qu’il incommode tout le monde avec son haleine de canalisation d'égout crevée et ses effluves pestilentielles qu’on croirait qu’il est pourri de l’intérieur c’est la seule explication, dont les zéros défilent, mais il y a plusieurs chiffres devant ... s’il parle (il connaît les lois « d’avant », ça sert à rien) ça compte double et s’il médite (en fait il pense qu’il va devoir changer sa voiture une fois de plus pour toujours avoir le modèle au-dessus des autres seniors, histoire de montrer qu’il est le meilleur) ça compte triple ... un super placement , ledit "sénior" contient tant bien que mal l’ascension d’un autre, dont il est flanqué (mais en réalité c'est plutôt l'autre qui est affublé du "sénior" pour lui faire prendre l'air de temps en temps, mais, sans doute par excès de modestie, le "sénior" s'appelle rarement "Médor", même s'il travaille dans un "cabinet de niche" - terme véridique).

Le sénior, c'est le standard de ce que tous ces cons aimeraient être, le "new normal" on peut dire si on veut verser dans le pathétique.
Habitué à être en « front row » tu t’en doutes, un con pareil !

Un con-cept à lui tout seul (ils disent un "poc").

Tu l’invites à un dîner de cons tu peux miser sur lui … champion du monde toutes catégories, inutile de subir les pré-sélections, grâce au contrôle continu il en est dispensé d’office il a pas franchi le seuil de la porte qu’on est déjà certains de passer la soirée de l’année 

- l’autre, dont le « senior » est affublé, est dit « junior » (comme quoi les anglicismes et la cotation qui va avec leur font perdre tout sens critique, accepter d'être traité de "sénior" ou de "junior" faut avoir l'amour propre en roue libre), le type en apparence bien propre sur lui si tu vois ce que je veux dire, mais tout dans l'apparence, en fait un noï, bref le type qui dort avec son slip sale de la veille.

Le "junior", té, il travaille pour deux (il n'y a aucune "equity" !), mais surtout pour que l’autre tâche, bref le "sénior" brille (ça relève de l'exploit, il faut un bon cirage et une brosse souple), ne parle que si le "sénior" lui fait un signe que par convention on qualifie d'intelligence (c'est juste une convention, traiter le mal par le mal) que l’autre semble malgré tout comprendre : dans ce cas le "sénior" dit "mon jeune assistant qui, je vous assure que c'est pas des "pranks", a une formation complète ("formation complète" expression véridique; en entendant ça on se demande s'il a terminé sa puberté, ce rogaton de "junior" et si ces furoncles buboniques bien luisants, au sommet blanc comme le Fuji-Yama, ambiance paysage de volcans sur tarte aux fraises, qu'il se trimbale sur la tronche, qu'on dirait une plantation d'hémorroïdes vue d'avion, ça serait pas de l'acné juvénile au lieu d'une banale vérolerie, d'ailleurs il fait encore un peu ado rondouillard, vous savez la veste de costume qui marque bien les bourrelets, le genre porcinet, pour rester dans le thème).. je répète puisque je suis sans arrêt interrompu: mon jeune assistant vous donnera les détails" (dans un "wording" ou un "policy paper" évidemment, il va pas s'abaisser à faire une note) , histoire de montrer qu'il prend l'autre pour un minus pas fini (en fait il a pas encore fini son "on boarding"), qui va devoir le supporter pendant quelques années en espérant l'accident vasculaire mais pour que ce soit cérébral cela suppose un cerveau (ils ont pas "dealé" sur le débarrassage de l'épave), et deviendra à son tour odieux quand il sera "sénior" et que l'obsolescence programmée du précédent aura enfin fait son office sur ses quelques neurones résiduels et une prostate devenue cruellement défaillante, dont les conséquences sont une variante du "waterfall" moins connue mais aussi moins élégante que les nobles définitions que nous découvrirons plus bas avec admiration, et qu'en l'espèce Pampers traite avec succès chez les nouveaux nés, c'est sérieux comprenez-vous c'est une marque américaine). Dans cette étude scientifique n’oublions qu’un des signes évident de sénilité, qui ne trompe pas, c’est quand il oublie s’ouvrir sa braguette pour aller pisser. 

Le second commence à avoir la « practice » il raye le parquet de ses dents trop longues, contient lui-même la poussée de quelques brêles plus jeunes que lui à grand coups de latte et grand renfort de petites piques vipérines et insidieuses, et pousse vers la maison de retraite le premier, qui sait ce que c’est puisque lui-même à l’époque, quand il est arrivé dans la boite et "s'est mis avec plaisir au service de l'équipe" (expression véridique, faut quand même avoir un égo surdimensionné pour dire ça, déjà il le dit pour indiquer l'honneur qu'il fait à l'équipe en question, et préciser à quel point on lui a déroulé le tapis rouge tant sa science est vaste et irremplaçable et même qu'on s'est battu pour le convaincre de venir tant son nom sur le papier entête ajoute au prestige de la boite ... mais nous on peut pas comprendre, en plus parfois ça veut dire que ce qui compte c'est pas que le type travaille, et même surtout pas, par convention on lui demande de ne faire absolument rien pour ne pas compromettre les intérêts du client, c'est juste une espèce de location de son nom pour faire bien ... enfin c'est ce qu' "ils" pensent, et "avec plaisir" c'est pour indiquer qu'il a bien négocié sa rémunération ), donc lui, le "sénior" , ce cadastre, il passait à l'époque ses journées à intriguer pour que le vieux dégage (quand il aura échoué dans son "upcycling" - ne cherchez pas c’est juste essayer de faire passer une chambre à air crevée pour un ballon dirigeable dernier cri, le truc injouable ) et éviter que le plus jeune lui passe dessus (si possible du pied gauche ça porte chance).

Le "senior" a été dressé pour distribuer sa carte de visite : dès qu’il arrive quelque part il a sa pile de cartes, comme on distribue à Géant Casino des bons de réduction (lui il dirait flyer) pour les saucissons Cochonou .. mais là il y a pas de réduction, au contraire, déjà à la calligraphie de la carte de visite on sent que ça va vous coûter aussi cher (c'est le "pricing") de gagner le procès avec lui que si vous le perdez sans avocat (si par miracle il gagne, il faut que le dossier soit très très bon, et on part avec un handicap car en principe les juges ne parlent pas anglais, eux non plus, donc ils ne se comprendront pas) .

Pour justifier ses honoraires exorbitants, il met sur son site internet « Ne regardez pas comme onéreux ce qu’il vous en coûte pour vous défendre mais ce qu’il vous en coûtera de ne pas vous être défendu. » et précise, pour montrer sa culture, que c'est la Quatrième Philippique de Démosthène, mais franchement il vaut parfois mieux ne pas être défendu et payer l'adversaire, que le payer le "sénior" pour en plus perdre le procès. Le risque existe !!

Le "junior", lui, n’existe pas encore complètement, il est même-pas sur le "board" et ne distribue pas son pédigrée, il est dans l’ombre de l'autre tâche, émule de Cochonou (ce qui, par parenthèse maintien le lien avec le sous-titre de notre définition) et il essaye de pas trop faire de cagades.

Un jour ce caramel, il aura le "lead" (attention si vous voulez pas passer pour le dernier des ploucs, dire le liiiiid)  mais plus tard, quand l'autre counifle ne sera plus en "front". Pour reprendre Brassens, le jeune con remplacera le vieux con, histoire d'un con à l'autre en quelque sorte.

Je te parle même pas de la gent féminine, non admise dans ce monde macho, sauf s'il faut absolument en avoir une ou deux représentantes dans le "cabinet" (si possible pas associée) "pour faire les divorces" (sic), auxquelles on accorde alors le mépris le plus absolu sauf évidemment pour leur mater le cul plus ou moins ouvertement, et on alloue les surnoms les plus sexistes possibles, genre "la vierge bêlante" (sic), laquelle d'ailleurs, il faut bien le dire, réussit bien sa carrière de "bêlante" comme une chèvre et a connu un échec récurent dans celle de "vierge".

Cette togne, elle a pas réussi à préserver intact le moule à gaufre pourtant dissimulé dans une brouette de choucroute mal peignée (et pourtant comme déjà indiqué ça manque pas de peigne cul).

Qu'est-ce que tu veux, quand on va de "premier date original" (non il n'y a pas de faute, ça vient de "dating", hé plouc) en "eye contact", c'est "easy peasy" (ne te trompe pas ce n'est pas seulement une marque de pompes pour bébé, c'est aussi pour dire que l'élastique de la culotte va pas résister) on finit par passer à la casserole sur le capot de sa bagnole, c'est couru, quitte à précéder le truc d'un bon ratissage de pelouse.

Il faut dire que depuis le célèbre épisode de la pomme, elles en veulent toutes.

Elle, une conne de chez conne, je préfère te le dire tout de suite (ou plus exactement "de suite" pour garder le "lien"), mais c'est ce qui lui permet de supporter les autres nazes, conne au point qu'elle est toujours étonnée que ses règles ne soient pas bleues comme dans la pub à la télé pour les tampons, tu sais le truc où on trempe un tampon dans une carafe et où l'eau devient bleu des mers du sud (on peut boire le contenu de la carafe avec un peu de gin) ... bref conne y a pas d'autres mots.

On lui a d’ailleurs fait passer un test de connerie lors de son recrutement, c’est facile tu éclaires avec une lampe dans l’oreille gauche et si la lumière ressort par l’oreille droite sans être déviée c’est que c’est bien vide comme prévu, et on lui fait un certificat d’authentique conne : test réussi à 100% dans son cas.

C’est un super test : la lumière ressort par les narines les yeux et la bouche, tu peux lui mettre un abat-jour à la conne, et on dirait une lampe de pirate .. ça éclaire même le fond de la culotte !! 

Le plus drôle c’est quand deux « seniors » de boites (on dit "firme", en plus ça évite d'employer le mot "cabinet" qui en l'espèce évoque les camarades Jacob et Delafon et incite à tirer la chasse) concurrentes se rencontrent : ces branques, on les a équipés en option d’un truc exprès pour stocker les cartes de visites adverses ... toute une vie de rencontres passionnantes au plus haut niveau de la dégénérescence humaine rassemblée dans ce machin ! 

Et je vous dis pas les discussions, si possible en parlant fort pour que tout le monde soit captivé, exclusivement en anglicismes (et non pas en anglais), sur des concepts que vous savez même pas qu'ils existent genre "l'asset deal, bien que d'une mise en oeuvre complexe est parfois privilégié par rapport au classique share deal" (véridique évidemment).

C'est vrai qu'on peut hésiter, et d'ailleurs je connais plein de gens qui se posent la question sans en comprendre le sens, mais moi personnellement bien que de mise en oeuvre plus complexe, je privilégie plutôt une assiette de tagliatelles carbonara par rapport aux classiques spaghettis bolognaises, même servie dans une "asset".

Ils parlent aussi du "remote word" et du "business abroad" (concrètement leurs vacances à l'étranger, si possible en mode "teambuilding" car en "afterword" le "teambuilding" c'est toujours plus "smart" ... enfin je sais pas ce que tu en penses, mais a priori ça semble évident).

Rappelons-nous à ce sujet la devise Shadok "il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que sa connerie sur des choses intelligentes": mais à l'impossible nul n'est tenu. 

Et, encore plus drôle, à hurler de rire même (si on est moderne on dit MDR), il faut savoir qu'ils éditent des classements entre eux, dans des catalogues avocaillonistes spécialisés dans les carnassiers de luxe, édités avec un papier tellement glacé que les dents brillent comme des crocs et les pupilles reflètent le billet de 500 (dollars évidemment, on va pas parler en monnaie de singe).  

Déjà il y a l'édition des "best lawyers" qui concentre des types (qui payent discrètement mais grassement pour être mentionnés) qui exercent des spécialités inconnues, genre KYC, CVAE, BSPCE, ESFP (le tout véridique évidemment, extrait du site d'un type qui non seulement est juriste mais également serrurier, il donne la clef pour comprendre le droit - enfin il la vend plutôt).

Mais attention pas des prétentieux, les "best lawyers" pas du tout du tout. C'est les meilleurs, c'est tout mais c'est pas de leur faute, c'est à l'insu de leur plein gré comme on dit, c'est leur ADN comme ils disent sans savoir ce qu'est l'ADN.

Pour te les situer, il y en a un, son site internet décrit Paris, unique au monde, avec la tour Eiffel, Notre Dame ... et son cabinet d'avocat. Son regret c'est qu'il y ait pas une merveille du monde de plus ... LUI.

Mais je répète, c'est en toute modestie. Il a fait mouler un buste en bronze de sa tronche, avec la même pose que Voltaire pour la statue qui est au Louvre, mais, et là c'est un truc de pro, à une échelle à peine supérieure, que si des fois on les mets un jour à côté, ce qui est très très probable selon lui, il soit un peu plus remarqué que Voltaire.

En attendant le Louvre, il (le buste) trône dans la salle d'attente de son bureau, mais un truc vraiment humble, ce sont juste les nécessités de l'histoire qui s'imposent à lui, préserver pour les générations futures la mémoire des personnalités qui marquent leur époque ... ce qui est exactement son cas.

Pour te le dire franchement on pourrait presque confondre avec l’annuaire des cons primés.

Les "best lawyer" pour te les décrire, tu arrives à une audience et tu vois trois de ces spécimens, mon père qui avait un vocabulaire d'une extrême précision aurait dit ces trois peigne-cul (décidément c'est récurent) ...  évidemment avec enrobés sans le plumeau, car évidemment ces pélucres, ce sont des parisiens qui font du "forum shopping".

Ils sont du « hall of fame » et ils tiennent à ce que ça se sache (tu l’ignores sans doute ça veut dire qu’ils payent un magazine pour être classés dans le « temple de la renommée », ils s’en pissent dessus d’orgueil).

Ils te tendent leur carte avec des couronnes de laurier gravées en relief à la feuille d'or, je peux te dire qu'on l'a pas plaint, comme l'autre qui trempe les steaks dans l'or, bref la connerie en lingot.

Et par curiosité malsaine et ironique ils te demandent quelle est ta spécialité. C'est pas pour savoir, ils s'en foutent, c'est juste avec la certitude de se foutre de ta gueule en entendant ta réponse.

Rappelle-toi la maxime latine (c'est quand même plus noble que l'anglicisme) "Homo homini lupus est", parfaitement adaptée pour la circonstance en "Homo (Homo Asserta Anglicis, évidemment) homini porcus est". 

Donc les trois peigne-cul anglicistes (ou plus noblement "asserta anglicis") te demandent ta spécialité pour se foutre de ta gueule.

Ta spécialité. Mais comment on fait quant on en a pas ??? Spontanément tu réponds que tu es généraliste. Oui généraliste. Presque on s'excuserait d'exister, déjà que tu n'es que "middelclass", bref tu as tout loupé.

Et mon pauvre, ça ne loupe pas, c'était couru d'avance. Généraliste !!! Tu es immédiatement bâché (c’est comme ça qu’on dit )!

Immédiatement ça boulègue, ils t'arrachent leur carte des mains, pas la donner à n'importe qui.

Vous pensez une carte qui coute la peu du cul (une fois peigné).

L'un des peigne-cul part d'un grand rire (comme prévu) et sort son peigne pour se recoiffer (c'est le même peigne que pour le cul, mais il y a pas pensé ce con, ce coup-ci il coiffe le foin qui surmonte son crane).

Pour l'autre, ça dépasse l'entendement, il pensait juste se foutre de ta gueule, mais là, "généraliste" c'est trop, il se met en "stand still" puis il s'appuie sur le mur pour vomir son caviar du petit déj.

Le troisième, lui, il fait une tête de colique intense (enfin il avait déjà une tête de colique, c'est juste l'intensité qui varie) il a un accès de folie, il se roule par terre (dans le vomi du second, il y a une justice), "généraliste" c'est la panique, il se croit téléchargé dans un monde de crétins, une torture quand on est de l'élite.

Bref tu te prends la honte.

Mais heureusement le bon sens prend le dessus.

Tu réfléchis et c'est toi qui te mets à rire ... mais d'un rire intelligent, c'est la différence. Je te rappelle ce que disant l'un de mes auteurs favoris "La connerie, c'est comme le judo, il faut utiliser la force de l'adversaire".

Au delà du "date gouvernance act" dont j'ignore ce que c'est, il y a aussi d'autres publications à ne pas mettre entre toutes les mains, tellement c'est à mourir de rire.

Déjà un magazine qui s'appelle "Décideurs", concentré de tous ceux sans lesquels le monde s'arrêterait à l'instant.

Un peu comme le film "Les Visiteurs" à l'envers, s'ils n'étaient pas là.

S'ils étaient pas là, en un instant de raison, comme disent les notaires, qui s'y connaissent en instant de raison, (pour certains notaires, l'instant de raison c'est un truc inattendu et inespéré qui arrive quelques fois dans leur vie de notaire, ils ont des montres spéciales, étanches jusqu'à 250 mètres de profondeur (très utile pour le notaire), qui supportent l'accélération d'une fusée (toujours utile pour le notaire), avec une vitre pare-balle (véridique, le notaire peut se faire descendre, sa montre sera intacte) et présentent la particularité de donner l'heure, et surtout qui affichent le millième de seconde, car l'instant de raison desdits notaires c'est très bref, il faut pas le louper, ensuite le notaire dont s'agit va se laver les mains (il peut garder la montre elle est étanche)), donc, j'ai été interrompu par moi-même (je sais pas si tu as remarqué, j'adore les phrases longues, certains disent alambiquées, mais je ne sais pas ce que ça veut dire, pour moi c'est limpide), si les types en tête de gondole dans le magazine "Décideurs" existaient pas, en un instant de raison on se retrouve à l'âge de pierre, en peau de bête, à essayer de frotter des cailloux pour faire du feu, à s'épouiller mutuellement et à chasser le Mammouth à coup de massue.

Et alors je te le dis, si tu veux d'installer dans une grotte, tu as pas trop tendance à aller voir le notaire pour passer un acte avec la force exécutoire, la force exécutoire tu as pas besoin du notaire pour l'avoir, tu gère l'exécution toi même.

Tu mets ton beau collier en dents de mégacéros et griffes de tyrannosaure pour t’attirer les faveurs des esprits, tu t’enduis le visage avec tes peintures de guerre, tu lustres ton piercing en os de côtelette de cochon (on reste dans le thème) qui te traverse le nez de part en part, si pratique pour te moucher, quelques plumes de paon dans le cul histoire de tromper l’ennemi sur tes intentions et de laisser penser que c’est la revue itinérante du Crazy Horse qui se déplace (il fait savoir qu’à cette époque dans les cavernes tout le monde écoutait les disques de Line Renaud), tu fais quelques incantations maléfiques rythmées par ton tam-tam en peau de glouton, et au lieu d'invoquer le notaire tu balances plus volontiers quelques rochers à la gueule des ours qui l'habitent (la grotte, pas le notaire, le notaire il est pas abite), puis avec ta torche tu mets le feu au pagne en fourrure des hominidés présents histoire de leur offrir une épilation maison et surtout de les éloigner en les amenant à se précipiter pour se tremper le cul dans la rivière voisine en espérant stopper le désastre à temps.

Enfin tu chasses à la massue les irréductibles qui restent, y compris les rats.

Une fois la caverne libre, tu peux ensuite :

- installer sur la paroi de la grotte tes peintures de bison, histoire de te sentir chez toi,

- déballer dans le coin cuisine tes pierres à feu, l’estomac de cerf qui fait office d’outre, le service de flutes en corne d'auroch qu'on ta offert pour ton mariage, tes assiettes en crane de boeuf musqué, le livre de recettes préhistoriques de la regrettée Maïté, et suspendre le cuissot bien faisandé de rhinocéros laineux que tu as chassé le printemps dernier et avec lequel, vermine et vers compris, tu comptes te régaler tout l'hiver,

- étendre la peau de bouc qui te sert de lit sur quelques pierres pas trop saillantes, pas trop en pente et pas trop boueuses, dérouler ta descente de lit en lion des cavernes,

- poser ta torche de chevet de ton côté du lit,

- installer dans le coin salon ton xylophone en carré d’auroch et ta batterie en crânes de cervidés (faire venir l’accordeur car les déménagements c’est pas bon pour les instruments de musique)

- donner un petit coup de balai pour évacuer le plus gros des ossements laissés par les cannibales précédents, mais bon de toute façon on mange au lit et on balance les restes sous le lit ça parfume et ça attire des petits charognards qu’on peut manger en brochette, un vrai régal et des hordes de mille-pattes qu’on croque vivants à l’apéro ça craque sous les dents, et ce qui est sympa c’est que quand tu as avalé les pattes continuent à bouger un moment ça masse l’estomac.

Pour les chopper, ces mille pattes, il suffit de soulever le lit et de se servir c’est là qu’ils grouillent (certains de ces mille pattes sont jusque dans le lit, ça chatouille quand ils dévorent les poux et morpions pubiens qui arpentent ton calbute).

Éventuellement tu t’appropries quelques femelles du cheptel de la meute sortante, que de toute façon les mâles ont les couilles brulées en suite de tes interventions et seront hors jeu pendant quelques périodes lunaires.

Dans ce cas ne pas oublier de fixer au dessus du lit une glace au plafond de la grotte, entre deux stalactites. 

Je sais pas pourquoi, c'est une époque que les notaires comprennent mal, ils traitent à leur congrès de "la vente de l'immeuble démembré", alors qu'en l'espèce c'est pas tellement l'immeuble que tu démembres, et la nu propriété c'est juste quand tu quittes (comme on dit ici) le pagne pour partager les plaisirs avec les femelles sus-dites.

Enfin un conseil: avec la peau du rhinocéros laineux tu peux faire des mocassins très chics et si tu es précurseur ajouter des glands, histoire de porter des mocassins dignes de ce nom dont tes descendants anglicistes s’inspireront. Puisqu’on est dans une étude juridique on peut regretter que la propriété intellectuelle n’existe pas encore car le brevet des mocassins à gland c’est un sacré capital.

Petite précision importante: comme dans tout pavillon qui se respecte les chiottes sont sur le pallier, bref le luxe absolu.
Pour la salle de bain il faudra attendre quelques dizaines de milliers d’année, c’est pas encore prévu (les ancêtres de madame Rika Zarai devront se passer du légendaire bidet caractéristique de leur lignée, ça leur évitera de se tremper le cul dans l’eau froide pour donner de la vigueur à leur familial neurone orphelin qui a défailli pendant tant de générations à permettre l’invention de l’eau chaude).

C’est d’ailleurs terrible cette époque préhistorique, on vient d’apprendre que Nabilla envisage de quitter Dubai pour retourner vivre en Europe car elle ne peut plus vivre sans les « Fashion week «  qui sont le centre de sa vie, ce qui fait dire à un rappeur tout à fait qualifié sur le sujet que c’est la culture du vide, eh ben les ancêtres de Nabilla pour choisir leur grotte ils savaient même pas que la  »Fashion week» ça existait (et s’ils avait su que leurs copulations conduiraient à Nabilla, ils se seraient peut être pas reproduits inconsidérément).

En tout cas pour cette histoire de grotte, une fois l’installation terminée mettre ton nom sur la boite aux lettres et sur la sonnette puis poser à l’entrée de l’auvent de la grotte ton beau paillasson marqué à tes initiales.

Après tu fais une sieste méritée avec quand même la massue à portée de main pour préserver la fameuse force exécutoire et ton autorité sur les femelles conquises.

Dans ce cas la légendaire utilité du notaire cesse, sauf peut-être pour agrémenter une soupe au chou, ça change du rhinocéros laineux, d’après Maïté qui s’y connaissait plus en cuisine riche que tous les « best lawyers » reunis en droit, le notaire cuit longuement c’est confit et c’est quasiment comestible. Mais c’est assez fade et sans saveur, bien saler et poivrer le notaire, glisser du persil dans chaque narine et un bouquet garni dans les oreilles.

L’avantage pour la soupe c’est qu’en principe la chair est grasse et bien entrelardée.
Si possible cuire à basse température, on peut lui laisser la montre pendant qu'il infuse dans la marmite, elle résiste jusqu'à 2000 degrés pour le cas où le notaire aille à ses moments perdus faire du tourisme au centre d'un volcan - certains notaires ont beaucoup de temps libre, mais ne me faites pas dire qu'ils ne font rien, ceux-là, qui une fois encore ne sont pas représentatifs de la profession, quand ils ont fini de lire le journal dans leurs toilettes personnelles (ils partagent pas avec le personnel, surtout qu'il y a du papier plus doux, on est pas notaire pour rien quand même) ils ont la pénible contrainte d'assister à la signature d'actes rédigés par le Cridon.

Je te rassure dans ces cas (rares je répète) c'est le clerc qui gère, pour le notaire ça dure quelques secondes, il passe juste la tête pour la régularité de l'acte et montrer au client combien sa rémunération est justifiée.

Et je t'explique: le Cridon c'est un truc qui fournit à ceux des notaires (évidemment rares) qui trouvent que c'est quand même compliqué le droit, des clauses toutes prêtes, qui sont assemblées à "l'étude" (le bureau du notaire on appelle ça une "étude", ça fait intellectuel) par des clercs sous-payés (mais franchement que c'est rare, je sais même pas pourquoi on en parle).

Bref le Cridon, c'est fait pour pallier la nullité notariale, dans l'hypothèse (d'école) où elle se rencontre, ce qui est tellement rarissime qu'on se demande même pourquoi le Cridon existe, c'est préventif pour le cas où.

Et dans ce cas, mais alors je répète en pratique ça n'arrive jamais, les notaires, ils ont qu'à faire copier par le petit personnel, un peu comme tu achètes un bail type chez Gibert.

Mais attention c’est pas le prix de chez Gibert, ou alors en sortant du magasin tu fais dorer le truc à l’or fin. C'est comme le steak doré.

L'acte du notaire, en principe en page 1 tu as le nom de l'acheteur et du vendeur, en page 2 la description du bien vendu et le prix. C'est génial on comprend tout même si on est quasi-débile, et de toute façon on fait confiance au notaire.

Mais là où ça devient grave, c'est si le type du Cridon (qui n'est pas notaire) ou le notaire (toujours le même) veut se mêler de mettre sa touche personnelle, là du coup au fil de la lecture tu comprends plus rien et tu te demandes si en fait celui que tu croyais être le vendeur est pas un type qui passait par là et qui a rien à voir avec le truc.

Je te donne un exemple véridique : le notaire fait signer un acte intitulé "constatation réalisation condition résolutoire" qui comporte une clause "la condition résolutoire est réalisée et la vente est résolue à la date des présentes". C'est simple et efficace, on comprend tout, c'est merveilleux.

Pour le féliciter, on donne au notaire du "mon cher Maître" comme s'il était une sommité, le haut de la hiérarchie des juristes. 

Mais va savoir pourquoi, le notaire, qui avait sans doute une digestion difficile, a ajouté plus loin une autre clause que personne lui a demandée : "à défaut de paiement du solde du prix et un mois après un "simple" commandement de payer resté infructueux, la vente sera résolue de plein droit" et ça continue "si bon semble au vendeur".

On va passer sur le « simple commandement » ça n’a jamais existé en procédure civile ou en voie d'exécution, mais le notaire en question (qui je le rappelle est l'exception) ne sait pas ce que c’est un commandement et il a pensé qu’ajouter le mot "simple" ça ferait style.

Et de toute façon c'est pas la peine d'employer des mots savants, il ignore ce que c'est que la procédure civile et les voies d'exécution, donc on va par lui chercher la petite bête quand même.

Mais le plus important mon pôvre, c’est que tu peux aller devant tous les juges de la planète, je te mets au défi de savoir si la vente est résolue ou pas. C'est pas grave, tu me diras, c'est juste un immeuble dont finalement, "ben merde alors", on ne sait pas à qui il appartient. "Comment ça merde alors ? But alors you are French" disait Louis de Funes dans la Grande Vadrouille. Ben oui, désolé on préfère parler français.

Mais ce qui est certain c'est qu'entretemps le notaire se sera lavé les mains après avoir fait le tout petit, même le minuscule, virement de ses honoraires dérisoires, et encore je te dis pas rapporté à son temps de travail, que c’est à pleurer tellement il est sous-payé.

Les autres elles ont des micro chiens, des micro robes et des micro strings (enfin un ça suffit, on le porte peu, on peut faire la saison avec), le notaire lui il a des micro honoraires, si on veut faire un raccourci l’honoraire c’est le string du notaire.

Résultat, les notaires, en principe (mais ne généralisons pas, il existe des notaires "normaux"), ils sont propres sur eux, petit costume cravatte (un peu étriqué) pour les mecs, petit tailleur pour les filles, et on sens immédiatement leur suprématie.

D'ailleurs un professeur disait il y a pas longtemps "il faut poser une tête pensante sur le corps de la compliance sans quoi cette dernière devient un néfaste néant" et immédiatement on a pensé aux notaires pour faire la fameuse tête pensante, et éviter le vide sidéral, même si la "compliance", tu m'as compris si on s'en bat, au point qu'on sait même pas ce que c'est.

Et je te fais observer qu'au 117 ème congrès des notaires, leur président a enfin dévoilé ce qu'on cherchait depuis 1539 que la profession de notaire a été imaginée : la "raison d'être du notariat", il a fallu attendre jusqu'en 2021 non pas forcément pour la reconnaître mais au moins pour savoir ce qu'en pensent les premiers concernés.

Et a priori les retours sont assez positifs, sans surprise la plupart des notaires s'accordent à considérer qu'ils ont une "raison d'être".

Mais attention en ce moment on monte en puissance, on ne doit plus parler de "fonction notariale" on parle désormais d' "ingénierie notariale", rien que ça. Le notaire il se contente plus de passer des actes, il "ingénie". Oui oui je t'assure.

Les notaires, ils "exercent" :

- pour certains dans de luxueux locaux garnis d'oeuvres d'art défiscalisées (défiscalisé ça veut dire que c'est le notaire le propriétaire mais c'est toi et moi qu'on paye, ce qui n'est pas très français comme tournure, c'est juste pour rire)

- mais également pour d'autres, les plus riches évidemment, dans des locaux insalubres totalement pourris, moquettes trouées, peintures sales, tapisseries qui racontent la vie de Charles VI (oui ! Charles VI c'est le roi fou, et la tapisserie décrit plusieurs tableaux, Charles VI, ce cougnous, qui court en imitant des cris d'animaux, Charles qui jette ce qui lui tombe sous la main à ses visiteurs (véridique), bref que du bonheur pour gouverner) en lambeau (la tapisserie, pas Charles VI), mobilier (on revient chez le notaire) mobilier imitation "Louis chose" en imitation formica, dépareillé et de merde (le mobilier pas le formica), lumière blafarde pour économiser l'électricité, toilettes condamnées pour les clients, ce qui permet de gérer la consommation de papier toilette des salariés, on vérifie le nombre de rouleaux tous les soirs, on est presque à organiser des fouilles au corps (c'est le cas de le dire) si la consommation du jour a été trop élevée sans justification médicale de chiasse avérée, auquel cas on tolère quelques feuilles supplémentaires même s'il est fortement préconisé d'amener son propre papier en complément (c'est le mot juste, l'un implique l'autre) de sa gamelle - comme disent les collègues de travail "directement du producteur au consommateur". (le tout évidemment quasiment véridique, et encore je te précise pas que le temps d'utilisation des toilettes est compté car quand même c'est pendant le temps de travail, mais là pour être honnête (et je le suis !), c'est plutôt un truc de certains liquidateurs - enfin certains sans le "s" - ) , c'est comme ça qu'on devient encore plus riche -.

Certains notaires, toujours aussi rares, c’est des types, quand tu leur envoies un mail, genre "Mon cher Maître, je vous prie de trouver ci joint mes 22 précédentes demandes restées sauf erreur sans réponse", tu reçois le mail "Pour que votre message soit reçu, merci de prouver que nous n'êtes pas un robot " (comprendre pour montrer que vous êtes digne que nous vous lisions, comme si les robots écrivaient aux notaires, déjà que nous, si on est pas obligé on s'en passe assez bien, et tu as remarqué que c'est juste pour que le message soit "reçu", après pour qu'il soit "lu" il y a d'autres épreuves à passer).

Tu dois déjà cocher la case "I am not a robot" que si tu comprends pas l'anglais tu paniques, et si tu comprends tu te demandes ce qui est mieux pour le traitement de ton dossier, être un robot ou pas.

Et ça continue : "Pour prouver que vous n'êtes pas un robot merci d'identifier les photos sur lesquelles une cravate est cachée, parmi les 123 photos qui suivent" (le notaire aime bien les cravates, sa secrétaire lui fait le noeud tous les matins). Evidemment après 43 minutes, tu échoues.

L'informatique du notaire te dis alors "vous n'avez pas réussi (rire intérieur du notaire), vous avez une dernière chance de prouver que vous n'êtes pas un robot: quelle est, à la décimale près, la racine cubique de 1.243.128.895,98 ?" Et elle ajoute "vous avez trois secondes" (ce que n'importe quel robot réussit !).

Tu as même pas le temps de lire, que déjà tu reçois : "votre message a été détruit" (il y a pas écrit "idiot" mais il le pense très fort), et le plus extraordinaire, ça se termine par "A bientôt", comme si on allait t'y reprendre.

Après ça tu vas acheter une brosse pour te brosser, puisque pour parler au notaire (je parle du notaire rare), et surtout pour qu'il te réponde, tu peux te brosser.

Le notaire - enfin son étude - pour sa part continue à produire des actes et n'oublie jamais qu'un acte, ça comporte des clauses variées et difficiles à rédiger qui nécessitent l'expertise du notaire, sans compter les contraintes légales (le tout véridique), bref personne d'autre au monde qu'un notaire ne peut rédiger un contrat digne de ce nom, sans l'acte authentique du notaire on se demande comment tu prends le risque d'acheter une baguette de pain (pour ceux qui l'ignorent l'acte authentique, c'est la bouée de sauvetage des notaires, le truc sans lequel on pourrait aller directement chez le boulanger sans passer par la case notaire, et ce qui est extraordinaire c'est que tu digèrerais parfaitement le pain, du coup tu pourrais même te payer un croissant , mais par acte sous seing privé s'entend).

Remarque pour revenir au sujet dont je me suis laissé distraire par moi-même, ce qui est fréquent quand on délire, je pense pas qu'à l'époque préhistorique on se risquait à employer l'anglicisme, le Sapiens qui croisait un type de Néandertal, s'il faisait trop le malin avec un anglicisme, il se prenait lui aussi un coup de massue dans les gencives, que même prognathe ça calme, et tu regrettais plus qu'il y ait pas de dentiste à cette époque que de "best lawyer", tu peux me croire.

Surtout que le Néandertal, il était pas connu pour sa finesse d'esprit, il faisait pas dans la dentelle. Jambes torves, front bas et fuyant, mais il lui suffit de pousser un cri et de te montrer ses belles dents gâtées marron foncées, rien que son haleine de chacal friand de charogne de poisson pourri te fait passer l'envie de l'anglicisme et te déclenche à elle seule une caguagne d'enfer.

Le type qui se pointait avec une élégante petite mallette de "best lawyer" , pour lui proposer une convention d'honoraire (enfin une "fee agreement" pour dire les choses franchement) pendant qu'il faisait des peintures rupestres, je préfère te dire qu'il finissait en pot au feu ou à la broche, avec la pique à broche plantée à la place du peigne.

"Décideurs", je te laisse lire (tu peux t'abonner, on t'offre le peigne en prime, mais je peux te dire que j'ai reçu un jour un exemplaire je l'ai escampé après quand même avoir bien rigolé), tu seras effrayé de voir ces tronches, et surtout, surtout, tellement content de ne pas y figurer par suite d'une erreur de l'éditeur ou une mauvaise blague de quelqu'un qui te veut du mal.

Mais surtout il y a un truc (on dit une publication) qui s'appelle "Toute la franchise" qui te les présente, que justement tu te dis qu'autant de franchise c'est louche, avec des "spots" publicitaires qui feraient passer pour la plus douce et sympathique des oies blanches un pitbull affamé, tout juste séparé de force, avec un seau d'eau glacée dans la gueule (c'est à dire l'eau puis le seau), juste au moment où il allait éternuer la purée, de la femelle caniche royal (certains savent ce que ça évoque) qu'il fourrait bestialement, laquelle se faisait avec fatalisme défoncer les babines sud, dont on vient de surcroît de piétiner la queue à peine sortie (sortie i - e c'est de la queue qu'on parle) sortie donc, de la caniche (ben oui elle était dans la caniche, c'est la vie), qui de surcroit s'est pris un oreille (le pitbull pas la queue, ça a pas d'oreille la queue) dans la porte et auquel (le pitbull) on enlève l'os qu'il comptait ronger pour se consoler d'avoir été dé-ventousé des moustaches de la bestiole qu'il misait furieusement. 

Bref "Toute la franchise" c'est un vrai récital de violon pour le bal du patronage caritatif local, tout juste s'il y a pas un bon pour faire un don aux nécessiteux, mais l'imprimeur a fait savoir que déontologiquement il pouvait pas se foutre du monde à ce point et que déjà il fallait vraiment avoir faim pour accepter de publier ces fables. 

Evidemment ces magazines sont édités en anglais pour faire bien, mais comme la plupart ne comprennent pas cette langue (information top "NDA", ce qui, je vous le précise pour le cas où vous soyez totalement nul, veut dire non disclosure agreement, ce qui, si vous êtes encore plus nul, veut dire "ferme la"), c'est ensuite traduit, ce qui donne lieu à de très savoureuses erreurs de traduction: par exemple le "cabinet" le plus primé, à tel point que le patron est obligé de se déplacer jour et nuit avec des lunettes de soleil pour se protéger des flashs tellement on le prend en photo sans arrêt, est qualifié de "boutique", je dis bien "boutique" ce qui est quand même assez péjoratif, on se croirait dans un bazar style tout à un euro ... on est vite détrompé ... mais quand même ... "boutique"! leur boite prestigieuse !!!... ils doivent pas relire c'est pas possible. "Boutiquemoncul" répondront d'autres (qui ont voyagé en Afrique) avec une ironie mal placée qu'on se défend de relayer ici.

Ces magazines, y te présentent pas des cabinets d'avocat, je te rassure, ils te présentent les "best lawyers", encore eux.

Et surtout je te rassure encore plus, c'est pas des types dont tu auras besoin si le coq de ton voisin te réveille toutes les nuits ou pour des litiges qui pourrait arriver dans la vraie vie du vulgum pecus.

Non non, pas de souci, ces types c'est pas des caraques, ils n'interviennent que dans des domaines que tu sauras jamais que ça existe, et dont tu n'auras jamais besoin, d'ailleurs heureusement car on ne comprend même pas ce que ça veut dire. Genre "advertising Law", "Broadcasting law", "capital Market law" , "corporate governance and compliance practice" , "derivatives", "leverage Buyouts" "merger law" "Product Liability Litigation" (ça je pense que c'est pour se faire ligaturer les trompes) ... bref que des trucs que dans la vraie vie on imagine pas, ce qu'on sait c'est que ça se pratique qu'à la capitale, et que quelques ratés de province qui voudraient bien faire parisiens (te dire le niveau de connerie) essayent de se greffer sur le peloton, genre le gonze qui intervient en droit du travail contre une pauvre femme de ménage sous payée et qui se pointe avec une carte de visite de spécialiste en "Labor and employment Law".

Au conseil des Prud'hommes du trou du cul de la France (mais on a pas de peigne), te dire comme on rigole quand on voit ça, on risque pas de lire ses conclusions, ça déclenche des fou-rire qui, à force, deviennent dangereux si on fait pas d'apnée à un niveau professionnel.  

Il y a même un magazine "hall of fame" (ce qui veut quand même dire "temple de la renommée", il faut oser apparaitre dans ce truc quand tu comprends ça) où le type qui a gagné pose avec une couronne, que même un vrai roi trouverait que c'est trop lourd.

Pour te le situer, Brutus semblait plus franc, le fameux jour où Jules lui a dit "tu quoque fili" (mais c'était pas un oeuf coque)

Pour la photo, le pseudo rex, on lui a un peu limé les dents, sinon il pouvait pas fermer la bouche, et on a accentué sa mine blette que s'il avait des coliques hépatiques il semblerait plus en forme, pour la coiffure par contre on a rien touché, il a la coupe de cheveux de Godefroy de Montmirail, ça rassure le client dans le fait qu'il risque pas de faire autre chose que travailler.

D'ailleurs il est tellement blanc qu'on se dit que depuis qu'il est né il travaille, il est "early bird" mais en plus il travaille très très tard le soir, dans des réunions où celui qui part le premier a honte de rentrer chez lui, même si ça sert à rien ("eux ils disent qu'ils vont "nighter" enfin "faire la night" faut oser non ?), ce type il sait même pas que le soleil existe, il a pas le temps. Il est "full complet" comme y disent ces nazes de concours de nazes.

D'ailleurs la seule fois où il a voulu aller dans la nature pour vérifier qu'il existe des endroits non bétonnés et non goudronnés (si si je vous promets; l'autre crème d'andouille il le croyait pas, il a été atterré que ça existe), il avait mis un beau costume de campagne en tergal camaïeu de marron, c'est une couleur spéciale, si on veut être précis, c'est la couleur dénommée dans la palette "diarrhée de coquillages pas frais le retour, rechute, deuxième slave attention ça va gicler", un truc à chier, c'est le cas de le dire, et ce con pour montrer la nature à son brise jet, a voulu pisser contre un buisson ... mais évidemment ce con il a pissé contre le vent, mon pauvre rincé de la tête aux pieds, de grandes traînées sur son costume, on aurait dit qu'en plus de s'être roulé dans une fosse à purin il s'était pris toutes les fientes de pigeon et les déjections de mouettes de la création, une vrai oeuvre d'art, ça lui a servi de leçon.

Il TRAVAILLE, c'est tout ... Plus exactement il "worke", il est même "full" mais ça veut pas dire qu'il a trop mangé (encore qu'il se trimballe un bide de constipé chronique), c'est juste qu'il est "overbooké".

A un point qu'on peut pas comprendre (et d'ailleurs on comprend pas ce que ça veut dire).

Un vrai martinet (je parle pas du fouet, c’est pas sado maso du tout, je parle juste de l’oiseau).

Parce que je sais pas si tu sais, mais le martinet (l'oiseau) ne se repose jamais.

Tout petit il sort du nid et la galère commence, il se pose plus, il vole jour et nuit, à un point que les scientifiques s'interrogent (mais ne se répondent pas) pour savoir comment il récupère (c'est véridique tu peux vérifier).

Lui, l’autre là, c’est pareil, il se repose pas, il  "Worke».

Mais revenons à son élément, dans l'article à sa gloire (là il se pisse aussi dessus, mais c'est de plaisir), il (le couronné) explique avec suffisance que le plus important dans sa vie c'est de plus prendre ces affreux avions de ligne avec les vrais gens et de se déplacer exclusivement en jet spécial ou en hélicoptère (de temps en temps par profonde conviction il vote écolo), d'être toujours conduit par un chauffeur et d'avoir une carte de "VIP" (dire vi aie - comme si on te marche sur le pied avec des talons aiguille ou si on te force à regarder la photo du sénior pré-décrit, et pi comme pipi quand tu bégayes pas, mais je sais pas si ce type prend le temps de pisser) bref ça lui évite de perdre son temps dans les files d'attente et de côtoyer des vrais humains (quelle horreur il aime pas ça): où que ce soit il passe devant ceux qui sont moins importants que lui, c'est à dire qu'il passe devant tout le monde, ça se discute pas, s'il avait le temps il signerait des autographes. Il explique tout ça avec gravité comme s'il informait le monde de la date de la prochaine guerre nucléaire, car n'oublions pas que "la gravité est le bonheur des imbéciles" comme écrivait Montesquieu.

Le summum de ces publicités (il faut être lucide, ce sont des publicités, plus chères encore que pour le jambon Monique Ranou, ils payent des agences de communication pour ça, mais c'est pas pour vendre des confitures, des boules de pétanque ou des barils de lessive, c'est moins utile) le summum donc, c'est la ligne "track record", là où on dévoile fièrement le nom de ses clients, contre qui on a fait un procès, l'argument qu'on a soutenu, le montant de la condamnation ... bref tout ce qui est protégé par le secret professionnel ... qui ne doit pas leur être applicable, c'est la seule explication.

D'ailleurs pour ne pas être taxé de faire de la critique facile et gratuite je rappellerai le règlement intérieur du barreau de Paris (mais les autres sont identiques et d'ailleurs le règlement intérieur national de la profession d'avocat adopté par le Conseil National des Barreaux reprend les mêmes mentions) à propos de la communication par les avocats (article 10.2) applicable à ces individus :

"sont prohibées ...

- toute mention comparative ou dénigrante ...

- toute mention susceptible de créer dans l'esprit du public l'apparence d'une qualification professionnelle non reconnue,

- toute référence à des fonctions ou activités sans lien avec l'exercice de la profession d'avocat".

Il faut pas croire, ils ont une déontologie les avocats, et par exemple "porte atteinte à l'honneur et à la probité de ses fonctions l'avocat qui publie des photos de son sexe en érection sous plusieurs angles à la rubrique "érotique" d'un site internet" ( Cour d'appel de Montpellier 24 octobre 2016 n°16/05233).

On est pas là pour rigoler, les instances ordinales veillent et les juridictions également (même si parfois ça ressort, "Gode de procédure civile" (Cour d'appel de Montpellier 11 décembre 2014 n°11/05109, ou "Gode du Travail" Cour de Cassation chambre sociale 26 octobre 2010 n°09-41928), car comme disait Coluche tout le monde a un cul et c'est la principale préoccupation.

Ajoutons que le Garde des sceaux a publié par arrêté du 28 décembre 2011 la liste des 26 mentions de spécialisation autorisées qui sont les suivantes : 

  • Droit de l’arbitrage
  • Droit des associations et des fondations
  • Droit des assurances
  • Droit bancaire et boursier
  • Droit commercial, des affaires et de la concurrence
  • Droit du crédit et de la consommation
  • Droit du dommage corporel
  • Droit de l’environnement
  • Droit des étrangers et de la nationalité
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit de la fiducie
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit des garanties, des sûretés et des mesures d’exécution
  • Droit immobilier
  • Droit international et de l’Union européenne
  • Droit des nouvelles technologies, de l’informatique et de la communication
  • Droit pénal
  • Droit de la propriété intellectuelle
  • Droit public
  • Droit rural
  • Droit de la santé
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit des sociétés
  • Droit du sport
  • Droit des transports
  • Droit du travail

Enfin je te parle même pas du terme "expert" qui a déjà été sanctionné par le Bâtonnier de Paris (28 juin 2017) car "l'usage du terme expert est de nature à créer une confusion dans l'esprit du public" (de manière favorable, sauf pour Nabilla qui pense à la série télé "les experts") et "n'apporte pas une information loyale au public" ... ( je dirais même que c'est totalement déloyal) : donc "je suis expert" , "j'ai une réelle expertise" et autres singeries c'est interdit, mais évidemment le terme reste largement employé (et le fait que ce soit interdit ajoute au plaisir provocateurs qu'ils ont à l'utiliser, puisque personne n'ose le relever).

Ne nous étendons pas, non plus, sur le règlement intérieur national qui rappelle que l'information doit être loyale, et que sont, à ce titre, "contraires aux principes essentiels de probité et de modération" "la diffusion de commentaires faisant l'éloge de l'avocat ou de son cabinet" ce qui "constitue un manquement aux principes de délicatesse, de modération, de dignité et de loyauté, étant observé que l'avocat est automatiquement responsable des commentaires publiés" (CNB Comm RU avis 2015-019 du 18 mai 2015 CA Paris 18 décembre 2015) : bref tous ce qui payent de faux journalistes pour mettre en scène leur éloge, raconter qu'ils sont si intelligents, si brillants, si efficaces, et si "mes couilles" sont en infractions flagrante avec les principes fondamentaux de leur profession ... et nous verrons à quel point il n'est pas compréhensible que ladite profession ne s'élève pas contre ces pratiques de caniveau.

Autrement dit "je suis le meilleur" c'est interdit, "je suis  hautement qualifié pour traiter des contentieux complexes" c'est interdit, "je fais de la plongée sous-marine" (évidemment je répète que toutes les citations sont véridiques) c'est interdit, "je fais partie de l'association des amis de Marcel ou Gérard" c'est interdit, "j'aime la chasse" c'est interdit, "je suis spécialisé dans un truc en anglais que personne sait que ça existe", c'est interdit.

A la limite parler d'activité dominante, mais pas une liste longue comme ma jambe, juste 3, et évidemment l'anglais n'a aucune raison d'être.

Et évidemment les longues tartines d'auto-félicitations et auto-congratulations pour déclamer l'éloge de soi-même, c'est totalement interdit.

Pour te dire la vérité, le jour de mon anniversaire (hélas à un âge déjà avancé, quand je pense que j'aurais pu vivre sans le découvrir !!), en cherchant, pour le fun la photo d'un avocat (en fait en l'espèce on doit dire une avocate) histoire de voir sa tronche d'exception de procédure (j'ai pas été déçu, c'était mérité), laquellepar nullité congénitale, avait saboté un dossier à un niveau inespéré, je suis tombé par hasard sur un des trucs les plus fabuleux qui m'ont été donnés de lire ... c'était donc un splendide cadeau.

Le truc s'appelle "Les grands avocats" ou un machin de ce gabarit.

Mais attention pas "grand" par la taille, non non, "grand"  car sans eux la profession d'avocat resterait sans âme, sans talent et sans intelligence. Que des cons, il y aurait sans eux.

Alors que grâce à eux, il y a aussi des non cons (mais à la réflexion on se demande où se situe le camp "adverse").

Et là si tu lis le truc, dont le contenu est évidemment en violation de toutes les règles, c'est presque dangereux tellement tu ris, le truc à pas retrouver son souffle.

Un type qu'on pourrait appeler Jean-Gérard ou Jean-Maurice (plutôt Jean-Maurice d'ailleurs) te raconte qu'il est catholique, mais attention pas le catholique qui va uniquement à la messe de minuit pour Noël, et se confesse jamais.

Non non, lui il est catholique "engagé" (commentaire évidemment aussi prohibé que s'il était catholique dégagé).

Le genre qui n'hésite pas à envoyer des lettres anonymes pour dénoncer ses voisins avec le sentiment du devoir accompli, et qui, radio Vatican à fond la caisse dans la voiture, s'arrête au milieu du carrefour, bloque la circulation dans tout le quartier pour déposer ses nombreux enfants - bermudas bleu marine au gros de l'hiver pour les garçons, jupes plissées et chemisier bleu clair pour les filles - à l'école catholique puis, téléphone en main, démarre en trombe - au feu rouge - immédiatement après, avec un énorme Hummer importé spécialement pour lui (vous savez le truc que l'armée américaine utilise dans le désert pour ses commandos, qui passe pas dans les rues et rentre pas dans les parkings tellement c'est large, mais c'est quand même un super véhicule tu peux faire 500.000 Km sans le moindre entretien, Jean-Maurice c'est pour les croisades, il a d'ailleurs une croix qui pend au rétroviseur pour exorciser qui vient par là, il habite à deux kilomètres de l'école, elle-même à 500 mètres du garage de son bureau - la porte a été élargie spécialement - et il consomme 50 litres par semaine pour faire 25 kilomètres), il démarre donc, injectant d'un coup 7 ou 8 litres d'essence dans le carburateur, tirant à boulet rouge dans la couche d'ozone, labourant un massif de fleurs que le jardinier de la ville était en train de terminer, et renversant au passage quelques petites vieilles qui passent et les enfants des autres cathos ... évidemment sans s'arrêter (il a occulté sa plaque d'immatriculation) car il écoute la messe à la radio.

Catholique "engagé" ... et d'ailleurs il a fait en douce rembourrer ses pantalons, car à force d'être à genoux à tout instant il commençait à se niquer les rotules.

Mais je sais même-pas pourquoi je vous dit ça, car en fait il est très discret sur sa vie personnelle (et il a raison, c'est vrai que ça serait tellement mieux si chacun gardait pour lui ses petits histoires qui n'intéressent personne) il faut en déduire que "catholique engagé" c'est pas sa vie personnelle c'est sa vie "publique", enfin publique tout est relatif, c'est quand même pas le pape.

Bref il parle juste de lui sur internet, histoire que ça reste confidentiel et discret. D'ailleurs je lis à l'instant sur internet qu'il a "l'égo en bandoulière" (véridique) mais je ne sais pas trop ce que ça veut dire, l'égo en bandoulière, ça doit faire mal au dos si l'égo est trop lourd.

Il est tellement discret que je le soupçonne d'avoir eu recours à des pseudos pour écrire la page Wikipédia qui lui est consacrée (gloire !!!) ... pour ne pas qu'on pense qu'il parlait de lui, il ose pas vous pensez il est tellement discret ... enfin je dis la page, plutôt l'encyclopédie, l'article sur Jules César est à peine plus long. Et crois-moi le type était documenté, le truc c'est avec force détails sur la vie de Jean-Maurice que si c'est pas lui que te le dis tu le sais pas, mais je te rassure ça reste discret. C'est pas le genre de Jean-Maurice de se mettre en avant.

Enfin, le type il précise que s'il fait pas de l'opéra, c'est pas qu'il a pas le talent, au contraire même, le talent c'est justement son truc.

Pas d'opéra certes mais il n'en crie pas pour autant sans relâche, et il crie pas n'importe quoi, il crie "la vérité", rien que ça. A en perdre la voix.

D'ailleurs en fait il a deux professions, avocat et "crieur de vérité" (véridique évidemment, on espère qu'il parle pas en dormant, sinon ça devient intenable la vérité plein pot 24 heures sur 24).

Déjà à la crèche, il défendait les avortons qui se pissaient dessus, et au catéchisme on l'avait élu délégué de sa classe, pour te dire si sa vocation est dans les gènes (évidemment tout est véridique).

Et au collège il était "tête de classe", le truc qui force le respect dans un CV, surtout si c'est la seule chose que tu as à dire.

Ceci dit en toute modestie, il est pas le meilleur ou le plus puissant, rien de tout ça. Non non.

Il est juste le "cinquième plus puissant de France" (si si, je vous assure, mais il faut reconnaître que certains disent que c'est plutôt le "troisième plus puissant", c'est facile à trouver, tu sors des toilettes à la turque du métro, tu prends la troisième à droite, mais vraiment à droite et c'est là), juste derrière quelques statues de la profession, mais la différence c'est que lui il traite directement avec "Saint Yves" (mais en anglicismes évidemment, ) dont on rappellera que c'est (il parait) le Saint patron des avocats, le pauvre Saint Yves a dû apprendre l'anglais, s'il avait imaginé il aurait jamais accepté, déjà qu'on lui avait dit que rendre la justice c'était gratuit, on s'est bien foutu de lui.

D'ailleurs à lire le dénommé Jean-Maurice, on se demande comment être avocat si on est pas catholique intégriste "engagé jusqu'à l'os".

Il a fait plein de trucs sympas, spécialiste de la déontologie (ce qui permet de ne pas la respecter en parfaite connaissance de cause), il attaque des ploucs qui ont cru utile (quelle imprudence et surtout quelle connerie) de parler de lui (a priori manifestement des cons et une conne reconnue), mais attention il garde le contrôle de lui, jamais un mot plus haut que l'autre, il est totalement "fair-play" en toute circonstance.

Et d'ailleurs "en bon stratège" il "ne prend jamais la parole dans les médias" sans avoir appris par coeur ce qu'il va dire (ceci pour te signaler, mais vraiment en toute modestie, si tu l'avais pas déjà vu à la télé - bien peigné évidemment - , qu'il est très très souvent interviewé évidemment pas en "late show", no au contraire en "accès prime time", tant son témoignage et son avis sont essentiels en toute matière).

En fait c'est effectivement stratège, ça évite une partie des conneries, comme quoi le type est lucide.

Bref le type est à "un très bon niveau" , aussi bon que quand il jouait au foot (il met des protège tibias pour le cas - improbable - où on le trouverait prétentieux).

Il défend, pas seulement les barres de foot, mais aussi la veuve et l'orphelin (mais riches quand même).

Mais pour être précis, Jean-Maurice c'est un type "discret", pas du tout un type "de réseau", mais alors pas du tout du tout, au contraire même.

Et d'ailleurs il est dans "les grands avocats" pratiquement contre son gré, il va certainement les attaquer eux aussi, il prendra comme avocat soit le numéro un des plus puissants de France, qu'on surnomme modestement "le boss", ou le numéro quatre surnommé "le séducteur" (on sait pas de quoi sinon de qui) et je te parle pas du numéro trois qui est le "défenseur des mondains", c'est à dire des parvenus (non mais vous voyez arriver et dire bonjour, moi je suis "mondain" ??? La honte !!! ).

Pour te dire à quel point il est modeste, ce pauvre type qui n'est que numéro cinq (échec total quoi !!) "il se voit décerner la Légion d'Honneur" (expression évidemment véridique).

Je sais pas si tu te rends compte "il se voit décerner la Légion d'Honneur".

Pour t'expliquer le truc, tu te rappelles sans doute quand tu étais petit, il y a bien une fois où tu avais fait une connerie, et tu t'es vu décerner une paire de claque. Ou tu te promènes tranquillement, il y a des travaux, et un cairon de 20 kg qui se balance au bout d'une corde ... tu le vois arriver mais c'est trop tard, tu te vois décerner un parpaing dans la gueule (et après tu vois plus rien).

Tu l'avais pas prévu et d'un coup ça surprend, plein dans la tronche. 

Ben Jean-Maurice c'est pareil avec la Légion d'Honneur. 

C'est à dire qu'au coin du bar tabac où il va boire son café (il est d'ailleurs président de "l'international bar association" qui est, je crois, une association de "barmans", ou alors peut être que "bar" en anglicisme c'est autre chose), on l'a attrapé de force, on lui a mis un miroir en face pour qu'il puisse se voir décerner, et il s'est vu, oui il s'est vu décerner la Légion d'honneur en pleine veste de costume par quelques gâteux qui trainaient dans le coin.

Je te raconte pas le choc qu'il a eu ! Il faut avoir le coeur solide, tout le monde n'est pas capable de supporter ça.

Il s'y attendait pas du tout, et évidemment surtout il avait jamais demandé (ne dites pas qu'il faut la demander, c'est vrai mais pour lui NON, il sortait de chez le coiffeur mais c'est le hasard, et le photographe passait là aussi par hasard), et d'ailleurs ça a fait un trou dans le revers de son costume, ça lui a complètement niqué la soie sauvage à dix mille balles le costar sur mesure, depuis il ose plus l'enlever (la médaille, pas le costume, hé plouc) sauf le week-end où il la transfère sur sa belle robe de chambre à brandebourg (il a les charentaises assorties) pour que sa concierge l'admire quand il sort la poubelle.

Il est tellement fort qu'il "ne perd pas une minute à résoudre les situations les plus complexes" . On doit sans doute en déduire que quelques secondes lui suffisent, là où les autres (nazes évidemment) facturent des heures (sauf que lui facture la seconde au prix que d'autres facturent la journée).

Il travaille parfois avec un autre spécimen, mais le spécimen, lui est "Member of the Paris bar" c'est à dire de l'association des barmans de Paris.

Bref ils occupent le terrain en matière de bar.

Ce spécimen déjà il est "d'avant-garde" et d'ailleurs "il bouscule les codes pour mieux servir les intérêts de ses clients" ... alors que l'autre, là, il a fait des études de droit, lui il se sert des codes pour caller ses chaises bancales ... surtout ne pas les ouvrir.

En vrai, lui, la loi il s'en balec, et c'est vrai qu'en particulier en matière pénale quand il y a pas la loi c'est plus facile de défendre le client, même si, n'oublions quand même pas une évidence : la loi s'imposera a minima aux juges.

C'est pas moi qui le dit c'est la Cour de Cassation qui a osé, les juges sont là pour appliquer la loi :"en faisant dépendre la solution du litige d'un texte inexistant, (ou j'ai bien dit inexistant, c'est quand même désespérant, tu reçois le jugement, il te condamne au visa de la loi n° machin, et en fait elle existe pas !) le tribunal n'a pas satisfait aux exigences des textes (encore heureux, il manquerait plus que ça, déjà que nul n'est censé ignorer la loi, si en plus on était censé ne pas ignorer la loi qui n'existe pas, ça serait la fin des haricots)" (Cassation 2ème chambre civile 14 février 2013 n°12-14244)

Mais bon le type qui assiste Jean-Maurice, c'est un as. Surtout spécialisé dans les "white collars" il a une "compréhension en profondeur des cas complexes" (les autres comprennent aussi mais c'est pas en profondeur) et, ça coule de source, c'est un "vrai gentleman" (ce qui dans ce monde de requins est plutôt un handicap).

En veine de confidence il se laisse aller à dire "j'ai mes défauts, je manque de vocabulaire" (véridique), ce qui, pour un avocat est quand même un problème, mais il rassure les clients : il a été "formé au langage de l'argent" (sic) et d'ailleurs pour preuve, il rigole pas avec les honoraires.

Le type, d'ailleurs, il est différent : sa "différenciation" (sic) c'est "un mélange unique d'expertise en droit et de compréhension des enjeux et problématiques".

Autrement dit, lui il a fait des études de droit - on suppose que les autres non - et en plus il est loin d'être con, il comprend - et c'est bien le seul. Bref un atout quand tu as qu'un deux et un trois de pique dans ton jeu et que l'atout c'est carreau. Il te sert à rien, car de toute façon avec un deux et un trois de pique tu fais pas grand-chose , mais quand même, ça permet d'être ridicule avec panache.

Si tu lui demandes de se décrire, il te répond "le droit est un outil pour changer le monde" (sic), pour te dire qu'il est modeste, et son grand "challenge" c'est de résoudre des "cold cases", que moi personnellement je sais pas ce que c'est, j'imagine qu'il stocke des sorbets, mais j'ai pas comme lui "un riche cabinet d'expert en défense" (sic).

Mais attention, non seulement il te dit qu'il va changer le monde, il le fait en toute modestie, et si tu lui demandes, il ajoute en regardant ses chaussures qu'il est là "Pour inciter la justice à avancer" (sic), juste "inciter", tu vois comme il y va en douceur, surtout sans se mettre en avant et d'ailleurs il confesse les larmes aux yeux "Je ne suis pas un assez grand avocat" ... histoire de dire qu'il est déjà quand même un "grand". 

Autant dire les choses franchement, nous allons voir dans cette captivante (enfin pour moi c'est déjà ça, je m'intéresse moi-même) étude scientifique que si les bâtonniers étaient un minimum couillus, tous ces clampins insanes devraient refaire leur papier à entête, leur site internet, et tous les articles dans lesquels ils font, en toute impunité mais de manière parfaitement volontaire - ça relève du bras d'honneur - exactement l'inverse de tout ce qui est permis et affichent leur supériorité (fantasmée), leurs "looby" , leur appartenance religieuse, sportive (de pure circonstance, comment veut-tu que ces types fassent de la plongée sous-marine, la ligue de protection des poissons s'y oppose), une longue meute de pseudos spécialités anglicistes inventées entre eux pour impressionner (c'est ce qu'ils espèrent) le chaland, et surtout surtout un descriptif de leur petite personne que même un aboyeur de fête foraine fera pas mieux pour te faire rire pendant qu'on te vole ton portefeuille.

Et je te parle même pas, non plus, des photos (on dit qu'ils sont "touchy"' mais je te rassure rien de sexuel), évidemment retouchées, que franchement certains d'entre eux, on serait au Far-West et ça serait une affiche avec écrit "wanted plutôt mort que vif", ça te surprendrait à moitié, tellement qu'ils ont des tronches de bandits de grands chemins à détrousser la veuve, l'orphelin, son caniche, son chat et autres, ils détrousseraient même le canari de leur propre famille pour lui arracher ses graines.

De les voir ça fait frémir d'épouvante, des dents, mon pauvre, de vampire, pour un film d'horreur on les embauche pas, ça ferait trop peur et ça serait censuré. D'ailleurs pour rester dans l'ambiance western, ils parlent pas de prêt, tout le monde comprendrait, ils parlent de "revolving" mais c'est pas un colt pour tirer sur d'autres porcs, c'est rechargeable, mais c'est pas le flingue qui est rechargeable, c'est le prêt, le truc une arnaque absolue, tu rembourses mais tu en finis jamais, plus tu rembourses plus tu dois, c'est magique.

Le classement, enfin leur classement, il faut avoir vu ça une fois dans sa vie, c'est le genre (et maintenant que vous êtes informés, vous relèverez point par point les infractions flagrantes avec le règlement) :

- "machin" est classé "incontournable" (si si c'est vrai, un truc d'une modestie à hurler, le "in" n'est pas, lui non plus, que privatif de la seconde syllabe qui prend volontiers de l'autonomie), "incontournable" donc (mention interdite mais il s'en bat son peu de couilles, ça l'éclate tellement), dans tel domaine dont personne ne sait à quoi ça correspond, et "machin incontournable" fait partie des "plus puissants de France" (mais oui, je vous assure, véridique, on se refuse rien, "machin incontournable" s'assied au passage, avec son pantalon en tergal marron foncé, sur la déontologie qui interdit ce genre de publicité grotesque).

Lui c'est un type que dans un concours de connerie, quand on le voit arriver, les autres participants jettent l'éponge et renoncent à con-courrir, il a sa réputation on sait qu'il a gagné d'avance, hors compétition il est, primé de saison en saison comme un bovin ou un porc (on y revient encore) de compétition dans un concours agricole, il garde la cocarde d'une année sur l'autre.

Et même, le dénommé "machin incontournable", quand il a du "spare" à ses (rares car non rentables) moments perdus il fait de la "gymnastique intellectuelle" et du "catch verbal" (véridique évidemment) mais c'est vraiment quand il a rien à branler, bref un cerveau sur pied, mais je vais énormément vous surprendre : malgré tout, il utilise des toilettes comme tout le monde, mais avec plus d'élégance quand même. Si si je vous assure ! D'ailleurs il utilise du papier toilette marqué  à ses initiales, qui trouvent ainsi une place exactement méritée.

- "chose" est dans la catégorie "forte notoriété" (mention interdite mais il s'en bat toujours son peu de couilles, ça l'éclate tellement), que si tu sais pas qu'il existe, ce qui est le cas de 99,999999 % de la population (6 décimales c'est à dire effectivement que quelques types qui rentrent à l'aise ensemble dans une cabine téléphonique - avec celui qui sent l'ail ça va être pénible, surtout s'il a une fuite de "waterfall" en canalisation basse - connaissent le dénommé "chose") , tu es nul et non avenu et on te montre du doigt (celui de la chevalière) pour te faire la honte de ta vie, que de peur de te faire escagasser la margoulette tu oses même plus sortir avant la nuit noire, et encore en rasant les murs. En plus la "forte notoriété" c'est l'aboutissement de la "valeur" "faire preuve d’imagination, le tout pour satisfaire le client", ce qui entre nous, vous en conviendrez avec moi, si on était dans un salon de massage et si c'était dit avec un voix suave et sucrée, pourrait être mal interprété.

- et "bidule" est classé "excellent" (je vous assure, mention interdite mais il s'en bat encore son peu de couilles, ça fini par les éclater totalement) en retournement (il fait pas sauter les crêpes, et il fait pas demi-tour sur l'autoroute, il retourne juste les entreprises) et en "restructuring"

Le "restructuring" pour te donner un résumé d'une objectivité sans faille, imagine (mais attention je vais te décrire un projet "no go") une vieille sorcière crochue, le cul large comme un couvercle de lessiveuse, carabosse cabossée enguenillée, en voie de lyophilisation à tel point qu'on se hâte de dégager la place dans le caveau de famille, qui se croit atissouse et qui veut malgré tout se faire grimper encore et toujours, et déjouer le constat de Rabelais "c'est grand pitié quand beauté manque à cul de bonne volonté".

Vieille peau pour parler poliment. 

Le truc que la sécu rembourse immédiatement l'ambulance pour aller à l'institut de "beauté" (enfin beauté le mot est fort), suivi hélas du voyage retour, car à l'impossible nul n'est tenu.

Donc tu prends (façon de parler je vous rassure) ladite vieille bique hors d'âge, dont la date de péremption est dépassée malgré un maquillage à la truelle style rupestre d'avant l'âge de pierre, sur un "support" (on ose pas dire peau) parcheminé, colmatée et replâtrée de toutes parts, tellement ravinée (je dis pas ridée c'est trop faible) qu'on dirait un accordéon, tous orifices sud étanchéifiés pour lutter contre les fuites intempestives et/ou pestilentielles (l'étanchéité c'est toujours un problème), la mâchoire définitivement démontée d'avoir pompé tant de dards, dévastée par les heures de vol et dont on est sur le point d'arrêter les compteurs, qui ô-rage ô-désespoire n'a-t-elle donc tant vécu que pour cette infamie, et que je vous dit pas comme ses lauriers sont flétris et que son bras tant de fois affermi est devenu comme des ailes de chauve-souris, qu'elle peut se jeter par la fenêtre - précipice élevé - elle planera à tous les coups, mais qui se prend pour une star.

Moche comme un derrière furieusement gratté à deux mains avec des ongles crochus, la géronte exténuée, gravas de décharnances rancies.

Mais chut on va le dire doucemanette il faut pas rigoler, avec ce genre de radasse, comme disait Brassens c’est un truc à se faire matraquer à grand coup de mamelle (chez moi on dit tétasse dans les cas les plus désespérés), deux kilos et demi d’escalope de dinde dans la tronche 

Et ben tu le crois si tu veux, elle va voir un chirurgien "esthétique" (là "esthétique" c'est plus que de l'optimisme ça relève pratiquement de la magie) pour un ravalement de façade complet, replâtrer les sous-bassement, commander des seins à la place des oreilles de cocker momifiées (mais le désastre est un peu plus poilu que le modèle canin) harnachées dans de vieilles chaussettes fripées et rapiécées (les chaussettes, pas les oreilles de cocker .... enfin les oreilles sont fripées elles aussi), qui lui pendouillent au-delà du cratère moisi issu de l'ancien nombril, qu'on dirait (comparaison au choix) des blagues à tabac vides ou des gants de toilette grisâtres, et demander par la même occasion la pose d'une bande de velcro pour remonter à une altitude admissible les cascades (rien à voir avec le waterfall) de bourrelets "ventraux" constellés de fissures, de crevasses, bubons, verrues à aigrette et autres véroleries, qui lui dégringolent jusque sur les genoux, remonter les décharnances qui tiennent lieu de fesses tristes, qu'elle a toute la malle arrière qui pend comme une chambre à air crevée, réparer autant que faire se peut les éboulements, coulées cellulitiques et affaissements calamiteux que si tu es lucide tu te dis qu'es complicat, et qu'elle est pas près de se mettre en bombe malgré la bonne volonté lubrique dont parlait Rabelais, et qu'il vaut mieux tout démolir et repartir à zéro, et ben le "restructuring" c'est un peu pareil mais c'est pour les entreprises qui ont besoin des conseils de l'élite excellentissime pour faire passer une odoriférante poubelle renversée après 15 jours de grève des éboueurs pour une multinationale clinquante, et bling bling évidemment, le ridicule ne tuant pratiquement plus.

- et "Trouduc" (je sais pas pourquoi c'est un patronyme assez fréquent dans cet univers, ils sont toute une dynastie, sans doute consanguins, (mon auteur préféré dirait que ce sont des évadés de bidet) qui concurrence la lignée des Roidec et celle des Hi-Han ou des Faucon (rires), assez fournies également, les rares batards, issus de copulations inespérées avec des femelles de la vraie vie ne sont revendiqués par aucune communauté, ni celle des vrais gens, ni cette du mâle, et force est d'ailleurs de constater que sur une portée, il est rare qu'il y en ait un de présentable), "Trouduc" donc, est "n°1 et trophée d'or", au niveau national (car il y a des niveaux pour corser le truc) et "développe une forte expérience" (expression véridique) de "barrister" (c'est comme le cri des éléphants, c'est toujours plaisant dans une assemblée, sauf si le client vend de la porcelaine auquel cas il faut éviter), ce qui est, il faut bien l'avouer, "Most Innovative". Il fait de temps en temps des missions de "running out of cash", c'est un truc tu siffles et l'argent qui se promenait dehors pour prendre l'air revient en "jooging"

Ses pairs (bref "eux") qui ont le sens du raccourci (et même du très très court) disent de lui "quand on le choisit comme avocat, on est sûr d’être défendu" (la citation est absolument véridique) ce qui, il faut bien le dire, est assez exceptionnel et inattendu pour un avocat, ça fait slogan publicitaire genre "avec Canard WC vos toilettes sont tellement propres que vous pouvez faire la vaisselle et vous laver les pieds dedans (dans cet ordre c'est plus rationnel, il vaut mieux avoir les pieds qui sentent la soupe que les assiettes qui sentent les pieds), ce qui est une variante du célèbre slogan de Hari-Kiri "pour montrer que vous êtes sensible à l'hygiène écartez les assiettes avant de pisser dans l'évier" ... en tout cas pour affirmer ça, "quand on le choisit comme avocat, on est sûr d’être défendu", on se demande ce qu'ils (eux) pensent des autres avocats, vous savez l'avocat "de base", le type normal quoi : il doit attaquer ses clients à la machette sans doute !

Et si vous en voulez encore, histoire de faire rire à l'apéro, (mais attention avant faites des exercices pour bien respirer, comme pour faire de l'apnée, sinon c'est un truc à s'étouffer tellement on rit, le mieux c'est qu'il y en ait un qui ait un brevet de secouriste à l'apéro), il y a :

- des (enfin un seul) "eminent practitioner" qui devancent ceux qui sont recommandés, j'ai bien dit recommandé, comme on vous recommande la tarte au citron dans le resto voisin, mais en moins bon évidemment, donc recommandé par le guide "Duchnock" (nom d'emprunt où il y en a 500 du gratin, mais le dessus du gratin quand il est resté trop au four, les plus carbonisés d'entre eux, mais c'est pas pour manger, rien à voir avec le Gault et Millau, c'est juste le truc qu'on laisse négligemment dans la salle d'attente ouvert à la bonne page). Sa qualité première du "eminent practitioner" c'est "la compréhension du besoin exprimé" (sic) car par différence les autres on leur demande quelque chose, et ils font une prestation qui n'a aucun rapport, c'est bien connu.

- il y a aussi des "senior statesmen" lesquels sont supplantés par des "star individual". 

Ce sont tous les deux d'anciens "sénior statepeople" (on sait pas trop ce que c'est, c'est des vieux d'une importance capitale, un peu comme les éléphants dans un parti politique, ces types qui stagnent en donnant des conseils et des avis sans intérêt mais qu'on ose pas virer car on leur attribue une faculté de nuisance) et il y en a même un pour lequel on avait créé sur mesure le titre de "band 1" (mais c'est pas sexuel, et évidemment "la jeune génération" est en "rang 3" (sic)).

Le "sénior statement" c'est un type, rien qu'à le voir tu te dis qu'il a eu bien des malheurs dans la vie et que si y a une catastrophe c'est obligatoirement sur lui que ça tombe, on voit bien qu'il perd pas son temps à rire.

Il faut dire qu'il a eu une longue carrière avant d'accéder aux sommets, et il a sa revanche à prendre sur la vie.

Après avoir été le résultat d'une expérience extra-utérine, il avait en effet été longtemps porc d'agrément pour un "lawyer" qui avait le "leadership", et franchement c'est pas tous les jours drôle (même si le porc est un animal de compagnie prometteur, la proximité avec le maître s'affirme rapidement, ce qui finalement est pile dans notre thème).
Et en plus l’autre jour il réfléchissait tellement profondément qu’il a pas fait gaffe il s’est pris la température annale avec son cigare incandescent, je te le dis il a que des « contrariétés » ! 

Pas le genre à se détendre du slip le "sénior statement". Cambronne dirait de lui "je ne trouve qu'un mot pour le qualifier".

D'ailleurs en parlant de slip, puisqu'il faut quand même maintenir la haute tenue de ce texte, ce gazier, il a en permanence la tronche du type qui était très fortement constipé, et qui a forcé sur les dragées Fuca, toute la boite d'un coup, et tu sais sur la boite en sous-titre tu as écrit "colon clean" ce qui est anglicisme appréciable pour rester dans la distinction.

D'ailleurs ça vaut vraiment le coup de parler en anglicisme pour dire "colon clean", genre vous êtes "colon clean" vous ? Réponse de l'autre : ben moi pas tout à fait, ça s'accumule depuis ma dernière coloscopie, je vous dis pas l'appareil photo à la sortie, on m'a fait des clichés dans la gorge avec le même appareil, et j'ai dit au médecin qu'il aurait mieux fait de faire le colon en second. Je vais aller libérer un peu de place, vous pouvez m'indiquer les "water closet" ?.

En français les dragées Fuca c'est pour la "motricité de l'intestin" mais ça veut pas dire que l'intestin se barre, c'est juste qu'en quelques secondes il rattrape ses longs moments de paresse et donc, "d'accumulation"

Bref le "sénior statementil a une tronche de cagagne, vous savez juste avant que le désastre se produise dans ses canalisations et d'aller acheter un slip neuf, le précédent étant irrécupérable. Tu le vois tu lui conseille d'aller faire analyser ses urines de toute urgence.

A bien le regarder l'explication c'est qu'il a eu un accident de toilettes à aspiration, vous savez les toilettes comme dans les avions, le type en question il a sa cravate qui a été aspirée et il a eu la tronche encastrée dans la cuvette pendant tout le vol (Paris / New York évidemment), que c'est vraiment pas la peine de payer des premières pour voyager contorsionné dans les chiottes. Bref il a loupé son "onboarding"

En plus à l'arrivée on s'était pas aperçu qu'il était bloqué et quand on vidangé la cuve il s'en est pris plein la tronche, et pas que des bougnettes, tapissé complètement, il en avait même entre les dents qu'il a dû gâcher sa brosse à dent pour évacuer le désastre (le peigne cul était parfaitement approprié en l'espèce), les narines colmatées de papier toilette usagé (le papier, enfin les toilettes aussi) et un tampon hygiénique (hélas usagé lui aussi) en pendentif à une oreille façon pirate des Caraïbes, mais je sais pas pourquoi ça fait pas exactement le même effet.

C'était l'évènement à l'aéroport, je peux te dire qu'il a fait le "buzz" mais un "bad buzz", il a aussi loupé son "outboarding", et sa chance c'est qu'il était tellement emplâtré que personne l'a reconnu sur les photos qui ont fait la une de la presse locale, sinon il serait mort de honte. Empégué de la tête aux pieds.

Une figure de mode, le "sénior statement . Et il a gardé la marque de la cuvette incrustée dans la tronche pendant deux jours, ça lui a déformé toute la mâchoire. Bref il a une revanche à prendre sur la vie, il hait tout le monde, et même une autre fois où ce sont ses lunettes qui étaient tombées dans les chiottes et qu'il avait tiré la chasse trop vite histoire de sauver sa cravate (de merde la cravate, c'est le cas de le dire et je préfère vous prévenir tout de suite) qu'il avait eu du mal à ravoir de l'épisode précédent (mais elle chlingue encore l'égout surmené), il s'est pas reconnu dans la glace et il s'est injurié lui-même, il postillonnait encore ce qu'on appelle pudiquement des déchets organiques, incrustés de la fois précédente, il arrêtait pas de dire à son reflet qu'une tête de con pareille c'est un truc à exposer dans un cabinet (décidément il le cherche) de curiosité ou à placarder pour décorer l'ardoise des pissotières (il connaît tout le vocabulaire, il est le conseil d'une société qui vend la marque Aubade, mais pas la maque de dessous en dentelle, la marque de sanitaires, son client lui fait régulièrement des cadeaux, mais il comprend pas pourquoi ça fait moins plaisir à sa femme qu'il ramène des lunettes de chiottes décorées avec des coquillages que s'il lui ramenait des culottes brésiliennes dont le prix est, évidemment, inversement proportionnel à la surface, ce qui est une preuve de lucidité absolue) !

Je fais une petite parenthèse, mais franchement je trouve cette étude scientifique assez Vespasienne, ce qui finalement est totalement approprié. Rappelons d'ailleurs que l'empereur Vespasien était aussi connu pour ses inventions que le langage populaire appelait "Ginette" que pour sa célèbre phrase "l'argent n'a pas d'odeur" : comme quoi cette fâcheuse distance entre le langage des vrais gens et leur appréciation de la valeur de l'argent et ceux de l'élite juridico-angliciste ne date pas d'aujourd'hui .. mais je préfère quand même "Ginette" qui "pissotière".

Et le "star individual", là c'est à se rouler par terre à pas s'en relever, à se pisser (décidément !) parmi tellement on rit, il faut avoir vu ça une fois dans sa vie. Déjà il a "l'un des cabinets d'affaire les plus cotés en France", bref une vaste fumisterie.

Mais ne faites pas trop les malins, le "star individual" a un effet laxatif quand il parle trop longtemps, on dit en principe de lui qu'il fait "iech" sans arrêt, et là, sauf si vous êtes constipé chronique auquel cas le "star individual" débouche les canalisations avec une performance fulgurante, vous rigolerez moins, d'autant plus que l'effet est immédiat, le truc à chier en spray, le "star individual ".

Dès que le "star individual" commence à parler, c'est aussi efficace qu'un lavement, la certitude d'avoir un début de calamité dans le falzar si tu es pas prévenu ..

L'idéal quand le "star individual" parle, c'est que la salle soit spécialement aménagée: on enlève les sièges et on installe des rangées de chiottes : c'est pas que ça devienne un plaisir mais au moins c'est rationnel et bien pensé, ça prend en considération les contraintes techniques, même si ça enlève de la noblesse à son intervention, pour autant qu'elle en ait, mais avouez que ça serait farce quand même, le type arrive pour faire le malin et tout le public est installé sur des cuvettes de chiottes pour l'écouter !

En plus ce serait une bonne occasion pour le "star individual" d'améliorer la rentabilité de son intervention, il pourrait faire parrainer ses prestations par une marque de papier toilette et aussi par une marque de sanitaires, ça serait classe quand même de grandes banderoles "Lotus et les sani-broyeurs SFA vous recommandent le star individual untel"  - je mets "untel" car il n'y a pas la place pour tous, après ça ceux qui arrivent "simplement" avec un code civil ou le Dalloz sous le bras sont complètement "has been", il faut être moderne quoi ! -).

D'ailleurs pour ajouter une cohérence bien venue, on peut installer à côté du "star individual" un dévideur de papier toilette, et sa secrétaire imprime (avec la justifiée satisfaction du travail bien fait) ses côtes de plaidoirie sur des rouleaux de papier triple épaisseur: ainsi, il déroule au fur et à mesure qu'il déblatère.

Cela permet en outre, accessoirement, au "star individual" d'utiliser le rouleau pour l'usage pour lequel il est originairement conçu, suivant l'humeur avant ou après plaidoirie, encore que les proctologues, lors de leur dernier congrès, ont publié une mise en garde : la prose du "star individual" provoque de furieuses irritations de ce que Rabelais appelait le tuyau culier.

En tout état, n'oublions pas que le papier toilette, après tout c'est avant tout du papier, et il a été jugé que l'important pour y rédiger des choses vitales, "c'est que ce papier soit suffisamment solide et résistant pour supporter sans se désagréger les différentes manipulations ... certains papiers dits hygiéniques répondent avantageusement à ces critères, ce qui n'est pas le cas d'un papier doux, ouaté, perforé et fragile, conforme à l'usage auquel il est normalement destiné" (Tribunal de Grande Instance de Lyon 16 avril 1996 JCP 1997 I 637, GP 1996 2 624). 

Ceci étant, pour le "star individual", même le papier où les doigts passent à travers au "mauvais moment" suffit largement, même si on voit quand même pas l'utilité de le perforer en usine pour qu'il soit "conforme à l'usage auquel il est normalement destiné", à mon avis il faudrait faire une requête en interprétation, car c'est quand même pas génial ce modèle.

Bref avec tout ça, force est de constater que le papier toilette, qui a la place méritée dans cette étude scientifique sur l'anglicisme (même l'anglais en utilise ... "schoking" !), est le papier le plus vendu au monde, avec une augmentation croissante du nombre de rouleaux par "tête" (je dis bien par "tête" c'est véridique, mais enfin on dit "tête", on se demande bien pourquoi, sauf évidemment pour les gueules de raie évoqués plus haut dans cette toujours élégante définition).

Pour vous le situer, le "star individual", déjà c'est un type qui sait avec une profonde conviction qu'il est pas comme les autres, quand "ils" sont en réunion de "flies fucker" (anglicisme adapté à la circonstance, qui, pour le coup, vaut absolument, j'insiste, d'être deviné par vous, sauf si vous vous sentez mouche; mais je vous rassure, pas de maltraitance, ils sont montés léger, pour la mouche c'est indolore, juste un mauvais moment (très très rapide) à passer, ça passe comme un suppositoire mis à l'envers (au détriment de l'aérodynamisme ingénieux de la chose), et qu' "ils" (la bande dont parlait Brassens) sont tranquillement assis autour d'une table, ils ont créé le premier (véridique, le premier) "think thank" c'est à dire si je te traduis qu'ils sont les premiers de la terre à avoir réfléchi, avant eux le cerveau était pas utilisé, même si en réalité la vraie traduction c'est un groupe de "flies fucker". Ils végètent (ils savent faire, le compteur tourne pour le client) en racontant leurs exploits :

- à "Courch" en hiver (ne cherchez pas, c'est pas pour nous, et d'ailleurs on veut pas y aller, c'est un truc rien que pour les parvenus, et en plus il faut relativiser, l'exploit c'est de faire de la patinette avec une ridicule combinaison surréaliste, argentée et boudinée, mais à condition que le "valet" - si si - du palace - on dit pas de l'hôtel - leur mette puis leur enlève leurs chaussures, comme disait Sacha Guitry "le luxe est une affaire d'argent, l'élégance est une question d'éducation", surtout ne pas confondre ce qu'ils ont et ce qu'ils n'auront jamais),

- et à "Saint Trop" en été (il savent pas que le vrai nom c'est Saint Tropez, c'est trop long quand on est de la race des gens pressés) mais ne cherchez pas non plus, on veut pas passer nos vacances sur une plage bondée de hordes d'infames parvenus qui font chier toute la baie avec le bruit infernal de leur jet ski insupportable, en faisant des allers retours à fond, exactement comme des cons, et une fois le réservoir vide qui écoutent sur la plage une musique (enfin un bruit) qui pourrait servir à faire avouer tout ce que vous voulez pendant une garde à vue, évidemment à fond également, que si c'est ça la supériorité de l'homme, je préfèrerai ne pas en être, surtout pas être confondu avec ces sous débiles que je comprendrais que celui qui prend un fusil de chasse pour leur parsemer le cul de petits plombs insidieux soit d'office décoré de la légion d'honneur (après tout Mireille Mathieu l'a bien eu, et elle aussi agresse - mais en l'espèce c'est pas le cul, ce sont les oreilles et aussi il faut bien le reconnaitre l'oeil également - ).

Ils louent des villas avec des hélicoptères, lesquelles doivent impérativement avoir un appartement séparé et une piscine pour les chiens (véridique) cet appartement devant être meublé avec du mobilier spécialement conçu pour eux, car sinon les pauvres animaux ont honte quand on fait de réceptions canines et que leurs chauffeurs en livrée font la queue (c'est le cas de le dire) pour conduire les invités (canins, ça va de soi) jusqu'aux portes du buffet, où les valets prennent leur manteau en charge avant que les serveurs leur présentent les plateaux de croquettes variées et canapés de foie gras.

Ne rigole pas, je te rappelle que la fille du Baron de Rothschild avait fait une cérémonie géante pour le mariage de son caniche, des centaines d’invités humains et canins avaient reçu un carton d’invitation gravé pour la circonstance, les priant d’être tous présents en queue de pie pour les mâles (humains et canins) et robe de bal pour les femelles (humaines ou canines) pour assister à la remise d’une sublime bague à l’heureuse élue (le tout véridique).

Évidemment, arrivés à St Trop lesdits anglicistes achètent des voitures de luxe de la pire élégance, genre 700 chevaux sur un châssis tellement haut qu’il faut les aider à monter (le principe c'est qu'on ne prend jamais de taxi, où qu'on aille on achète une voiture, elle est livrée au pied de l'avion par leur majordome), ils achètent également des « sneakers » à 50.000 euros (si tu l’ignores ce sont de baskets Nike plus Nike que Nike, enlaidies par le sigle Vuitton), ils louent aussi des vrais gens ou des "yacht" (j'ose pas te dire le prix, tu serais scandalisé de savoir qu'une semaine de location dépasse le prix de ton appartement -véridique évidemment - et le plein d'essence le prix de ta voiture) pour bien montrer combien ils ont l'argent facile (enfin en réalité argent inutile, ils savent plus qu'en faire).

Parfois d'une année sur l'autre la maison qu'ils louent perd un peu de surface, on enlève 600 mètres carrés illégaux (toujours véridique, le type a fait fortune), mais comme c’est pas une « tiny House », il en reste 2.000 c'est pas trop grave on arrive à se loger sans être les uns sur les autres.

Bref, en tout cas, pendant qu'ils se gargarisent de la facilité avec laquelle ils vaporisent l'argent trop facilement gagné et trop gagné, lui, le "star individual", pour parler il se lève, c'est absolument nécessaire car comme ça il s'écoute mieux, c'est un tel plaisir pour lui, il s'arrêterait pas. Donc c'est long, une dysenterie verbale.

Comme disait un de mes auteurs favoris, "le con ne perd jamais son temps, il perd celui des autres".

Pour les vrais gens, le type il te gave vraiment, subir les bêlements du "star individual" c'est pire que les hululements du percepteur pour Raymond Devos, c'est aussi intolérable qu'un récital de cornemuse (certains disent BDG, c'est à dire "bord du gouffre" pour les plus ignorants), un truc à devenir violent pour que ça s'arrête de manière absolument immédiate et définitive .. mais n'oublions pas le prétendu proverbe chinois (j'en doute) "c'est en voyant un moustique se poser sur ses testicules qu'on réalise qu'on ne peut pas résoudre tous les problèmes par la violence" .. ça sauve le "star individual" d'un étranglement avec le premier lacet de chaussure venu.

C'est d'ailleurs une belle occasion manquée pour le "star individual", ça aurait été la seule fois où on aurait eu quelque chose d'intéressant à dire de lui, après une vie de barreau (barreau de chaise évidemment).

Quand le "star individual" parle, c'est aussi lancinant que les vociférations d'une mouche exaspérée qui se tape sur une vitre et qui insiste pour passer.

On peut penser à la réplique du film "les tontons flingueurs" avec en outre un anglicisme, destinée à inciter le type à dégager "écoute, on te connaît pas, mais laisse-nous te dire que tu te prépares des nuits blanches, des migraines, des "nervous breakdown" comme on dit de nos jours", mais je dois dire que, pour citer une fois encore l'immense Bernard Blier, ce qui vient surtout à l'esprit à la vue du "star individual" c'est le célèbre "je ne parle pas aux cons, ça les instruit" ... et c'est vrai que la sagesse est de se garder de tenter de communiquer avec le spécimen et de s'en tenir éloigné.

Le "star individual" est aux vrais gens ce que le moustique est à une paire de couilles : un nuisible voire même un parasite, on est encore moins joyeux de le voir que de recevoir ensemble un commandement de payer, un sommation de quitter les lieux, la notification du retrait des derniers points qui nous restaient sur notre permis de conduite, et de toute façon un avis pour nous signaler que notre voiture est en fourrière après que l'élagage municipal ait provoqué la chute d'un arbre dessus qui l'a transformée en crêpe, un peu comme une compression de César mais sans valeur, il va même falloir payer (et comme on était mal garé l'assurance marche pas).

L'entendre c'est moins agréable que le bruit d'une brouette de gravier balancée sur de la tôle ondulée ... bref pas besoin de "speed dating", immédiatement y t'agresse l'oeil et l'oreille.

Chez moi on dit volontiers "il est con comme une valise sans poignée" ou "comme un balai sans manche" ce qui est bon comparatif avec l'utilité du "star individual" dans la vie de tous les jours, peu flatteur il est vrai pour la valise et le balai concernés qui n'ont pas demandé à être ridiculisés, en plus d'être inutiles par erreur de constitution. Bref c'est un rébaladis.

Il faut être de Montpellier (on prononce Mon-pé-lié, ça se transige pas, quoi qu'on en dise au bout de la route bornée, mais là tout le monde ne comprendra pas) pour comprendre, mais ça me fait penser à un type de 22ème ordre surnommé "banane" par tout Montpellier (qui rigolait bien, ce qui évidemment lui était insupportable), qui racontait avec modestie, en admirant ses ongles manucurés, qu’il était à l’avocat ce que la Rolls est à la deux chevaux, bref tout le prestige de la deux chevaux !

Le type en question n'utilisait pas d'anglicisme, peu en vogue dans les temps très très reculés où il sévissait, mais je vous rassure tout de suite, un spécimen de ce calibre visait naturellement et avec un succès avéré le haut du curseur de la connerie et compensait ses lacunes anglicistes par la caricature cocasse et même quasi clownesque en s'habillant à Londres, seul endroit au monde, selon lui, où il trouvait des vêtements de son standing, évidemment un atroce tweed anglais, comme quoi l'anglais est un dénominateur commun incontournable … et de fait il est indéniable qu'il portait de ridicules costumes qui faisaient hurler de rire sur son passage … pas le genre à donner des conseils "lifestyle".

Bon maintenant c'est une épave de Rolls qui passerait pas le contrôle technique et tous sont retombés dans l'agréable ignorance de son existence. Nous ne lui avons donné ici que trop d'importance, et ce n'est pas par nostalgie, loin s'en faut, mais un petit coup de rétroviseur sur l'insignifiant c'est toujours savoureux. 

Pour reconvertir la phrase au gout du jour, le "star individual" est à l'orateur ce que l'huile de ricin est à la digestion.

Donc le "star individual", pour en revenir à lui, il regarde .. mais juste lui ... bref il est "focus" sur sa tronche (le "S" final est amovible), dans les "slide" de "power point" il met encore et toujours sa tronche, rajeuni évidemment, la photo de son permis de conduire, bref ridicule absolu.

Une fois validé, il te "droope" le "power point" mais inutile de mettre un casque, ça veut pas dire qu'il te l'envoie à la tronche, c'est juste qu'il te l'adresse. Variante plus sportive : il te le "shoote" mais là fais gaffe je suis pas certain d'avoir compris, dès fois qu'il te balance un coup de pied dans les couilles, il vaut mieux t'équiper d'une coquille de karaté, on sait jamais.

Le "star individual" il sait parler que s'il est debout, c'est le résultat d'une évolution génétique (enfin d'une déviance génétique, l'ADN qui racle le caniveau) pour qu'il surveille mieux que les autres l'écoutent, sinon il se boufigue et devient tout rouge, se met en "stand by", il a plein de "warning" qui s'allument", les fusille du regard que mon pauvre tu craindrais l'avoinée si le "star individual" savait ce que c'est, et tu t'avises pas de recommencer sinon tu te ferais escagasser si le "star individual" savait ce que ça veut dire. Il prend "le lead".

Tout le monde doit l'entendre, c'est un peu comme la fameuse tirade "en voiture Simone je conduis et tu klaxonnes" : le "star individual" fait le klaxon .. mais là tout le monde comprendra pas l'allusion. On peut pas dire qu'il parle, d'ailleurs, il crie littéralement, un peu comme quand un éléphant téléphone à un copain sourd (ce qui arrive fréquemment). 

C'est typique du "star individual", il a pas compris qu'il n'y a que deux solutions rigoureusement "indivisibles" (laissez, "indivisible" c'est un truc utilisé dans les plans de cession, quand on veut forcer le Tribunal à vous choisir, même s'il faut vous payer pour reprendre - ce qui est l'inverse de l'objectif -, le "star individual" il est LE (enfin THE) spécialiste du truc) : donc deux solutions indivisibles : s'écouter parler et se faire entendre … il aime tellement s'écouter, qu'il en oublie qu'il est totalement inaudible, verbiage qui se perd dans la purée.

Le "star individual," il aime bien commencer son monologue par "c'est un procédé de reprise d'entreprise très complexe et très élaboré que j'ai (là, pour dire "j'ai" et "très" il hausse fortement la voix pour que tout le monde soit ébloui) mis au point il y a de nombreuses années, et sur lequel j'ai écrit beaucoup d'articles, mais les professionnels de province (là il fait une grimace avec un petit rictus, qu'on croirait qu'il va vous vomir dans les pompes tellement il est dégouté, c'est tellement atroce pour lui d'associer le mot "professionnel" avec le mot "province" que son visage se déforme (pour te situer de niveau de dégout, quand il dit qu'il a un dossier à Montpellier (évidemment il dit Montpeueulièrrrrr), il se croit obligé de préciser "c'est dans le Sud de la France" comme si on savait pas, hé ducon), donc je disais son visage se déforme, il ressemble soudain encore plus que d'habitude à la photo de sa dernière coloscopie, et il poursuit "les professionnels de province" donc (douleur) "ne sont pas prêts pour ces techniques qu'ils ne comprennent pas et qui sortent de ce que la loi prévoit" (et c'est vrai qu'en province, la plupart sont bêtes (bêtes mais pas cons, la différence est sensible) et disciplinés, et on a tendance à juste appliquer la loi, ça se soigne pas en plus, c'est ancré dans les gènes, on y peut rien). Et la reprise "Distressed M&A" je te le dis, on sait le faire sans lui, mais en français.

Après ça, tu réfléchis (en vrai tu "brainstormes") et il y a deux attitudes possibles :

- Attitude applicable si tu es un peu mou du bulbe (bref couillon) : tu supportes, tu cires les pompes du "star individual", tu lui baise la chevalière (on dit que tu es "corporate"), et tu t'inscris en classe de rattrapage de capacité de droit (en cas d'échec ouvrir par exemple une agence immobilière)

- Attitude applicable si bien que de province tu es un type normal (mais oui ça arrive !) : tu supportes pas, tu fais fabriquer une cible de fléchettes, un punching-ball et du papier toilette à l'effigie du "star individual" (le fabriquant à l'habitude, il connaît le modèle par cœur), cette dernière application rétablissant l'ordre des choses de manière on ne peut plus radicale.

Pour résumer, l'existence du "star individual" à elle seule te met en position de légitime défense. Un peu comme quand le poisson est pas frais dans le village d'Astérix.

On peut aussi penser à un truc admirable : l'entartrage.

Quoi de plus jouissif que d’escamoter un Saint Honoré bien garni de chantilly à la tronche du "star individual" quand il fait ses grandes tirades et qu'il a mis son beau costume étriqué (mais sur mesure, car il a les épaules très très étroites et fuyantes, même si évidemment il a les bras très longs, bref il est très mal foutu) à 10.000 balles ??? Le rêve absolu.

Je te donne la recette, ça repose sur une organisation précise : commander un gros Saint Honoré. On peut remplacer le Saint Honoré par une Pavlova si c'est moins cher. Dans les deux cas demander au pâtissier un supplément chantilly, il faut limite que ça déborde. Le truc vraiment estoufadou qui te rend coufle.

Plusieurs options pour agrémenter le Saint Honoré, en fonction de ta localisation géographique (de toute façon en "région" comme ils disent, donc chez les ploucs).

Option Citadine : demander au marchand de fromage un fromage réformé, où les vers grouillent à un point que même ceux qui aiment ça en veulent pas. 

Option Campagne : se procurer une belle bouse de vache bien faisandée ou une bonne louche de purin de cochon (on en revient toujours au porc !).

Option Port de pêche : récupérer dans la poubelle d'un chalutier les déchets de la pêche de la semaine dernière, rascasse, loup (ceux qui disent "bar" sont immédiatement disqualifiés), baudroie (ceux qui disent lotte sont également disqualifiés) et autres, bien moisis, genre jus de poisson pourri, mélanger avec quelques bijus qui ont pas vu la mer depuis longtemps, le truc à choper la gastapiane.

Certains ajoutent des clous de tapissier, mais c'est quand même cruel (pour les clous).

Dans tous les cas, glisser l'option choisie dans la chantilly.

Tu mets ensuite le Saint Honoré fourré au soleil jusqu'à ce que les vers (si c'est l'option choisie) colonisent bien la chantilly et qu'il sente l'oeuf pourri (valable pour toutes les options, tu vas voir il faut un masque à gaz) et que ça pègue bien : la surprise est prête et on se félicite que l'humain soit si inventif, surtout pour les choses décisives qui seront des souvenirs de toute une vie.

Attention laisser à l'extérieur, car ça peut dégager un gaz inflammable

Il fait être patient, plus l'odeur sera puissante, plus elle s'imprègnera sur le "star individual", vous savez le truc dont on arrive pas à se défaire, il va puer le bouc mal peigné (pourtant il a le fameux peigne cul) pendant plusieurs jours.

Rassurez-vous pour les vers (si c'est l'option choisie) : ils se disperseront rapidement sur tout l'individu, oreilles et narines comprises, car les vers rien ne les dégoute, contrairement à ce qu'on pourrait penser et pour cette raison le traitement n'est pas cruel pour eux.

Attendre le moment opportun, pour savourer au maximum l'instant et balancer le machin en pleine tronche du "star individual" histoire de bien l’escagasser  : pour une fois dans sa vie il lui arrive quelque chose.

Si possible filmer le "star individual"  (tant qu'il aura pas compris il sera flatté), histoire de conserver une trace de l'évènement pour la postérité, on pourra même par la suite pirater le site internet du "star individual" pour que le film passe en boucle quand de futurs clients s'y connectent (futurs ex car ça dissuade, on s’attend à voir un Dieu vivant et on tombe sur le spectacle d'un clown qui se prend une tarte à la crème dans le portrait)

On peut éventuellement corser les choses et glisser un cairon dans la chantilly histoire de lui donner de la consistance (au Saint Honoré, pour le "star individual" au contraire on cherche à le ramollir comme une chiffe molle (enfin une serpillère pour dire les choses) pour qu'il la ferme enfin et arrête cette insupportable pollution sonore - et visuelle ... on met la serpillère sur la tronche une fois que le parpaing a fait son office)

Il a aussi un truc bien rodé le "star individual" c'est quand il est pris au piège et acculé à ne plus sortir que des arguments de la pire mauvaise foi, qui valent pas tripette ni même un pet de lapin : c'est toute une procédure (c'est bien la seule fois qu'on va associer le mot "star individual" au mot "procédure" !) :

- il se met à couler l'eau,

- il vire de son rose habituel à un amusant rouge marbré - la couperose ça aide - , 

- et surtout il se met à sentir mauvais comme un putois que tu débusques, que la malaïgue à côté c'est un bonheur, le genre "Eau de raie" (mais là tout le monde peut pas comprendre).

"Eau de raie", je sais pas si tu vois, c'est un savant assemblage de "brise de munster" et de "flagrance de hyène qui a perdu sa brosse à dent depuis déjà pas mal de temps", le truc à sécher sur place.

Enfin le désastre que tu t’empresses de jeter, mais pas dans ta poubelle car elle serait imprégnée pour la vie des rats, mais dans la poubelle d’un voisin très éloigné pour éviter les effluves , et plutôt un voisin que tu peux déjà pas sentir, c’est le cas de le dire, au moins ça te changera pas

Déjà le "star individual"  il arrivait pas à se défaire de l’odeur du Saint Honoré farci de l’année dernière, genre je suis directement relié à l’égout, il a décidément pas de chance avec les odeurs, il risque à tout instant de partir en déchèterie au rayon des non recyclables.

Du point de vue scientifique - c'est quand même notre préoccupation première - c'est un phénomène chimique très particulier. ça intéressait les CRS pour disperser les manifestations, c'est beaucoup plus efficace que le gaz lacrymogène, mais sauf à balancer directement le "star individual" - on a fait des essais, l'effet de dispersion est immédiat et au-delà des espérances - on a pas trouvé comment reproduire le gaz.

Donc le "star individual  il hurle "ah là ça suffit, autant de mauvaise foi, si c'est ça je préfère partir" (il a une larme à l'œil pour montrer combien la mauvaise foi ça le rend triste, il commence à pleurer à gros sanglots comme un goret qu'on étrangle, appuyé contre un mur, la tête cachée dans son bras, puis il réalise que c'est de sa propre mauvaise foi qu'il parle, arrête les singeries et se ravise en espérant que personne n'a compris) ...

On l'espère tous, qu'il parte. On serait prêt à gonfler un ballon avec du "fusking gashole" pour le mettre sur orbite. Qu'il parte d'urgence.

D'ailleurs le "star individual", la seule fois de sa vie qu'il a voulu participer à un jeu, c'était Action Vérité, il a choisi Action et immédiatement tous les participants lui ont demandé de rentrer chez lui, en lui expliquant que c'était ça l'Action. 

Mais évidemment, pour le coup c'est loupé, fausse joie, il ne part finalement pas, il reste, histoire d'essayer de faire dire à la Cour de Cassation ce qu'elle n'a jamais écrit (pour ceux qui savent pas, la Cour de Cassation c'est la plus haute juridiction, qui juge les questions les plus importantes, comme par exemple "la dépose du père Noël par un hélicoptère est soumise à autorisation préalable du préfet" Cour de Cassation Chambre Criminelle 9 décembre 1992 n°91-82970), donc le "star individual" il part pas, pensant que si c'est lui qui affirme un truc on va le croire aveuglément, vous pensez un Dieu vivant, et en effet il lit pas les décisions de la Cour de Cassation comme les autres, mais si on l'a déjà pratiqué on connait ces méthodes pathétiques. S'il osait, de rage, il ferait pipi par terre et il se roulerait dedans, mais il a peur de gâcher sa belle mise en pli, il se contente de secouer la tête dans une pluie de pellicules (et pourtant en matière de peigne il s'y connait, c'est un peigne spécial comme déjà indiqué), qu'on croirait qu'il jette des confettis pour fêter Halloween (dommage que sa teinture capillaire sub-citrouillesque ne soit pas totalement orange comme les premiers TGV). 

Ce qu'il préfère, le "star individual", c'est quand on le regarde en clignant des yeux, il pense qu'on est ébloui, alors qu'en réalité force est de constater que la vision agresse l'oeil.

Mais ce qu'il préfère pardessus tout, c'est quand il est filmé ... oui oui filmé (je parle pas de "reporting", attention), il y en a qui font semblant, juste pour flatter le spécimen, et il fait le coq, mais il y en a qui filment vraiment ça, et qui n'effacent pas, des pervers qui gardent les enregistrements ... c'est pas un "sextape" mais il est vrai que projeté sans le son, enfin muet, ça fait un peu reportage animalier sur un spécimen non répertorié, d'ailleurs son vétérinaire de famille, lui aussi, lui a toujours dit qu'il était pas comme les autres. 

Ça change des reportages sur les guenons où on nous explique que l'homme descend du singe, là c'est l'inverse, ça fait penser à une tentative pour y retourner, mais le singe, pas con (lui), en veut pas.

Pour être plus scientifique, on aimerait être paléontologue pour comprendre comment à partir des hominidés on est arrivé aux grands singes et à l'homo sapiens d'une part, et au "star individual" d'autre part, qui, bien qu'étant un primate hominoïde (la caractéristique de l'hominoïde n'est pas nécessairement flatteuse, je vous laisse la découvrir), lui aussi, en est la branche bâtarde ... sans doute dans la lignée du "star individual" y-a-t-il eu un croisement malencontreux avec un truc bizarre ou dans ses gènes une pollution quelconque .. peut-être tout simplement l'eau d'un bidet (nous y reviendront car c'est scientifiquement une belle question), véritable bouillon du culture qui véhicule traditionnellement des ADN dépravés divers et entremêlés issus de copulations les plus hétéroclites, outre gonocoques, poils de provenance humaine et autres, et chtouilles variées.

Bon je vous rassure la dégénérescence est telle que la lignée sera stoppée net après quelques portées expérimentales, c'est ce qu'on appelle être "fin de race", la voie sans issue d'un arbre généalogique.

Ce qui est certain est que le "star individual" ne descend pas de l'homme et qu'il n'est pas question que l'homme descende du "star individual". On est presque gêné d'envisager que le "star individual" est mammifère, on le préférerait reptile ou saurien pour que la répulsion naturelle qu'on éprouve à sa vue soit évidente à tous.

On doit cependant à la vérité de dire que des mathématiciens ont décelé chez le "star individual" une particularité remarquable, un peu comme le nombre d'or dans les plans des pyramides d'Egypte : le quotient intellectuel (le mot est fort en l'espèce) du "star individual" est le résultat d'un système d'équations : d'une part il correspond à la décimale près à la racine cubique du nombre de sa température anale exprimée en degré Celsuis et d'autre part il ne saurait s'exprimer avec plus d'un chiffre avant la virgule... trop fort non ?? 

Il existe bien d'autres différences : la pomme qui a ouvert les yeux de la dénommée Eve sur sa nudité, et (surtout) celle d'Adam, dont ils surent que faire rapidement, n'est pas, évidemment, le fruit dont se repait le "star individual", qui lui préfère quelques lingots (outre, heureusement, l'élégant slip kangourou déjà évoqué dans cette définition, auquel il peut adjoindre par précaution une belle paire de larges bretelles, encore que personne n'imagine (et encore moins n'espère) qu'il chute (le slip, pas le "star individual") plus bas pour dévoiler la fatidique raie culière (fraichement peignée), également évoquée dans cette définition décidément classieuse).

Par parenthèse, que voulez-vous qu'Eve fasse d'un type qui porte un slip kangourou, alors qu'elle a à disposition un type qui n'en porte pas, que c'est quand même plus pratique pour tirer un coup, quand on est de surcroît le résultat d'un os surnuméraire (on se demande lequel). Elle est pas cabourd, elle.

Ajoutons que le "star individual" a un facies qui est le sosie parfait de la partie de l'anatomie dont l'humain se sert généralement pour s'assoir, pour vous dire que ladite Eve, pas folle, préfère rouler des gamelles à Adam et lui triturer le manche qu'embrasser le "star individual", geste qui, si on y regarde bien, serait finalement proche du toucher rectal (les oreilles du "star individual" jouant parfaitement le rôle des hémorroïdes).

Le "star individual", il est "de la famille des visionnaires" (véridique évidemment) et il montre tous les jours combien le Tribunal de Grande Instance de Bobigny s'est trompé en jugeant "la profession d'avocat, exercée par la demanderesse, n'a pas pu avoir pour effet de lui conférer le pouvoir surnaturel de voir à travers les murs" (véridique, TGI Bobigny 30 juin 2011 n°09/16620). D'ailleurs il est pas comme les autres avocats, il reçoit le client et "si son affaire est perdue d'avance, il le saura tout de suite sans engager aucun frais inutiles" (avec un "s" quand même à inutile car il y en a plusieurs), il remplace les juges.

Le "star individual", il rentre chez lui il fait du spiritisme, d'ailleurs, il a été obligé de fixer sa table de nuit au sol, sinon la nuit elle tournait toute seule, et il s'est pris plusieurs fois le contenu de son pot de chambre dans la tronche (remarque ça réveille). Ne le regarde pas dans les yeux, il va tout de suite comprendre que tu le prends pour le con qu'il est. Ce qui te sauve c'est qu'il peut pas t'attaquer pour injure ou diffamation puisque c'est parfaitement exact. C'est juste un diagnostic scientifique.

Un truc fabuleux c'est quand , dans un interview (évidemment truqué) on lui demande si il est concurrencé par "les cabinets locaux" (comprendre les ploucs de province). Il répond avec simplicité "nous apportons des compétences, une méthode et un savoir-faire différents ... Nous trouvons très peu de cabinets dimensionnés comme le notre "en région" (rappel : veut dire chez les ploucs de province), "nous apportons une réponse régionale tout en offrant une couverture nationale et internationale totale" (si si) . 

J'hésite à vous l'annoncer mais le star individual va prochainement installer un cabinet sur la lune (que c'est banal !!!), mais le risque que le lanceur dévie et le dirige vers un trou noir n'est pas inexistant. Les paris sont ouverts.

Bref il y a lui, en haut de la pyramide, le vide sur les échelons de la pyramide, et les ploucs de "région" dans le caniveau de la pyramide... enfin c'est ce qu'il croit, le visionnaire.

Le "star individual" cohabite avec les "rising stars" (qui est aussi une série comique, mais là on rigole pas du tout, on mord en premier et on discute ensuite).

On pourrait penser qu'ils sont comme cul et chemise ... et dans ce cas le "rising star" fait la chemise, mais en fait ils se haïssent, comme d'ailleurs ils haïssent à peu près tout ce qui bouge à l'exception de ceux qui les vénèrent. Et évidemment ils détestent les types qui ont le "trophée d'or" en enculage de mouches, qui sont quand même, eux aussi des stars "visionnaires", ce qui est heureux car c'est bien connu pour l'enculage de mouches, il faut viser juste et donc avoir une bonne vue.

Inutile de téléphoner à leur "office" si vous ne parlez que français, déjà le message d'attente est en anglais, et vous ne comprendrez donc pas le slogan publicitaire qui vous est débité par une gonzesse avec voix suave d'hôtesse d'accueil de salon de massage.
Vous le voyez pas, mais elle a d'ailleurs un rutilant sourire de pute, que si tu le vois tu comprends immédiatement que tu vas te faire piller de la cave au grenier ... enfin la cave en premier.
Un type un peu chaud de la sulfateuse montée sur les   amygdales sud verrait le spécimen, il serait prêt à traverser la place de la Comédie (quand on est originaire de Montpééééliéé au stade baron de Caravette on dit « l’œuf ») donc il traverserait la place en rampant sur du papier verre à gros grain juste pour pouvoir lécher le coussin sur lequel elle a posé son petit cul.

Et quand vous l’avez au téléphone je vous conseille de raccrocher au plus vite car le "process" est conçu pour embrayer immédiatement sur un enchainement assez piégeux si on se méfie pas: si vous dites à la "masseuse suave" "quel est le montant de vos honoraires ?" (je parle pour un conseil, pas pour un massage) ... elle répond "XXL € pour trois questions" (j'ose pas dire la somme, quand il y a 5 chiffres c'est délicat) et si vous avez la faiblesse d'ajouter "c'est le même prix quel que soit le problème" là elle vous dit, la "masseuse suave" avec un petit air que sauf à être complètement débile tu vois bien qu'elle va t'enfler "quel est votre numéro de carte bleue pour que je fasse le prélèvement avant que vous posiez la troisième question ?".  

Bon trêve de plaisanterie:

- il y a aussi des "speakers confirmés", mais c'est pas pour la météo, c'est juste pour dire que c'est absolument impensable de les contredire, ça n'existe pas.

Déjà ils font tout bien .. mieux que personne, les autres ça va jamais, c’est mal fait .

Chez moi on appelle ça des reproches vivants.

Et en plus ils détiennent la vérité. C'est des types ils mentent jamais : une droiture absolue, tu peux leur faire confiance aveuglément.

Pour te prouver, je te raconte l'histoire du parrain de la mafia, du comptable et du "speaker confirmé" qui ne ment jamais.

Le parrain de la mafia est avec son comptable et le speaker confirmé. Il demande au comptable où il a planqué l'argent qu'il était chargé de blanchir. Comme le comptable ne répond pas, il s'énerve et devient menaçant, il sort un flingue gros comme un gigot et l'appuie sur la tempe du comptable.

Le "speaker confirmé" s'interpose et dit de se calmer, que le comptable est juste sourd et muet et qu'il parle le langage des sourds et va servir d'interprète. Il interroge le comptable en langage des signes, lequel répond simplement dans le même langage qu'il ne voit pas de quel argent on parle.

Le parrain s'énerve, vérifie que le flingue est chargé, avec des balles du calibre spécial gros gibier, le genre tu tires dans le bide, tu peux faire une photo panoramique du paysage qui est derrière tellement le trou est grand, on y mettrait des rideaux on croirait que le type a une fenêtre au milieu du buste.

Il dit au "speaker confirmé" d'expliquer au comptable qu'il a dix secondes pour répondre et que sinon il va lui faire exploser la cervelle et même le reste, vu le calibre du machin.

Le "speaker confirmé" pose à nouveau la question au comptable en langage des signes, qui répond dans la même langue qu'il a caché l'argent dans sa cave, sous la chaudière dans une niche spécialement aménagée.

Le "speaker confirmé" qui, rappelons-le, ne ment jamais, s'écarte pour pas être éclaboussé des pieds au plafond et "traduit" avec la bonne foi qui le caractérise, au parrain qui s'impatiente "il vous dit d'aller vous faire foutre le plus profondément possible avec du fil de fer barbelé chauffé à rouge, de vous faire tartiner la prostate avec de l'harissa extra forte et que, trouillard comme vous êtes, vous aurez pas les couilles de lui faire du mal avec votre ridicule jouet d'opérette". Après le "speaker confirmé" se bouche les oreilles car le bruit, avec ce calibre, ça lui agresse les oreilles.

- Dans d'autres classements il y a des étoiles, mais c'est pas comme les hôtels : le type qui a 4 étoiles, ça veut pas dire qu'il a un jacuzzi et un lit "king size" (et pourtant, "king"' c'est bien pour lui) c'est juste qu'il est bien meilleur que celui qui en a qu'une, qui a les toilettes sur le pallier et un sommier qui grince quand il besogne sa concierge draguée entre deux poubelles (à ce niveau on prend ce qu'on trouve).

Et le type qui a 4 étoiles, il fait pas du contentieux, il fait du "litigation" (véridique évidemment), ce pour quoi il considère modestement qu'il est "exceptionnel" (mais oui, il a préalablement mis des protèges tibias). Mais je préfère te prévenir il fait pas aussi dans la gynécologie, "litigation" c''est pas qu'il ligature les trompes, c'est juste histoire d'en foutre plein la vue (aux aveugles). Quand il la ferme enfin, il fait pas comme tout le monde, il fait des "closing semi physique", mais oui, un truc de spécialiste, il finit par s'endormir en pensant aux "spécial Purpose Acquisition Véhicles", il a toujours été passionné de petites voitures, il en rêve.

- Il y a également des "général counsel"  ou des "légal counsel", parfois même qui sont spécialisés dans le "working capital management", le truc à la sortie de l'école de tes enfants, un autre parent qui te croit normal (erreur grave) te demande ce que tu fais comme travail, tu lui réponds que tu es "général counsel en working capital management" , immédiatement le type il change ses enfants d'école pour qu'il soient avec des enfants d'homme ... juste d'homme.

Les général et légal counsel précèdent la piétaille, c'est à dire les "catégorie 2" qui sont à la catégorie 1 ce que des croquettes pour chien en solde (les croquettes, pas le chien) sont au tournedos Rossini  ... non mais sans blague vous vous voyez arriver chez un client en disant "bonjour je suis de catégorie 2" ?

Et, pour faire un syllogisme, comme la catégorie 1 est au "star individual" ce que le mou que Ma Dalton dans Lucky Luke donne à son chat est au lièvre à la royale, on en arrive à la conclusion que les vrais gens sont au "star individual" ce que les uniques toilettes à la turque surmenées de la rave-partie sauvage d'une horde de crasseux pouilleux sont à un bidet de palace à peine installé (le bidet pas le palace), je dis à peine installé, car par la suite ça dépend de la candidate qui chevauche vaillamment le bidet en question, dont la vocation est certes de permettre à l'utilisatrice de se torchonner la babasse et les abats pour réintégrer sa culotte la tête haute, mais quand même certains bidets démissionnent. 

Mais on va pas comparer le "star individual" à un bidet à jet rotatif déshonoré par une authentique truie femelle (à ce stade on ose pas dire femme, et c'est encore ici un rappel du sous-titre de notre définition, à la gloire du porc) qui, après avoir hurlé à gorges (le pluriel est volontaire, il y a nord et sud) largement déployées, comme si elle avait un frelon ou une mygale dans la culotte (qu'en l'espèce on lui a déchiré avec les dents - la culotte pas le frelon ni la mygale -) lors d'ébats peu glorieux,  qu'elle part qu'elle part qu'elle part, ce qui n'est d'ailleurs qu'une vue de l'esprit car on part rarement dans ces moments-là (en fait elle partira dans un heure, temps de location de la chambre, ça suffit, le mec une fois qu'il l'a tirée il s'attarde pas, sauf s'il est éjaculateur précoce auquel cas la chambre se loue à la demi-heure), donc elle hurle, histoire d'alerter les occupants des sommiers environnants, après encore s'être fait défoncer le fondement, démanteler le pot, ramoner jusqu'aux amygdales, empaler la malle arrière il ne vaut mieux pas énumérer sur quoi, et avoir subi les derniers outrages, se désenfoutraille la lucarne et se désendolorise la calebasse sur ce pauvre bidet qui n'a rien demandé, histoire de tenter de se dévolcaner et retrouver la dignité quelle croit placée dans son hémisphère sud, avant de réintégrer des hardes minimalistes rendant impossible tout décence autre que porcine, contrainte en outre de marcher pendant quelques jours les jambes arquées comme si elle descendait l'Everest sur des talons aiguilles, car une tringlée pareille ça laisse des séquelles !!! Ceci étant dit pour rester dans la bienséance qui préside à la rédaction de cette définition "classieuse", comme aurait dit Gainsbourg.

Je te parle pas de ceux "qui montent" (ceux qui descendent sont moins loquaces) au plus "haut niveau" (c'est pas monter avec une péripatéticienne, c'est juste une image) ou "au sommet de leur art", ceux qui ont une "pratique réputée", ceux qui sont "experts". Y en a qui sont des "générateurs de performance", rien qu'à les regarder tu améliores ton score au 100 mètres haie ou dans un concours de buveur de bière. Certains sont des "urgentistes des transformations d'entreprise", voire même "as des situations d'urgence" tu vas les voir, ils te mettent sous perfusion, t'injecte le botox et tu ressors neuf, d'autres ont "le succès de l'expérience" (faut oser non ? ) ou même "excellence et séniorité" c'est à dire le vieillissement de rêve, le gâtisme en douceur.

Je te parle à peine de ceux qui ont le "capital humain", et d'ailleurs ils aiment à dire (je parle comme eux pour voir, ça fait bizarre, j'ai l'impression qu'on a pris le contrôle de ma voix) "c'est inscrit dans l'ADN du cabinet". Oui "ADN du cabinet" !

Des types bien plus intelligents qu'eux (il y en a plein) ont mis des décennies à comprendre l'ADN et eux, entre deux verres de Bourbon hors d'âge, ils auraient dicté à leur secrétaire (pauvrette dont le "dress code" a été conçu pour qu'ils aient la vision de son cul à disposition), dicté, donc, des statuts intégrant l'ADN !

Disons plutôt, pour revenir à la réalité, qu'ils ont pris des statuts type et qu'ils ont modifié à la baisse la clause fixant la rémunération des associés en industrie et à leur profit exclusif la clause d'agrément pour avoir la main sur l'arrivée des futurs requins qui seront recrutés. Mais ADN il faut pas exagérer, et d'ailleurs je prends le pari qu'ils savent même pas ce que ça veut dire, ADN, car n'oublions pas que c'est l'abréviation du mot le plus long de la langue française. 

On peut pas leur en vouloir, ils ont déjà du mal avec le français qu'ils n'arrivent pas à apprendre, le droit c'est compliqué aussi, ils sont obligés de bricoler des montages à la con, alors tu penses si en plus ils devaient savoir ce que c'est que l'ADN !

Il y a aussi ceux qui sont "engagé, responsable et sans frontières", ceux qui travaillent à "360°" (le type y tourne en rond toute la journée sur un socle motorisé) et "l'étoile montante" que c'est une gonzesse pour les questions spéciales.

Evidemment il y a :

- ceux qui ont "expertise et présence en région" (mention interdite et à force de s'en battre son peu de couilles, ça va les éclater, mais véridique comme toutes les citations, la région c'est beurk, un peu comme on dit "dans les quartiers"), c'est à dire qui condescendent à mettre un pied dans le fumier chez les ploucs de province, pour "plaider" (je dirais personnellement bêler) quelque dossier de la plus haute importance, et affirmer leur suprématie (on dit "di z aie ner" quand on présente un truc aux ploucs en province, bref on le fait en version pour les nuls, avec des images et un texte en langage basique, idéalement un fait un "power point" explicatif, n'oublions pas que le type est un "digital native" il a jamais eu de stylo de sa vie, juste un clavier).

C'est comme ça qu'à force de se croire au-dessus de tout, on écrit au greffe "Vous tapez avec deux doigts comme des cons ? " (Cour de Cassation chambre criminelle 10 janvier 2017 n°16-81558)

- Il y a ceux qui ont "un niveau incroyable d'expertise" (d'ailleurs c’est tellement incroyable que personne ne le croit) laquelle (l'expertise, mention interdite même s'il a les couilles compactées à force) est "très utile", ce qui est quand même la moindre des choses, car sinon à quoi ça sert que Ducros y se décarcasse ... et même, ce qui n'est pas à la portée de n'importe quel avocat, ils sont "tournés vers la solution" ... alors là on est complètement ébloui, on savait même pas que c'était possible car la plupart des autres avocats - ceux qui sont normaux - ont, a contrario, on le suppose, une fâcheuse tendance à tourner résolument le dos à toute solution, bien entendu. 

- et ceux qui sont "au-delà des textes" ce qui est finalement assez inquiétant, mais on doit pas voir les choses de la même manière car le type a un sourire que pour une publicité de dentifrice tu voudrais le même, et un truc qui fait frissonner "tout aussi admiré que redouté" (véridique également, enfin personnellement j'en étais à l'agréable ignorance de son existence, et je risque pas de le craindre, quand à l'admirer, je le laisse volontiers manger ses croquettes dans son "cabinet de niche" … ceci dit avec la tronche qu'il a je comprends qu'on redoute de le croiser, un truc à avoir des éruptions de furoncles).

On va arrêter là, sinon on meurt de rire. Ils essayent tous de sourire sur la photo, avec leur petit uniforme costume cravate. Certains ont un large goitre, vous savez cette espèce de ballon de peau gonflé à bloc qui dissimule le menton et leur font un cou large comme une poubelle, qu'ils montrent avec fierté comme un signe de prospérité (et c'est vrai que dans les pays qui subissent la famine, je sais pas pourquoi, y-z-ont pas de goitre) . Sans doute y boivent de l'eau des glaciers, signe caractéristique de la maladie dite du "crétin des alpes" (véridique) que les gens des alpes, dans certains cas il faut s'en méfier (tous ne comprendront pas, mais en réfléchissant … )

Mon pauvre ces photos, c'est un panel assez inquiétant de la dégénérescence "humaine", ça agresse très gravement l'oeil, que franchement le sixième jour, quand il a créé l'homme et la femme (enfin Eve avec sa tenue rigoureusement invisible) , Dieu aurait pu interdire à l'homme de se prendre pour ce qu'il n'est pas, au lieu d'interdire à l'autre là, qui n'attendait que ça, de croquer la pomme … que c'était évident qu'elle allait s'y précipiter la tête la première (enfin plutôt le cul), portée comme elle l'est.

Et il y a d'autres trucs fabuleux, c'est par exemple le papier entête et la signature.

Le papier entête de ceux qui se prennent le plus pour ce qu'ils ne sont pas, présente une caractéristique : il y a que le nom, même pas l'adresse, tout le monde est tellement censé savoir.

C'est écrit en caractère poildecuté, on se croirait au moyen âge, sur un papier tellement épais que chaque fois qu'ils écrivent une lettre c'est un arbre qui meurt, et le facteur affecté à leurs bureaux fait l'objet d'un entrainement spécial de musculation.

Heureusement, certains ont été avoués et de ce fait recyclent les chemises, ce qui préserve un peu la forêt.

Ils y peuvent rien c'est dans les gênes.

Je t'explique le truc : l'avoué, qui a maintenant disparu (snif), c'était un type important de père en fils, c'était un type équipé d'un photocopieur puissant et d'une bonne agrafeuse, auquel l'avocat remettait ses conclusions, et après copie et agrafage (classe !) par ses soins, l'avoué (enfin sa secrétaire) mettait les conclusions de l'avocat dans une chemise à son nom (le nom de l'avoué, c'est lui le héros de l'histoire) et déposait le tout au greffe.

Par souci d'efficacité il veillait à ne surtout pas lire les conclusions de l'avocat, car ça retarde et "vous pensez quand même pas qu'on a le temps de lire tout ce qu'on dépose" (véridique évidemment).

Ouf mission accomplie. Il écrivait alors à l'avocat "j'ai longuement plaidé le dossier et la Cour a été très attentive à mes arguments".

Après il s'essuyait le front car ça fait transpirer, puis il calculait son droit proportionnel, et facturait dix ou douze fois ce qu'avait facturé l'avocat pour se faire iech à rédiger les conclusions.

A l'issue du délibéré, il envoyait la décision à l'avocat (sans la lire, il s'en battait les couilles, ça évite d'avoir à la commenter dans le courrier) en écrivant "mon cher Maître ci joint la décision et surtout ma note d'honoraires", il récupérait la chemise et effaçait le nom de l'affaire qu'il avait pris la précaution d'écrire au crayon à papier, pour s'en resservir pour l'affaire suivante.

C'est comme ça qu'avec la même chemise cartonnée on fait une vie. Comme quoi en étant pingre l'avoué était écolo sans le savoir.

A sa naissance on remettait d'ailleurs à l'avoué un lot de crayons à papier, un lot de gommes, et les fameuses chemises transmises par son grand-père. Et on lui expliquait qu'un bon avoué est un avoué qui surtout ne se fatigue pas dans d'inutiles tâches subalternes, on est pas avoué pour rien quand même, c'est un droit acquis de gagner bien sa vie. Désormais c’est l’avocat qui écrit au client "j'ai longuement plaidé le dossier et la Cour a été très attentive à mes arguments" mais sa facture manque de chiffres par rapport à celle de l’avoué.

Mais revenons aux autres cougnas là : même leur signature c'est un autre truc à hurler: la moitié de la page, que ça use une demi pompe de leur stylo numéroté, il leur faut 25 secondes pour la faire, qu'heureusement ils signent pas grand-chose à part les commandes chez Dalloz ... ce qui n'arrive donc jamais et les commandes pour les petits fours pour l'apéro, ce qui est quotidien, vous imaginez les crampes au poignet ?

Et je te fais remarquer que même l'apéro, qui est normalement un moment de plaisir pour tout un chacun, vire à la corvée avec ces individus. Ils obligent en effet tout le personnel à se bourrer la gueule, histoire d'entretenir la valeur "fun & pro"  , ce qui leur permet ensuite de déverser leurs plaisanteries douteuses sur le personnel féminin de la boite. Ils en ont même licencié un qui ne se pliait pas à leur méthode de management ... ce qui leur a, fort justement valu un bel arrêt de cassation qui leur a un peu fermé le caquet "la cour d'appel a constaté qu'il ne pouvait être reproché à M. [T] son absence d'intégration de la valeur "fun & pro" de l'entreprise, qui se traduisait par la nécessaire participation aux séminaires et aux pots de fin de semaine générant fréquemment une alcoolisation excessive encouragée par les associés qui mettaient à disposition de très grandes quantités d'alcool, et par des pratiques prônées par les associés liant promiscuité, brimades et incitation à divers excès et dérapages" Cass soc 9 novembre 2022 n°21-15208.

Pour en revenir à la signature, c'est un espèce de ressort mal enroulé, une trentaine de cercles qui se croisent, comme une spirale sans fin, avec des machins, des poils par-ci par-là, le tout sur deux courbes d'encéphalogramme, un plat, comme le leur, et un agité en dent de scie ... tu la regardes de près tu vas immédiatement chez l'ophtalmo pour qu'il te change tes lunettes tellement tu prends le vertige (en plus du fou-rire), tu montres ça à un psychiatre il commande d'urgence la camisole et tu demandes son avis à un graphologue il ose même pas te dire la vérité mais il te déconseille absolument de l'embaucher, ce qui de toute façon n'était pas l'objet, et/ou de le demander en mariage, ce qui n'était pas prévu non plus et il prend des photos pour le montrer au prochain congrès où on expose le cas des sujets les plus perturbés.

Pour revenir à leurs classements, chacun a sa fiche, avec des rubriques hilarantes que je vous dit que ça, où ils se décrivent eux-mêmes, évidemment en toute objectivité, avec notamment les traits de caractère et les "valeurs". Objectif "B2B" ... ( comprendre ou plus exactement ne pas comprendre "Business to business", enfin on pense qu'à la promotion, un peu comme un paquet de lessive mais tu as pas le cadeau).

Curieusement ils ont que des qualités, énergiques, impliqués (pour le prix on l'espère), "excellente capacité à simplifier les sujets complexes" , il y en a même qui "rentrent vite dans les dossiers" (si si !!) et la valeur qu'on retrouve souvent c'est "passer du temps avec les clients" ce qui démontre une très grande aptitude à la facturation. Ils font tous un sport collectif et un sport d'endurance, ces mentions étant d'ailleurs a priori prohibées par leur règlement.

Mais on relève sur leur site internet qu'ils ont des cabinets "de tout premier plan en France" et même pour certains "désormais un des plus importants cabinets internationaux", ce qui est tout aussi prohibé, on est pas à ça près et c'est tellement bon de se sentir différent et admiré ..

Le pauvre type de base, vous savez celui qui tourne le dos à la solution et qui attaque ses clients pendant qu' "ils" défendent les leurs, lui il met une chiure de mouche de trop sur sa plaque professionnelle il passe en conseil de discipline. Eux, n'oublions pas que ce sont des "flies fuckers" (j'espère que vous aurez traduit), alors évidemment, les chiures de mouche, ils en ont des lessiveuses et personne ose les en blâmer puisque c'est ce qui les caractérise.

Pour montrer qu'ils sont importants, ils aiment aussi dire qu'il y a plein de gens qui travaillent pour eux, enfin à leur service (du latin "servus") : certains emploient 62,2 "productifs" (mais oui la virgule est véridique, c’est comme les enfants, les ménages ont 1,8 enfants c’est à dire 1 et un second plus court) et on se demande avec inquiétude quelle est la physionomie du type qui représente 0,2 productif (enfin le morceau de type), d'autres sont passés en un an de 48,44 à 52,65 productifs, c'est à dire qu'avec plusieurs on arrive en à avoir quelques-uns de complets mais il reste toujours un type qui n'est qu'une virgule. Il rentre chez lui à dos de libellule, se couche dans une boite à chaussures et avec un grain de raisin il a des provisions pour tout l'hiver. 

Cette année, il y a même, en haut de la pyramide, une de leur boutique d'avocat qui emploie 164,1 avocats, mais le chiffre est trompeur, ils sont plus de 300 en réalité, simplement pour en faire un complet ils se mettent à plusieurs, et après de savants assemblages, que c'est pas du tout sexuel je te rassure (beurk) il en reste quand même un qui totalise 0,1. Il est tellement minus qu'il travaille sous une cloche à fromage, de peur qu'on lui marche dessus ou que la femme de ménage l'aspire car il est dissimulé dans les poils de la moquette, on pourrait croire un morpion pubien. On lui a mis un décor dans sa cloche: quelques lentilles et un petit tas de semoule, il a l'impression d'être dans un désert de dunes avec d'énormes rochers. La cantine lui sert un vermicelle à midi et on le fait boire au compte-goutte.

Mais bon il faut arrêter de se marrer, sérieusement, certains sont "humains" ... si si c'est écrit, je vous le promets, "humains" !!!! Faut oser écrire un truc pareil. Reconnaissez que c'est une surprise ! Mais surtout, si on veut faire un peu de droit, ce qui est assez incongru compte tenu du sujet, ça procède quand même d'un extraordinaire renversement de la charge de la preuve !! Humain ! Ben prouvez le ! On demande à voir ... enfin on est certain de ne pas voir.

Je dirais plutôt qu'ils font illusion en qu'on arrive à croire qu'ils s'acclimatent en milieu anthropisé (je te laisse chercher ce que ça veut dire, ça vient du grec (et évidemment pas de l'anglais!)). 

Mais humain faut pas rêver !

D'ailleurs j'hésite à te faire la confidence mais j'en ai connu qui avaient un chien et ben je te promets, des deux c'était le chien le juriste.

Evidemment ils sont tous licenciés en catastrophe: le client est au bord du gouffre, les couilles sur le billot, ils arrivent et en deux secondes, une facturation massive et la justification du virement, le type est téléporté sur un transat au bord d'une piscine avec une minette sobrement vêtue d'un string ficelle qui lui apporte un cocktail et une autre sans le string qui lui masse le cou (le cou, pas les couilles !). 

Il y a même une fabuleuse rubrique divinatoire intitulée "les grands avocats de demain" avec ceux qu'on sait même-pas qu'ils existent, mais déjà on vous prévient que c'est sur eux qu'il faut miser si vous avez un procès dans 10 ans ... vous devriez même les réserver pour le cas où. On parie sur eux, comme sur un lévrier de course.

On dirait volontiers que ces classements sont sans suite ! Mais non !

Le palmarès donne lieu à une soirée de gala où ils s'entre-remettent des trophées, mais là non plus c'est pas comme à Casino où on gagne son poids en vache qui rit et en bidon de bière, ce qui avantage les bovines, truies mafflues, gorets, vachasses, et autres bovidés (il y en a, si, si); là, la vache elle rit plus du tout, on a le choix entre deux modèles de bon point : un c'est un bonhomme stylisé qui tient un immense signe "" pour bien montrer que le seul truc qui compte c'est le tiroir-caisse, l'autre, qui est un signe absolu de lucidité, c'est une Marianne qui tient la balance de la justice, mais la Marianne en question a les yeux largement bandés pour ne pas voir les outrages que doit subir le peu de dignité qui reste à ladite justice malmenée.

Pour eux c'est absolument vital, comme l'autre con virgule cinq qui aurait raté sa vie, ce connaud, s'il avait pas eu la montre: eux c'est le classement

Ils alignent ça sur leur CV: "en 2010 j'étais "excellent", en 2011 j'ai eu une gastro, j'avais dû faire installer une cuvette de toilettes à la place de mon fauteuil dans mon bureau, du coup j'étais juste catégorie 2, la honte, mais en 2012 j'ai disjoncté l'ascenseur avec les autres séniors dedans pendant 3 jours, du coup j'ai été classé "incontournable" ("con" c'est sûr, le reste est moins évident), "trophée d'or" et "éminent", on a dû modifier la taille du caractère sur mes cartes de visites ça rentrait plus, et j'ai fait agrandir ma cheminée pour mettre tous ces trophées" (à coté de têtes de cochon naturalisées, car il va à la chasse - à courre évidemment, dans des tenues ahurissantes de valet de pisse de Louis XIV - mais comme il a la vue basse, il explose des cochons (ne perdons pas de vue le thème de cette étude) en croyant que ce sont des cerfs, pour se consoler il leur met du persil dans les narines et les oreilles, ça lui fait penser à ses photos de familles, elles-mêmes tellement évocatrices d'une engageante vitrine de charcuterie, on sait à quel point il est pertinent d'expérimenter sur le porc les médicaments destinés à l'homme, on découvre dans ce cas particulier l'évidente pertinence de la réciproque, avec cependant une petite pensée pour une célèbre réplique du film "le Père Noël est une ordure", "c'est là que je me rends compte que malheureusement je vous ai beaucoup moins bien réussi que le porc" (et, une fois encore, nous revenons de manière redondante aux constatations scientifiques sur la proximité porcine, relatées en préambule de notre définition )

En fait il y a eux ("eux", pas les porcs, ne me faites pas dire que c'est presque pareil) qui comprennent tout, et le reste du monde que c'est que des ahuris .. mais n'empêche qu'on hésiterait à prendre l'ascenseur avec eux tellement ils ont des tronches patibulaires ("pas tibulaires mais presque" aurait dit Coluche) et, surtout, on doit les remercier des très grands moments de fou-rire qu'ils nous procurent, qu'on tente de contenir entre "vrais gens", vous savez en se mordant les joues et en pensant à quelque chose de triste pour essayer de pas exploser de rire en regardant l'autre "vrai gens" qui est en face de nous et qui en peut plus lui non plus (parce que nous les vrais gens on arrive à communiquer entre nous par le regard, on est presque humains, ça ils l'imaginent pas): sans eux la vie serait tellement moins drôle et en plus sans eux on pourrait se méprendre et se croire quasiment intelligent ... heureusement qu'ils nous rappellent à la vérité vraie, dont il ressort que, pour nous, c'est impossible, ça leur est réservé, que sinon ça servirait à quoi tout ce cirque. Nous on risque pas d'être "intellectuel", on est pas équipés pour.

Bref, tout ça est un concentré de la vraie vie dans un univers de requins d’élite, dans lequel leur chance c’est que plus il paye cher, plus le client a l’impression qu’il est bien assisté et se sent important (mais on parle pas d'argent ouvertement, on "se met à disposition du client" ce qui est à mourir de rire, la facture c'est plus tard, les vrais gens du midi qui assistent à la remise de la facture, lèvent la tête de leur assiette de macaronade sétoise juste pour dire en rigolant "bé couillon", mais à la capitale on comprend pas le mot ... quant à la macaronade, ils y ont pas droit, on se la garde, ça serait du lard au cochon (encore lui, décidément, il fait partie des "meubles").

Donc le client paye très cher, le requin encaisse sans sourciller, et tout ce petit monde hors du vrai monde en est con-tent et s’y retrouve d'une manière ou d'une autre, et plus le senior est senior plus il doit rapidement changer ses costumes pour acheter la taille au-dessus, il rentre plus dans ses pantalons tellement il est coufle. A ce stade il travaille plus depuis longtemps, juste le minimum de présence pour qu'on se dise qu'il est encore là, un vrai "quiet Quitting"

Et il y a un signe qui ne trompe pas : quand il a systématiquement de grandes traînées de sauce sur sa cravate, et une couperose bien marbrée avec un large réseau de veines bleues qui véhiculent il vaut mieux pas savoir quel liquide, qu'on croirait qu'il a sur le pif le dessin d'un réseau fluvial, c’est qu’il a assez engraissé selon la méthode "get big fast" que ce con s'est appliqué alors que c'est pour les entreprises, le con !!

Par souci de rester dans la bienséance qui préside à la rédaction de cette définition de haute tenue morale, je n'évoquerai pas dans le détail les giclées prostatiques de "waterfall" sur son pantalon dans le pourtour de sa braguette et aussi hélas en grandes trainées jusque dans ses chaussures, ni la flaque waterfaulleuse consécutive qui s'étend sous sa chaise, il est "out", excrémentiel comme le voilà devenu. Dans la restauration on appelle ça un "porc certifié".

Quand il est dans cet état, on le fait livrer à la maison de retraite (si on s'en rend compte trop tardivement, penser à changer la moquette du bureau, car les odeurs de vieille pisse, merci bien).

On lui offre une nouvelle chevalière, pour l'autre main, avec la devise "si les cons étaient sur orbite ... " et le junior devient "in" et sénior par la même occasion, se fait imprimer des cartes de visites et accède enfin au bureau qui a la moquette la plus épaisse et la surface adaptée à son rang.

L'ex sénior pour sa part récupère son "déposit" et aura une fin méritée, il terminera tranquillement son existence goitreuse et passera sans le savoir d'un statut à l'autre "quand on est mort, on ne sait pas qu'on est mort c'est pour les autres que c'est difficile, quand on est con c'est pareil".

Ce sera d'ailleurs son seul moment de prestige car n'oublions pas ce que disait mon auteur favori "la mort c'est la noblesse du con".

Et, comme le disait une actrice célèbre "les conséquences de la mort sont définitives", ce qui amenait Brooke Shields à déclarer "si tu meurs tu perds une grosse partie de ta vie" et une créature de télé-réalité à préciser "j'ai une amie qui est décédée, mais pas de son plein gré". 

En l’espèce, pour le "sénior" il faut signaler une petite particularité : on se rendra compte au moment du constat de son décès qu’en fait il était mort et naturalisé depuis longtemps mais personne s’en était aperçu, on était tellement habitué à le poser dans un coin et à sa totale inutilité !

Ce qui est certain c'est qu'on essayera pas le spiritisme pour garder le contact, les cons vivants font déjà largement assez iech pour qu'on aille pas en plus communiquer avec les cons qui nous ont quitté (snif !).

Et les cons vivants, ils sont nombreux, n'oublions pas le magnifique Bernard Blier auquel on demandait s'il avait beaucoup d'ennemis et qui répondait "oui, comme tous les gens qui n'aiment pas les cons" , et Rabelais qui disait " Amis, vous noterez que par le monde y a beaucoup plus de couillons que d'hommes" et je ne sais plus qui, qui disait qu'il y a chaque année plus de cons que l'année d'avant, mais que cette année, en plus de la croissance inflationniste de cons, ceux de l'année prochaine sont arrivés à l'avance, en renfort.

Tellement nombreux qu'on pourrait faire un congrès ("save the date" comme "ils" disent, comme si ça pouvait pas se dire en français) et les y inviter, par exemple sur le thème (quasi véridique, évidemment, je répète, rien n'est inventé) très porteur "l'usage en droit Français : est-ce l'habitude du con ?" avec en sous-titre (inspiré de l'auteur des locutions latines)  "L'usage est-il l'habitude du con? La question reste posée. Et la question restant posée, il ne nous reste plus qu’à poser la réponse: l'usage est-il l'habitude du con ? De deux choses l’une, ou bien l'usage est l'habitude du con, et ça m’étonnerait tout de même un peu, ou bien l'usage n'est pas l'habitude du con, et ça m’étonnerait quand même beaucoup. »

A l'issue du congrès, on désignerait les vainqueurs parmi les candidats survivants.

Je dis parmi les survivants, car vu le sujet c'est comme quand Mireille Mathieu (une fille sympa Mireille Mathieu, juste qu’est ce qui a bien pu lui passer par la tête de chanter ? C'est pas pour rien que Nabilla la confond avec Mireille Darc) donc c’est comme quand Mireille Mathieu chantait en duo avec le dénommé "Jules des Eglises" accompagnée à l'accordéon par la regrettée Madame Yvette Horner, tout le public se mettait à genoux, mais c'était pas pour se prosterner, ni même contrairement à l'apparence prendre des coup de pied au cul en ringuette, ils étaient déjà assez masochistes pour être là, c'était pour se taper le plus efficacement possible la tête par terre pour devenir le plus vite possible sourd et aveugle ... que ça s'arrête.

A ce sujet et pour te dire que je suis pas un affabulateur, je te rappelle qu'il y a pas longtemps un type aurait, parait-il, déposé plainte contre son épouse qui le forçait à écouter Michel Sardou (véridique évidemment) ... ça existe ces tortures auditives.

On désignerait donc le meilleur spécialiste de l'utilisation de l'anglicisme.

Un peu comme un diner de cons mais plus "gratifiant" car le con utilisateur d'anglicisme est fier, a besoin de reconnaissance et d'être mis en "valeur" (c'est le mot) ... la fierté d'en être ... oui mais de quoi au fait ... je vous laisse deviner.

- un des postulants "et moi ce matin pendant que je drinkais mon café (là avec "drinker", qui est véridique même si le correcteur ne connaît pas, on touche les bas-fonds de la connerie, le caniveau de la connerie même)  j'ai dit trois fois "new money" au petit déjeuner, "new money" c'est "my head of product" et je l'ai répété à la boulangère qui me rendait la monnaie, puis ensuite à mon bureau après le "feedback" de "débriefing" en "conf call" (quand les cons parlent au téléphone ça prend des proportions excessives) en "one to one" (essayez de pas exploser de rire, mais je dois vous dire que "one to one"' "ils" écrivent ça "121" histoire de faire agent secret) avec un client pour un "reporting" sur le "restructuring" de ses"mid caps" (parfois même dans les cas les plus graves ses LBO mid cap, mais là on rigole pas, c'est le truc en "private equity" si tu vois ce que je veux dire, mais en "private" ça veut pas dire que les toilettes sont privatisées pour la bonne raison qu'on les occupe, c'est un truc plus compliqué, tu peux pas comprendreavant le "cut off" final (mais c'est pas qu'il va dehors pour couper des lardons pour les carbonara) mais évidemment en dollars, comme quoi j'ai vraiment réussi dans la vie, et d'ailleurs la boulangère (qui contrairement à ce qu'il pense avec mépris est loin d'être une conasse), quand je lui ai dit "new money", elle a dit avec envie à l'autre vendeuse "il est con ce type" , et à mon desk (c'est juste le bureau) mon staff (c'est le con suprême) m'a dit "vous au moins vous avez pas oublié d'être con" : comme quoi c'est une évidence pour tout le monde ! Dans l' "open space "ils" ( les portes s'ouvrent sur d'autres porcs, n'oublions pas qu'il s'agit également d'un reportage animalier) ils rigolaient tous de jalousie et ils ont passé plein de call pour répandre la nouvelle (un "call" , c'est comme un coup de fil mais c'est uniquement quand la conversation est de la plus haute importance, du style l'avenir du monde est en jeu ou l'apéro du soir - on dit "after work"- ), et il ajoute fièrement, ce con "en tout cas il faut plus jouer au plus con avec moi, vous êtes certain de perdre".

- un autre, bronzé à la lampe, que lui son site internet l'essentiel est même pas en français (véridique comme d'hab), il est "partner" du "corporate department", il y a son "phone" (et aussi le fax comme quoi il est quand même arriéré), et son "éducation" (c'est pas de l'éducation canine, c'est juste là où il a fait ses études ... en France comme tout le monde, c'est comme le pédigrée - mais ça amène une question qui n'a rien à voir : le pédigrée porcin ça existe ?-) suivi de son "overview" puis de ses "practice aeras" que c'est ses exploits romancés, uniquement en anglais et (évidemment) le nom des clients importants et notamment "one of the largest petrochemical companies in the world".

Il fait des "Most Innovative Deals" et même il a fait le "Deal of the Year" avec son "practice chair" et un de ses "practice vice chair" mais c'est pas pour le golf, c'est juste des types qui ont une gueule de cannibales modernes. Et s'il prévoit de se déplacer quelque part, tu peux "add event to calendar" histoire d'être aux premières loges quand il discute avec une "invitée inspirante" (mais oui rien que ça, "inspirante", il doit y avoir une erreur de traduction, j'ai vu sa tronche elle m'inspire rien de particulier).

On se demande ce qu'il fout en France, si petit pays et d'ailleurs à "languages" il y a juste "anglais" ... alors que le type je l'ai déjà vu (en vrai, si si je t'assure, LUI, j'en ai encore la rétine perturbée par l'éblouissement), il parle français - à peine croyable, mais je te promets, français, quelle banalité - et français presque comme toi et moi, même si, quand il parle français il a l'impression d'être avec des débiles mentaux ou des enfants en bas âge ou peut-être même les deux à la fois, un peu comme si le ministre de l'éducation nationale visite une école maternelle de sous-doués, et veut discuter avec le dernier de la classe, il se met à leur niveau.

Mais évidemment bronzé à la lampe avec la marque des "air pod" qu'il ne quitte jamais, brushing et balayage savant, bien manucuré et toiletté comme un caniche royal, bref le type tu sens qu'il est "fair" (ou j'ai bien dit "fair" avec un aire, pas fait avec un té, c'est comme un camembert mais l'odeur est pas exactement la même), qui dit "moi, que j'ai mis un stop à mes due diligence, j'ai tout checké, j'ai corrigé mon draft (pas de quoi s'affoler, c'est juste un brouillon) sur le "outsourcing"  (c'est pas une eau captée à la source, c'est qu'il balance ce qu'il doit faire aux autres) et quand j'ai fini de revoir le "working" (si vous vous pissez dessus de rire, c'est pas la prostate, c'est juste normal, comme disait Coluche "c'est les nerfs") j'ai enlevé tous les "mark-up" ("ils" écrivent mkup, tout le monde est censé comprendre, moi j'ai cherché sur internet je suis tombé sur un truc de maquillage ça doit pas être ça, je renonce) avant la "deadline", je l'ai "printé" (on le plaint le pauvre d'avoir si peu de vocabulaire), j'ai validé le "slide" (je crois que c'est une glissade, le type il doit avoir un toboggan dans son bureau ou faire du skate, ou alors j'ai mal compris c'est une diapo, je sais pas trop) et forwardé (simplement envoyé) ASAP (ASAP c'est pire, c'est une abréviation d'anglicisme, un truc que si tu es simplement con tu comprends pas, il faut être un con primé pour savoir) au "sleeping partner" (le "sleeping partner" c'est comme un "backer" ou un "business angel" (comme si "ange" et "business" c'était compatible !!!!), c'est un type qui a un très gros matelas et un bon oreiller, une vraie marmotte, quand il se couche il programme le réveil pour 6 mois plus tard, il a une vessie spéciale pour éviter les fuites waterfoleuses (voir ci après la définition), la seule fois où il a essayé de rester éveillé c'était pour la soirée du nouvel an, il s'est endormi vers 23 heures il en pouvait plus et il s'est réveillé le 3 janvier, c'est un type qui paye très cher pour dormir tranquille, on espère que les communications du bronzé à la lampe, insignifiantes mais qui coûtent un bras l'auront pas réveillé) my legal opinion (ndlr: ça veut juste dire mon avis, mais ça provoque généralement des fou-rires chez le vulgum pecus) d'advisor (c'est un type qui sait des trucs que les autres ils savent même pas que ça existe) sur le waterfall et le joint venture, avec juste un petit FYI" (toi quand tu vois écrit "FYI" tu te dis que tu as intercepté par erreur un message codé des services secrets, tu fais gaffe que ça t'explose pas à la tronche ... et ben sois rassuré, c'est juste "pour information" mais le type il sait pas que le mot existe en français). Dès que ça a été dans le "pipe" (n'imagine pas des trucs salaces, c'est juste qu'il a envoyé le bazar, dans un espèce d'aspirateur qui le restitue à la tronche de l'autre là qui dort, que du coup ça le réveille en sursaut) j'ai eu le "feed back" (tu penses, l'autre qui s'est pris le truc dans les gencives, il est absolument ravi du voyage).

Ndlr 1 Waterfall se prononce "ouaa ter fooooll" (finir léger, avec deux ailes, comme si on avait dans la bouche de la panse de brebis farcie à la gelée à la menthe, "plat" (j'ose pas dire met) anglais lui aussi , conçu spécialement pour être avalé sans le mâcher, histoire d'essayer de pas vomir sur l'instant, en plus en se bouchant le nez pour pas sentir l'odeur infecte, que ça sent tellement la bouse de vache fraiche que c'est pas possible il doit y en avoir dans la recette, c'est même l'ingrédient principal, mais bon en principe de toute façon quoi qu'on fasse c'est inévitable et salutaire pour ses propres tripes, on vomit rapidement après quand même, et alors là c'est déjà pas bon à manger mais à vomir c'est pas mieux, et attention de pas vomir n'importe où c'est un truc à faire un trou dans le plancher, avoir des plaintes de tout le quartier, être refusé dans les transports en commun et les lieux publics et passer pour un sado-maso hard -), les vrais gens du midi disent "va ter faaaa leu-eu-eu-eu" les mots sans "eu-eu-eu-eu" à la fin étant fort justement jugés ridicules et non avenus.

Ndlr 2: le "waterfall" a quatre significations nobles (mise à part la version accident de prostate déjà évoquée) :

* signification un du waterfall : cascade et chute d'eau (ne confondre ni avec une fuite dans les toilettes, ni avec la chasse qui s'arrache du mur quand on la tire) où l'utilisateur d'anglicisme enlève ses chaussures sur mesure pour faire ses ablutions (ce qui me fait penser que dans le catalogue des élites j'ai oublié le "rainmaker", il faut les avoir bien accrochées pour oser s'appeler comme ça, lequel est un bon complément du waterfall, le type, comme un barde, il fait quelques incantations - un code de commerce à la main, pas déballé, après la photo il le ramène à la librairie, (c'est lourd non ? j'aurais jamais imaginé que ce soit si gros ! heureusement que je m'en sert pas, ça a l'air écrit tout petit en plus il y a plein de mots j'en ai jamais vus autant), et on se prend d'un coup 500 litres de flotte jusque dans les pompes, trempé de la tête aux pieds, le "rainmaker" c'est un microclimat à lui tout seul, partout où il va, il pleut, c'est que du bonheur, d'ailleurs avec le trophée on lui offre des bottes de pluie, un ciré (avec un blason) et un chapeau de pluie assorti, on rêve de l'embaucher à plein temps quand on a planté des tomates dans son jardin, mais si on aime pas les tomates ou si on a pas de jardin, on s'en passe assez bien, l'ambiance catastrophe naturelle merci bien).

Pour en revenir au "waterfall", j'ai essayé de comprendre, la seule définition que j'ai comprise c'est que si l'eau descend une pente elle peut plus remonter.

Si si je vous assure, je l'ai lu sur des sites autorisés de types qui font du nombrilisme aigu devant leur glace.

L'eau qui coule ne peut pas remonter. Faut plein d'années d'études pour comprendre ça.

Dans le projet en "waterfall", l'eau dévale du premier dossier, pour inonder le second et ainsi de suite. Quand tout est inondé, c'est que le projet a abouti, on peut même dire réussi, tu peux tout jeter à la poubelle car une fois détrempé, le papier ça sert à rien, et tu as dépensé ton "capital amorçage" (de la pompe de relevage).

L'idée c'est qu'on peut pas reculer, une fois que ça commence ça s'enchaine. Un peu comme si tu manges des piments trop épicés, il faut que ça ressorte d'une manière ou d'une autre, et c'est moins agréable à la sortie qu'à l'entrée.

* signification deux du waterfall:  graphique mais si on dit pas graphique de quoi ça sert à rien,

* signification trois du waterfall qui m'est assez personnelle: un doigt d'eau pour mouiller le pastis

et enfin le top du top, roulements de tambour: 

* signification quatre du waterfall : ça ne veut rien dire, c'est juste pour se donner un genre.

C'est bien entendu la signification quatre qui est la plus usitée par "eux", ces types ne pensent à rien d'efficace.

Ca me fait penser à une bande dessinée que je viens de lire, le héros, de retour de vacances dit "pendant un mois de congés ça fait vraiment du bien de ne penser à rien", et son copain lui répond "de ce point de vue les cons sont en vacances toute l'année". 

En principe, en entendant l'autre naze dire "waterfall" ceux des vulgum pecus qui ont la rate en rodage ne survivent pas tellement ça les fait exploser de rire, certains disent "MDR" , il faut bien que le français évolue ... ce qui fait que si on vous propose de vous payer avec une tranche de waterfall vous saurez pas si vous allez prendre un seau d'eau dans la tronche, ou gagner votre poids en fil de fer pour vous amuser à faire des graphiques compliqués et incompréhensibles, ou encore si c'est du vent complet ... mais rappelez-vous quand même que ces types c'est souvent essentiellement du vent qu'ils produisent, à l'issue de journées réunionitiques aigues (ils passent 3 heures à table à midi, 4 le soir, dorment peu, pas plus de 8 heures, et travaillent au moins 18 heures par jour ... heu quoi ça fait plus de 24 heures ça ???  vous devez vous tromper).

Petite précision : aucun lien entre le "waterfall" et le "sourcing" même si, pour des ignares comme nous, les deux évoquent (bêtement) de l'eau qui coule. D'ailleurs on est vraiment nul, car le "sourcing", c'est pas un type qui se balade avec une baguette de sourcier pour trouver de l'eau, c'est un truc qu'on sait même pas que ça existe, en fait c'est un peu comme quand on cherche quelque chose et qu'on le trouve pas, il y a des spécialistes du "sourcing", des types qui sont payés pour ne pas trouver, mais quand même ils cherchent activement, croyez le bien.  Le truc "touchy" du "process" quoi.

Le "joint venture" (dire jo-i-ain-t en tordant la bouche, "venture" c'est imprononçable, imiter un barrissement ça ira) dont se gargarise le bronzé à la lampe, c'est ni un truc de plombier pour l'étanchéité du waterfall, ni un joint de shit, c'est juste un truc en commun, un groupement, un rassemblement, mais austère et classieux,  c’est moins drôle que le repas au château de Montmirail dans le film les Visiteurs, quand le distingué président Bernay se prend la soupière pleine dans la tronche pendant que dame Ginette, élégante clocharde fort justement qualifiée de laideron lui explique « C’est le bordel dans ce sac y a tellement de poche , on pourrait chier dedans ! » après avoir dit, avec distinction « on chie dans des truelles ça nous fait des tuiles »

Dans le "joint venture" on fait silence quand le président lape sa soupe, on l’appelle « monsieur le président » même si c’est un con (lui aussi, enfin je dis même comme si c'était une éventualité, alors que c'est une condition préalable au recrutement) et on évite de parler gras et les bons mots grivois, même si nous savons tous que c’est de parler d’argent à table qui est mal élevé, mais là on ne parle que de ça .. il faut choisir: les Visiteurs ou "jointer" : être ou ne pas être ! Mais vous pensez si leur joint on s'en balec dans les chaumières.

- un candidat qui lui va pas à la victoire, il y a des ratés quand même ... lui il allait faire le "closing" de la "data room" (concrètement je crois avoir compris qu'il emballait des dattes d'une variété particulière, mais je suis pas certain d'avoir tout compris) pour avoir un "picture" (on dit "pic cheure", c'est juste un descriptif, un truc que mon pôvre on peut pas comprendre) ; il avait déjà donné sa "room" (je te rassure c'est pas sa chambre, c'est juste son numéro de téléphone, mais il a un appareil spécifique) pour la "conf-call" quand ça a dévié en trombe sur un "deal breaker", que mon pauvre c'était complètement "the shit in blade fan", et là tu as intérêt à te planquer que sinon tu es moucheté de la tête aux pieds, ces trucs ça pardonne pas. Du coup, "of course", il a perdu tout le "goodwill" qu'il avait négocié

Le "goodwill" c'est un truc sympa. Même si on est nul on comprend « good » on se dit que c’est bon , ça fait penser à une tarte au citron. « Will » c’est trop savant, le genre ces infâmes auxiliaires incompréhensibles qui gâchent l’adolescence.

Je connais un type que depuis tout petit on est jamais arrivé à lui apprendre un seul mot d’anglais: on a tout essayé, ça a jamais marché, hermétique total.

Plus tard on a taché moyen de lui faire dire juste « yes », on lui a tout bien expliqué, ils s’y sont mis à plusieurs, des « star individual », des juniors, des seniors ...

Et même on a mis des administrateurs judiciaires.

Pour te dire, l'administrateur judiciaire c'est quelqu'un de totalement désintéressé qui travaille que pour ses "clients", il y en a même un - dont je tairais le nom pour ne pas le flatter de figurer dans cette étude - qui dit de lui qu'il ne se limite pas à un domaine d'expertise (il a vaincu la peur du ridicule depuis longtemps), il a, je cite, "la boutique du sur mesure" pour ses clients, avec lui le client il est au bord du gouffre, en redressement judiciaire, il a que des fringues usagées, il va voir cet administrateur judiciaire-tailleur sur mesure, et il ressort habillé comme le fils de la regrettée reine d'Angleterre, vous savez le type aux oreilles (qui a l'excuse d'être Anglais), et même, le must, cet administrateur judiciaire hors du commun, il "s'identifie" (véridique) avec les dirigeants des entreprises en difficultés, on pourrait même imaginer qu'il récupère les vieilles fripes du dirigeant, histoire de les porter quelques semaines et de savoir ce que c'est que d'être dans la panade ... mais là connaissant le prestige du type, je préfère te dire qu'il en est pas question, ça lui irriterait le derme.

Bref, pour essayer de faire dire "yes" à l'allergique de l'anglais, on a mis que des gens intelligents comme ça tu l’imagines même pas en rêve, on aurait pas déjà inventé l’eau chaude à leur naissance les anthropologues pensent qu’ils auraient peut être eu l’idée de se laver à l’eau froide (cold waterfall voire même ice waterfall), c’est te dire comme ils sont forts. (On a évité de faire appel aux liquidateurs, vous pensez des requins pareils, à côté des administrateurs judiciaires qui sont totalement philanthropes c'est pas possible, et en plus "yes", en l'espèce c'est vraiment pas leur truc aux liquidateurs, avec leur élégante casquette de mandataire judiciaire, le "goodwill" ils sont foncièrement contre, mais je te rassure personne les écoute, on se rend compte quelques années plus tard qu'ils avaient raison mais c'est de l'histoire ancienne et personne ne leur dira jamais qu'on aurait mieux fait de les écouter). 

Et ben après tant de pédagogie on s’attend à ce qu’il dise enfin « yes » comme tout un chacun quand il se lève pour ses réquisitions, ce type drame du prof d’anglais, mais c’est pas complètement gagné d'avance, à tel point que quand même si on s’écoutait, par sécurité, on lui demanderait peut être pas son avis pour pas courir de risque inutile.

Et ben le type, y se lève et il dit "non", tu le crois toi, pas le "yes" attendu et inculqué, un vrai non !

Et même, il dit pas que non , il ajoute « ça commence à m’énerver » et il prend un papier et il fait des tirets comme un qui fait l’addition dans une épicerie, s'il était de la police il y passerait tout son carnet de contraventions : tiret un article 22 bis du code pénal 20 ans, tiret 2 article 34 ter du code pénal 30.000 €, et ça continue.

Puis il fait lui aussi l’addition, longue comme ma jambe, que mon pauvre tu te dis qu’il t’a pas coupé les couilles à ras c’est déjà ça de gagné, on sent que c’est juste pour pas niquer la moquette de la salle d'audience, que ce genre de truc ça gicle partout et que tu peux pas la ravoir.

Et ben lui "goodwill" ça lui provoque une réaction occitane, il dit « Se fotre de lo monde"  (véridique évidemment... le prochain il aura les couilles en salade c’est couru (s’il en a, dans certains cas comme celui-là il vaut mieux pas en avoir ... ça arrive plus souvent qu’on le croit).

Mais bon on va quand même essayer d’expliquer le goodwill aux vrais gens même si peu sont demandeurs, ça fera toujours vendre des tartes au citron.

En fait le "goodwill" c’est un peu le loto mais adapté aux Affaires avec un grand A, c’est pas Francis Blanche dans les tontons flingueurs, hélas, les chaussures vernies et le costume noir à large rayures blanches on hésite de plus en plus je sais pas pourquoi, sans doute c’est trop une preuve de franchise, et c'est vrai que les rayures sont tellement épaisses qu'on croit que le type est (déjà) en prison.

Mais au loto la quine à carton plein, tu gagnes un panier garni avec

- un coq vivant (que du bonheur dans un studio de 9 mètres carrés en plus il est déréglé il chante même en pleine nuit et iI risque de bouffer les poissons rouges du précédent loto qui vivent dans la baignoire, dont on ignorait jusque là l’utilité),

- 220 kilos de flageolets en conserve que vous en avez pour plusieurs générations, un vrai capital,

- et 64 rouleaux de papier toilette, ce qui est un bon complément du flageolet, l’usage du premier est quasi simultané avec celui du second, le mieux c’est de manger (a priori ce sont les flageolets qu'on mange, même si ce ne saute pas aux yeux), déjà assis aux toilettes, enfin le plus fort de la famille les autres se contorsionneront (ils font souvent des promotions jumelées, une boîte de flageolet et un rouleau de papier toilette ).

- Une serpillière et un seau (pour ceux de la famille qui ne peuvent atteindre que le premier qui y est rentré après l'ingestion des flageolets ait "terminé" (l'histoire ne précise pas quoi) et libère enfin les toilettes).

Le "goodwill", pour te le faire simple, tu t'attends à quicon, tu bois tranquillement ton pastaga au rade de ton troquet habituel, et maï t'as un type qui vient te voir et qui te dit « Bonjour vous le vendez votre truc qui vaudrait 10 € s’il était neuf et qui vaut rien maintenant qu’il est « banca rota » (expression latine) ? » (évidemment l'histoire est inspiré d'une affaire "judiciaire" véridique).

Le vendeur en puissance, il voit venir la belle affaire, surtout que l'autre, fache (prononcer fatche, nous aussi on a notre langue) il a une tronche de caramel. Donc, il est scié il répond juste « good ».

L’acheteur, qui pense avoir compris, lui amène une tarte au citron et l’autre goulamas, il dit « will » et je peux te dire qu'il rouzigue pas, il l’avale d’un coup, comme dans le corbeau et le renard où ce couillon de corbeau laisse tomber son fromage.

C’est toute l’histoire du mot "goodwill".

Mais c’est pas aussi simple, le futur vendeur il sent qu’il peut gratter une autre part de tarte au citron et peut être quelques escoubilles de plus.

Le futur heureux acheteur, lui il se méprend, et il est sur le point d’en proposer 30 € du truc banca rota, mais heureusement son avocat est là et lui, il est pas gastronome (à ce niveau on a pas le temps de manger on s’alimente simplement, l'autre jour il a parlé de "bullet point" je sais pas ce que c'est mais c'est certain c'est pas les boulettes de kefta que tu mets dans le couscous, ce type il s'en battrait les couilles s'il en avait), lui, c'est le type dont l'intervention est toujours un plus, et là c'est particulièrement remarquable puisqu'il lui conseille, après une consultation étayée avec plein d’écritures savantes, d’en proposer 50 € ce que fait un abonnement chez le pâtissier pour une tarte au citron quotidienne.

Voilà l’autre explication plus scientifique du "goodwill" : c’est ça, c’est ce que ça coûte en plus à l’acheteur ... qui se fait donc mettre bien plus profond avec l'intervention de son avocat que ce qu'il aurait accepté spontanément.

La formule en mathématique financière c’est le prix payé après le "cut-off" (le "cutt off" c'est pas un coup de ciseau dans le prix, c'est juste pour dire que tu préfères payer pour ne plus discuter avec des types qui de toute façon vont l'enfler jusqu'à l'os), le prix payé donc, c’est à dire 50 dans notre exemple pédagogique, moins valeur réelle c’est à dire zéro dans notre exemple toujours pédagogique , plus la tarte au citron et plus les honoraires de l’avocat de monsieur l’acheteur (15% de l’économie ... comment ça il y a pas d’économie ? Mais si vous comprenez rien taisez vous ! Y ajouter le prix de la constitution de la "new co"). C'est de combien tu te fais avoir quand tu payes, ou plus exactement, car le "goodwill" s'apprécie du côté du vendeur, de combien tu arnaques l'autre.

Voilà le "goodwill" en quelques mots , le genre angliciste pour les nuls ... y a pas de quoi en faire un flan (au citron).

Il y a même des types chanceux qui portent un casque en permanence tellement ils ont des "goodwill" qui leur tombent dessus.

Là on parle plus de "goodwill", on parle de "nécessaire goodwill" qui est évidemment véridique comme expression.

Mais c’est pas comme quand Isaac Newton se prend une pomme gâtée dans la tronche et découvre l’attraction terrestre, le "goodwill" c’est pas toujours bénéfique « La prospérité porte avec elle une ivresse à laquelle les hommes inférieurs ne résistent jamais" disait le pauvre Cesar Birotteau: avec le "goodwill" c’est couru, et c'est finalement un juste retour des choses.

Pour en revenir à notre concoursne jamais perdre de vue que les candidats ne sont pas de vrais gens comme nous.

Ce sont des cerveaux, un peu comme les types qui répondent quand on leur demande leur profession "je suis un intellectuel" ... C'est un métier ça "intellectuel" ? Mais oui je vous assure. Un métier.

Certains "intellectuels" sont même "essayistes" que déjà pour l'écrire il faut être perturbé. Oui "essayistes" avec un i grec et un i à côté comme si ça suffisait pas.

Ils ont alors une chemise blanche immaculée avec un col mao, largement ouverte sur le torse bronzé, une grande mèche et des cheveux avec mise en pli qui flotte dans le cou.

Les plus performants épousent d’authentiques connes, et les mauvaises langues disent alors que le faux philosophe a épousé une vraie conne (mais là tout le monde peut pas comprendre), histoire d'équilibrer le niveau intellectuel du ménage.
Dans ce cas il parle en martelant du bras, tu sais comme la statue de la (regrettée) Reine qui salue que ces cons d’anglais se croient obligés de poser sur la plage arrière de leur voiture (dans la version française c’est le chien ou le cochon qui hoche la tête, on ne vénère pas les mêmes sujets, c’est la supériorité française), il a fait des exercices de musculation exprès et il dit tout les trois mots « et je le répète » car il aime bien se répéter pour admirer à quel point ce qu’il dit est intelligent.

Compliqué le type, il répond jamais ce qu’on attend, par exemple tu lui demandes combien il y en a (peu importe de quoi) et il te répond « c’est au delà » (véridique), te voilà bien renseigné et tu te dis que c’est précieux et utile des gens comme ça, on pourrait pas s’en passer.

Le type, il fait des essais, mais ne confondons pas, pas des essayages de chaussures et il joue pas au rugby, il écrit des trucs, mais pas de vrais trucs, juste des tentatives de trucs.

Il dit "dans ma vie j'ai écrit de nombreux essais", que pécaïre sa femme de ménage elle aimerait bien qu'il en transforme enfin un et qu'il l'augmente.

Il a des tournures de phrase compliquées (et c'est d'ailleurs pour ça que ses essais ne sont jamais transformés) : quand il parle il dit pas "je pense que", c'est trop simple, il dit "je suis de ceux qui pensent" histoire de bien montrer qu'il est à l'origine d'un courant de pensée ... "je suis de ceux qui pensent que je vais me ramasser une fois de plus avec mon essai à la con".

Ceci étant on peut pas complètement lui jeter la pierre, pendant que la majorité de la population peaufine sa culture à l'intellectuelle télé-réalité, dont les "acteurs", créatures hélas humaines, déversent sans complexe d'"infiorité" (véridique), "7 jours sur 24" leur ignorance illimitée de tout ce qui dépasse le niveau maternelle supérieure de rattrapage, section pour méduse (il est établi scientifiquement que la méduse fait partie des animaux les plus stupides, faute de cerveau).

Eux aussi ont des phrases compliquées, il y a pas que les "essayistes", on se croirait à l'Académie Française, et on peut par exemple tenter l'impossible et chercher à comprendre "Je pense que le film était très profond. Je pense que c'était "profonde" de la manière qu'il était très léger. Je pense que légèreté à venir d'un endroit très profonde, si c'est vrai légèreté" qui ferait un excellent sujet au BAC, personnellement je n'ai pas le niveau pour comprendre, c'est trop profonde. Et  "J'aimerais que c'est John qui part et Kevin qui revient, pour qu'il fasse montrer qui il est.

Tu vas voir que, comme disait l'un de mes auteurs préférés, "nos coutumes divergent, et divergent c'est énorme"

Mais bon, certaines de ces créatures de la téléréalité sont conscientes de ne pas être tous "ingénus ça veut dire génie" et du coup "dès que je commence une conversation intelligente, ça part en quenouille parce que c'est des abrutis", l'autre répondant "t'es une bouche pleine de merde qui raconte de la merde", au moins on sait à quoi s'en tenir, et "T'as plutôt une tête à regarder des films où on comprend tout bien du premier coup !" et en plus " t'es une grosse bouffonne" et "tu me sors par les trous de balle".

Pour résumer "On dirait ma brosse à chiotte, tu sais, pour déboucher mon chiotte ! , Déjà qu’elle est haute comme trois pommes, j’ai envie qu’il ne reste plus que le trognon de pomme ! » (on en est pas loin, tu penses, la pomme n'a pas résisté à Eve, alors à elle qui est portée, encore moins), et encore "tu me traites pas de ta gueule ça va" mais "tu peux t'attendre au retour de médaille".

Franchement "Vaut mieux plus se faire parler du tout que de se faire parler comme moi je me fais parler".

Et il faut se méfier quand elle est en colère, l'autre jour de rage elle a mis de la crème dépilatoire dans les produits capillaires de Milla-Jasmine, pour te dire la méchanceté, l'autre elle en pouvait plus, mais c'est "elle qui a fait les conséquences".

Mais quand même un troisième est plus indulgent et certaines trouvent grâce à ses yeux "avec Sandrine, c'est plus simple parce que ça rentre direct" encore qu'à la relecture, et compte tenu du niveau du type, je me demande s'il parlait vraiment de conversation, car après tout, sans jeu de motmême si ça rentre direct c'est peut être sorti du contexte . "J'ai peur de dire une sotterie" et ce d'autant plus que certains l'appellent "matelas gonflable".

Mais ne soyons pas mauvaise langue, Sandrine c'est une vraie histoire d'amour romantique et tout, "Elle est amoureuse de lui, ça se sent comme le pet d'une vache" et avec elle "je décolle, je ne me sens plus péter" , c'est vraiment l'amour, presqu'aussi fort que celle qui a annoncé officiellement je cite "qu'elle était en couple avec un Boeing 737" et précisé qu'elle n'a jamais été "aussi comblée" (on espère ne pas comprendre). Il faut préciser qu'avant elle était en couple avec un train, ce qui est nettement moins sexy, puis elle avait séduit le lustre de son salon mais ça n'avait pas duré (le tout véridique).

Alors qu'avec Maeva c'est différent, je la "convoitise", mais "Ça n'a rien à voir avec l'estimation que j'ai pour toi" , "c'est quelque chose d'incrédible" mais c'est plus compliqué car, je cite, elle arrive en famille avec ses fils, lesquels sont en réalité deux chiens qui ressemblent à des coussins.

Les chiens "à" Maeva (on doit dire "de Maeva", tu dis ?, non je suis certain que tu te trompes, Mélanie elle dit "les chiens à Maeva") donc les chiens à Maeva, ils s'appellent Dior et Hermes, ça s'invente pas, c'était ça ou Gucci et LV.

En plus Maeva il faut la ménager, il lui est arrivé un truc affreux.

Je t'explique: en principe elle publie sur les réseaux sociaux soit ses seins (ça s’écrit « sins » esse i enne esse d'après Mélanie qui est, une fois de plus, la référence littéraire, c’est tellement plus simple écrit comme ça), soit elle publie ses fesses (enfin on doit dire son fessier), bref le courant.

De toute façon les seins, même si elle voulait elle a pas les bras assez long pour les couvrir avec les mains, ça va trop loin du torse, et elle a pas non plus les mains assez grandes pour en planquer seulement la moitié d'un avec les deux mains.

Mais elle publie rarement "tout" à la fois, c'est pas qu'elle veut pas, c'est juste qu'il faut un objectif spécial avec un grand angle car elle a les seins et les fesses très développés, par hypothèse dans des directions opposées.

Surtout qu'elle avait eu une prothèse mammaire qui s'était fissurée, ce dont elle a informé ses proches sur les réseaux sociaux, et elle était trop trop dégoutée car ses seins elle dit que c'est ce qu'elle aime le plus au monde, juste avant Dior et Hermes.

Du coup elle a repris les mêmes prothèses, ne t'inquiète pas, bonnet XXL prime (c’est pas une prime c’est de la physique), 3 kilogrammes de gélatine. C'est pratiquement impossible de s'habiller avec des seins aussi gros, heureusement c'est pas ce qu'elle cherche en priorité.

Mais attention, pas de pudeur financièrement contreproductive, on a eu quelques clichés quand elle est dans sa baignoire ou sous la douche - elle dit je cite "j'aime pas la douche que les bains ", ce qui a le mérite de la clarté si tu veux lui installer une salle de bain - donc des photos du tout dans le plus simple appareil (c'est à peine moins que d'habitude), bref elle n'a de secret anatomique pour personne qui utilise internet, encore qu'elle dise qu'on ne fait que deviner ses "parties intimes génitales".

Et petite précision, je cite "Se montrer nu ne veut pas dire être féministe", nous voilà rassurés.

Et ben là, la pauvre, tu le crois si tu veux, mais sa mère a publié par erreur "en story snap" sur internet, sous le titre «Regardez mon outfit of the day» une photo de Maeva nue.

Elle voulait montrer sa propre tenue (habillée, elle, un truc d'une banalité absolue qui se fait pratiquement plus) et elle s'est même pas aperçue qu'on voyait Maeva dans la glace, l'andouille (je parle de la mère qui est pas une flèche, Maeva nue c'est pas une andouille c'est, comme l'écrit la presse "2 baguettes, ensuite on passe à 2 citrouilles et devant 2 melons, chacun ses goûts").

Je te dis pas le drame quand les réseaux sociaux l'en ont informée, la vieille elle s'est pris un de ces savons et a pas eu besoin de prendre rendez vous pour se faire crêper le chignon, Maeva elle était trop "vénere", les journalistes ont titré "ballon gonflable vient de fracasser sa maman" (sur le "net " "ballon gonflable"  c'est le surnom de Maeva).

Par coïncidence la fille venait juste de poser les fesses à l'air sur la plage "pour soutenir les peuples en souffrance" (on sait pas s'ils souffrent à cause de ses fesses), et de toute façon les internautes sont tellement habitués qu'ils ont pas vu la différence avec les photos qu'elle publie elle-même, mais quand même ça a été un traumatisme pour le public, "choqué à vie par la violence de cette fille pour sa maman".  

Mais je te rassure, car je te sens inquiet, elles se sont vite rabibochées, elles ont publié une photo où elles ont l'air ravies d'être ensemble (la mère a maquillé son oeil au beure noir), c'est d'ailleurs drôle, elles se ressemblent absolument pas puisqu'elles ont pas le même chirurgien, même si le niveau de distinction semble équivalent chez les deux. Si la fille a un jour des enfants elle n'a aucune chance qu'ils ressemblent à l'une ou l'autre sans chirurgie, ça deviendra sans doute un marché.    

Et je te rassure d'autant plus que Maeva a enfin reçu sa nouvelle Mercedes Classe G "pimpée" par le préparateur Brabus (c'est un parent de Barbie, et d'ailleurs la préparation de la voiture c'est sur le thème "la maison de Barbie"), intérieur cuir rose, même la ceinture de sécurité est rose, et il y a des étoiles au plafond.

Elle était tellement contente qu'elle a crié, je copie exactement "Oh my goooooooooooooooooooooooood!» (elle a pas mis de "e" à "gode" car elle a mis trop de "o" et ça faisait déjà beaucoup de lettres pour elle, elle sait de toute façon pas comment ça s'écrit, elle a pas la science orthographique de Mélanie,  mais l'intention y était), elle a crié tellement fort qu'il est, je cite "recommandé aux personnes ayant des problèmes auditifs, les tympans sensibles ou un sonotone de baisser le niveau du son avant de lancer la vidéo" plutôt que de s'exploser l'audition en plus de se niquer la rétine (mais après tout on est pas obligé).

Après avoir brièvement grimpé dans la voiture (c'est haut avec un robe hyper moulante) pour la photo négociée pour sa pub par le constructeur qui a financé l'opération, elle est allée se coucher, car elle sait pas vraiment conduire, en écrivant à son public "je vous aimes", avec un "s" car ils sont plusieurs.

Mais c'est pas fini, Maeva, cette gadgie, elle va de malheur en malheur ! Elle avait rendez vous chez sa cousine Salma pour faire les sourcils. Et l'autre elle a oublié le rendez vous ! Et je te dis pas "se clash".

Elle dit clairement sur les réseaux en "vocal fuite" organisé, ce qu'elle en pense de Salma, c'est classe et sans appel : "qu'elle aille se faire enc*ler cette bouffonne, elle m'a plantée hier, qu'elle aille lécher le c*l des gens cette bouffonne qui oublie sa famille" et "Ferme bien ta bouche parce que je vais te finir". Et surtout "va te faire encadrer" (ceci sans un souci grammatical d'éviter de répéter "enc*ler", car dans les textes littéraires on évite les répétitions).

La pauvre Maeva, elle est a bord du gouffre "Je chuis (ben, oui C H U I S, c'est le verbe être je crois) sur les nerfs, et en plus de ça, je trouve que mes extensions ont été très très mal posées Donc voilà, j'aime pas ma pose. Donc je suis trop énervée", la vie c'est cruelle. Heureusement elle a pu rattraper le coup. 

Du coup elle a publié son soulagement pour décrire sa sauveuse "Elle a géré de oufff, elle a dead ça wsh, j'ai juré une vraie queen, j'aimerais voir un feat, trop biennn fait wesh", mais personne a cru que c'était elle qui avait écrit ça "Ce n’est pas Maeva qui écrit, à moins qu’elle ait passée son bac littéraire dans la nuit. La vrai elle fait des fautes de fou, Maeva elle ne sait pas écrire" , et il est vrai que là il y a pas beaucoup de fautes pour le niveau de Maeva.

Dans l'ensemble, ces créatures, "ce sont des plantes, bientôt il y aura une forêt amazonienne dans la maison" et franchement "j'ai de la compatie pour elle" (con c'est certain), et même malgré tout de "l'admirance" , c'est une "libérance" de le dire.  

Et franchement, "c'est trop calme là, je préfère quand c'est un peu trop plus moins calme" mais attention "c'est marrant ce que tu dis parce que c'est pas tellement marrant" surtout que "je dis toujours la vérité, même quand je mens c'est vrai". 

Et d'ailleurs " J’estime que ma conception et ma vision de la vie, de ma manière philosophique, est si recherchée et poussée que la démontrer c’est réussir. " c'est un peu comme "Einsten qui a inventé la poussée d'Archimède" mais "il faudra que je sois plus explicative", "C’est le revers du bâton" même si "Vous deux vous êtes génial !"

Bref le niveau a fait un saut de géant, et il suffit pour s'en convaincre de comparer les tests de culture et d'intelligence sur quelques années : par exemple on te demandait dans la catégorie "Débutant" "quel est le nom de l'auteur des Misérables", "quel nombre mettez vous en suite de 42, 49, 56" ou "quel est le compositeur de la cinquième symphonie la plus connue au monde" et même si quelques individus répondaient "Tino Rossi" (Les plus jeunes ne verront pas qui c'est, pour cerner le personnage il suffit de savoir que l'un de mes auteurs préférés disait "le jour de la mort de Tino Rossi j’ai repris deux fois des moules alors que le jour de la mort de Brassens j’ai pleuré"), mais l'essentiel répondait juste à la question

Désormais dans la catégorie "Expert" on te dit "Kévin a cinq enfants, les premiers se prénomment Nana, Nene, Nini, Nono, quel est le prénom du cinquième : Koala, Mowgli ou Nunu ?"  (c'est véridique), et "quel est le nom de la série "télé" qui met en scène (déjà là on comprend plus la question) la vie quotidienne (c'est compliqué tous ces mots) d'un groupe de jeunes intellectuels choisis parmi l'élite" et tu as l'intuition que la réponse est, à l'unanimité "Les Marseillais", que tu « suis » heureusement avec une admiration non feinte (maintenant on "suit" les gens, sauf cas de "unfollow", mais ça veux pas dire qu’on les suit dans la rue, c’est juste qu’on les regarde vivre sur internet, un peu comme les courtisans admiraient Louis XIV (ça veut dire 14 et pas ixe i vé) sur sa chaise percée au petit lever).

Reconnais qu'avec ces questions on est beaucoup plus exigeant qu'avant, ce qui explique les nombreux échecs à ces tests nouvelle version.

Heureusement que le service militaire n'existe plus, sinon on ne trouverait plus d’officiers.

Je te rappelle en effet à ce sujet que la question piège (mais soyons sérieux il y en avait d’autres très très difficiles) qui contribuait à déterminer ton grade était une question d'association : tu avais d'un côté un clou, et de l'autre le choix entre un marteau, un pince à linge, un œuf de poule, une savonnette, un maquereau à l'huile d'olive et une morceau de saucisse sèche, et là mon pôvre tu hésites.

Il y a bien un "psychologue humaniste" qui a réfléchi toute se vie pour mettre au point la célèbre formule, connue universellement sous le nom de "Loi de l'Instrument", qui se résume ainsi, je cite : « J'imagine qu'il est tentant, si le seul outil dont vous disposiez est un marteau, de tout considérer comme un clou » mais le raisonnement inverse c'est pas évident à tout le monde.

Et d'ailleurs, une fois la formule reconnue, un autre psychologue a travaillé, lui aussi toute sa vie, pour en conclure, je cite car le mec est fort et il ne fait pas trahir le résultat d’une existence de travaux « Nous devons choisir avec soin les outils avec lesquels nous travaillons, certains outils sont adaptables, tandis que d'autres devraient être employés « uniquement pour leur usage prévu », ce qui, finalement, te prive de l'intéressante possibilité d'enfoncer un clou à coup de maquereau à l’huile d’olive. 

Ceci dit, pour en revenir à elles, les créatures sus-décrites sont relativement lucides : quoi qu'il arrive "on descend des singes, on monte des singes" , ce qui n'est pas très flatteur pour les singes, et d'ailleurs pour rappeler la suprématie du singe, Nabilla a fait installer devant sa piscine une statue géante de King Kong, devant lequel elle pose avec une nuisette "look cocooning" avec un imprimé "tie and dye", que si c'était le vrai King Kong elle aurait peut être avantage à enfiler une armure et mettre de solides brettelles si elle persiste à ne pas vouloir se séparer de son string comme elle le prétend, sa grand-mère qui s'y connait lui a fait "promir" de le porter. 

Je te précise, pour rester dans le sujet, que les primatologues ont constaté que les singes bonobos, beaucoup plus proches de l'homme que les créatures de télé-réalité, s'accouplent et se roulent des gamelles comme les humains, ce qui explique peut être l'histoire de la piscine, aux balbutiements de la télé-réalité, entre la dénommée Loana et Jean je sais plus quoi, le pauvre il est tombé aux oubliettes.

On peut donc effectivement envisager et même espérer que le singe supplante la créature dans les séries, ça serait sans doute de meilleur niveau intellectuel.

Ceci étant, il faut être raisonnable "Dalila, elle veut quoi, le beurre ? l'argent du beurre ? Mais c'est elle la crémière" et si John David c'est un vrai baiseur, "on l'appelle l'éléphant et c'est pas pour ses oreilles", il y a "aiguille sous le rocher", car il "complète" (on va le dire comme ça) bien Léana (enfin "ça rentre direct") laquelle "préfère ne pas avoir de cerveau que de ne pas avoir de cul" (et il est vrai que pour le cerveau ...) et remet volontiers "le couvercle", et pas pour faire des parties de "belote basque".

Dès qu'on voit "son visage assis sur le fauteuil", on craque, ça donne la "chair d'ampoule".

Il faut pas la faire "poivreauter longtemps" avant de "lui presser le citron" , ce qui est certainement salace, mais avant de le lui malaxer encore faut-il localiser ledit citron parmi toutes ses prothèses mammaires, culières, ou même pire, on va pas faire de la gynécologie appliquée, il suffit de savoir que certaines sont fières d’annoncer dans l’intimité des réseaux sociaux l’achèvement du chantier vagin dans leur programme de remaniement.

C'était d'ailleurs une épreuve, ce ravalement de vagin, elle raconte dans l'intimité des réseaux sociaux "ça ne va pas du tout être glamour - mon vagin a quadruplé de volume et s'est transformé dans une couleur un peu violette, bleu, c'était très moche à voir. Mais juste pour vous dire que c'était pas une partie de plaisir pour moi". Du coup impossible de mettre une culotte !!!

Mais on entrera d’autant moins dans d'autres détails que « comme on dit toi tu es dans la jalousie moi je suis dans le jacuzzi » mais je sais pas qui est « on » car j’ai jamais entendu pareille connerie, mais franchement j'aime pas "Y'a des filles qui ont parlé du mal de moi", et dans ce cas "elle a pas sourié", et "Tu t’en prend que au femme parce que tu es un frustrer", on est pas encore prêt pour aller à la dictée de Bernard Pivot, section débutant, même assisté de Mélanie.

Il faut dire que la pauvre Léana, pour rigoler on l'a enfermée dans une poubelle, "J'ai fait ça pour pigmenter le jeu". Et d'ailleurs "Si Nathalie aurait fait ce que Samantha aurait fait, j'aurais dit pareil"

Et on fait sauter un Mammouth dans la poubelle je te dis pas le bruit, (mais je te rassure, c'est juste un pétard, c'est pas un "pachyderme", "pachyderme, je sais pas trop c'est la famille des éléphants non ?"), et Léana ça l'a passablement énervée.

Et pour ne pas être indiscret, on va pas enfreindre "ton intégrité physique des pieds" mais je te rassure quand même Jennifer "elle assure un peu ses derrières", et en plus elle a des gouts très "ecclésiastiques", donc c'est pas "abstreignant". Bref «C’est tu ça un coup de foudre, elle n’est vaut pas la peine»

Mais "Celle-là, elle est jolie...Elle a les poumons pointus." juste petite ombre au tableau "Je suis en train de réfléchir parce que je n’ai plus envie d’avoir des grosses fesses (artificielles s'entend). Je suis en train de voir pour enlever mes fesses parce que maintenant je trouve que d’avoir de trop grosses fesses, comme j’ai actuellement, je trouve ça vulgaire". C'est décevant, moi qui "ai mis ma fierté dans mes fesses".

Bonne nouvelle pour les chirurgiens esthétiques, tu as le marché de l'injection de daube dans le cul, et un peu après tu récupères la daube pour la cliente suivante ou la revendre au traiteur du coin, et en plus grande nouvelle, un gros cul gonflé à la daube c'est vulgaire : beaucoup vont paniquer, sauf évidemment celles qui recherchent la vulgarité (il y en a). 

Et je comprends pas tout, Ruby,  il me tourne autour comme un curieux,  selon l'expression consacrée "il me renifle le slip", mais "Tu me roules des pelles et tu veux même pas manger dans ma fourchette ?!". Ce qui est quand même mieux que quand "Maylone me fait Air fourchettes" !

Mais attention, "ce que tu fais, ça peut te porter confusion", surtout que "C’est là, quand t’es ici que tu réalises que t’es là", "il était sur le pied du mur "

Les plus "brillants" d'entre eux, si d'aventure il y a en a un ou deux qui peut aligner plus de trois mots présents au dictionnaire, d'un niveau batracien inférieur, dévoilent leur "cultivage" ou au mieux leur "cultivité" voire de "culturisme" ou "cultivation", on va pas aller jusqu'à culture, ça leur est radicalement incompatible, encore que certains sont "assez développés au niveau du vocabulé", à un point qui suscite l'admiration et dans ce cas on est vite "élubilé" par leur personnalité. Mais pour être franc, "je ne pense pas vraiment, je marche tout simplement".

Je ne fais évidemment aucun amalgame ici avec Mélanie, qui pour sa part est au dessus du lot, comme tu l'as toi même constaté, elle a de "la brillance".

Elle a d'ailleurs émis une phrase d'une lucidité absolue "Chaque femme devrait avoir quatre animaux domestiques dans sa vie. Un vison dans sa garde-robe, une jaguar dans son garage, un tigre dans son lit et un âne qui paie pour tout".

En tout état, si je te garde les meilleures "punchlines", tous cumulativement :

- ignorent la géographie au point de penser que Hollywood est la capitale de l'Inde, que l'Alaska est en Amérique du Sud, que le Canada est "outre-mer" et d'ailleurs que "Singapour se trouve au Canada", que "l'Europe est un pays", que la cinquième avenue est à Marseille, de se demander si l'Egypte "ça existe encore car c'est vraiment ancien non ? Et c'est un pays ?" ou "la Corée c'est la capitale de quel pays", "la capitale de l'Islande c'est la Finlande" et "la communauté chinoise, Séoul tout ça" avant d'aller à "Verdun voir les plages du débarquement" et en Guadeloupe "qui est à côté de la Corse", en passant par le PIB, c'est à dire, c'est bien connu, par les Pays-Bas, mais quand même "ça veut dire quoi Nouméa ?". "Pour moi, la mer c'est au sud, donc le nord, c'est à l'opposé" et "Une montagne, tu peux y monter avec le périphérique".

D'ailleurs "l'Afrique du sud et l'Afrique de l'ouest, ce sont deux grand pays", mais les indiens habitent "Madagascar"

Et pour corser le tout, je te précise qu'elle a eu "une maladie bénigne mais qu'elle n'a jamais été au Bénin" (dont elle semble donc savoir que c'est un pays).

- Évidemment ils ignorent la politique au point d'évoquer les "présidentielles de Los Angeles" et la "chandelière allemande".

- Ils ignorent tout autant l'histoire au point de penser que Robin des Bois vivait dans la forêt de Fontainebleau, que les hommes "préhistoriens" utilisaient des arbalètes mais "le moyen âge c'est 1900 combien, c'est avant ou après Jésus Christ", ce qui n'empêche pas que "Avant l'an zéro, c'étaient les dinosaures et après c'est nous".

Ils pensent également que Amstrong faisait du vélo, et jouait de la trompette avant d'aller sur la lune, ou plus exactement sur une des lunes car "Tu savais qu'on avait la même lune pour tous ?" c'est pas possible, on nous ment, il y en a pas qu'une c'est "statistiquement impossible", et en plus arrêtez vos conneries, "la lune c'est pas un satellite, on capte pas les chaines avec". Et "Pearl Harbor c'est un avion dans un film des années 2000"

Bien entendu, c'est connu, que le Premier novembre c'est la fête de la musique, mais "toutes ces fêtes, le onze juillet, le quatorze novembre ... c'est compliqué".

Et on appelait Louis XIV (quatorze, je répète) le Roi Soleil "parce que sa chambre était exposée plein sud" (le malin) mais il est "peut-être sorti avec Marilyn Monroe"J'en mettrais ma main à couper au feu".

Ceci dit un chanteur célèbre auquel on demandait son avis sur le peintre Toulouse-Lautrec avait bien répondu « je connais pas grand chose au rugby mais je pense que Toulouse va gagner »! On est donc plus à ça près !

Quand à "Raphaël Mandela, il est sur tous les tableaux". 

- Je te parle pas de l'anatomie et la vie animale, déjà "L'autre il n'a pas 32 dents il en a 55" et si tu manges des testicules de mouton rôties "tu peux tomber enceinte d'un mouton" (même si c'est cuit avec du "Tim"), les moutons il faut se méfier, alors que "Je me suis souvent posé la question... Comment ça se reproduit les serpents ? Ça se reproduit pas, hein ?"

Et après pour l'accouchement tu "perds les os" tu es toute flasque. En plus le lait du sein gauche a le gout de vanille et le lait du sein droit a la gout du chocolat car "les tétés n'ont pas le même gout" (il faut l'entendre pour le croire, mais franchement la vie est mal faite, pourquoi ne pas servir du coca-cola, ça serait tellement plus simple au lieu de bricoler des mélanges, et en plus comment on fait pour affecter le gout de fraise à un des seins, si on aime pas le chocolat ?).

Malheureusement un AVC c'est un avortement, et ils désirent avoir les cheveux "tout raides, comme ceux des oiseaux" - mais les "perroquets de la "voilerie" aboient tous en même temps" , mais un autre pense que c'est le coq et précise avec un rire gras dont la distinction attire l'admiration "physiquement je suis luxueux", mais le truc quand même "J'ai mal aux oreilles... Je pense que ma bouche est placée trop près de mes oreilles." et ce d'autant plus que "J'ai horreur de perdre, ça me fait faire des otites !"

Et on sait pas avec quoi elle se lave, la gow, mais ce qui est certain c'est que « C’est mille fois mieux que de se laver les mains avec le visage, quoi ! », et après on peut s'essuyer avec une "soviet éponge et enfiler son "trikini" , mais ne te fais pas des idées, "tri" ça veut pas dire que c'est plus que "bi", c'est juste, suivant les avis de la presse dite autorisée "une aberration stylistique" , "franchement plus vulgaire", mais quand même qui, comme les robes de l'élection de miss camping, "laisse peu de place à l'imagination", mais alors vraiment très très peu.

Si la température baisse, deux solutions de prestige : Enfiler

- la combinaison crée par un grand couturier, en latex couleur "chiasse la rechute" (il y en a un qui dit "marron Picasso" !), que portait pour son dernier défilé un spécimen connu pour son cul en forme de contrebasse, c'est hyper sexy pour du latex, c'est comme une combinaison de plongée de grand froid, mais il faut trois personnes pour l'aider à la mettre et quatre pour tenter de l'enlever, si tu as pas d'assistance, tu restes déguisée en otarie albinos pour la vie des rats, que même les vraies otaries s'explosent de rire en te voyant. Ajouter une fourrure raticide et des bottes de majorette bordelifère, et le tour est joué.

Petite précision je dis qu'elle a le cul comme une contrebasse, mais cet avis n'est pas unanimement partagé.

Une autre, qui affirme "le pire pour moi serait de devenir moche", et "je pense qu'à chaque décennie il y a une icône blonde, comme Marilyn Monroe ou la princesse Diana, maintenant je suis cette icône" (tu l'as compris elle est blonde et cône même si, selon elle "je suis la preuve que les blondes ne sont pas stupides"), et poursuit je suis tellement belle que "si j'étais un homme je coucherais avec moi", ce qui est un exercice inédit, n'est pas de cet avis.

Elle dit en effet de la contrebassiste ci dessus "je ne voudrais pas de son cul, on dirait du fromage blanc emballé dans un sac poubelle", ce qui est vraiment pas sympa pour le formage blanc.

- donc si la température baisse, alternative, enfiler une robe moulante jusqu'aux pieds, c'est tellement étroit qu'elle peut pas écarter les pieds de plus de 8 centimètres. Le concepteur a juste pas pensé qu'elle devait se déplacer, du coup il faut se dandiner presque comme un pingouin, mais même les vrais pingouins s'explosent de rire en te voyant, et c'est impossible de monter un escalier.

On a connu plusieurs tentatives, par exemple un modèle unique de créateur, en côte de maille d'époque, conçu pour le festival de Cannes, la fille a pas pu monter les marches, c'est quand même rageant, elle a essayé en vain d'enlever ses chaussures pour améliorer le truc et n'a même pas pu se baisser pour les remettre, alors que, selon ses propres déclarations, elle est née avec des talons aiguilles (l'accouchement a du être douloureux au passage des pompes) et elle fait même de l'aérobic avec, si elle marche avec des talons plats elle tombe immédiatement, la pauvrette.

On en a vu une autre, connue pour ses antécédents de pouffiasse professionnelle, qui devait se faire aider pour marcher et montait quelques marches une à une en travers (les journalistes ont dit "en crabe" ce qui est infamant pour le dit crabe), et une troisième, celle déjà connue pour la combinaison en latex et le cul en forme de contrebasse, qui, une fois le latex enlevé (ouf) portait une robe, également de "grand" (on va mettre des guillemets) couturier, tellement étroite qu'elle devait sautiller à pied joint (par nécessité) de marche en marche en s'agrippant à la rampe, un peu comme un kangourou, mais les kangourous ont pas le cul comme la porte d'Aix (tu peux regarder le film, c'est trop drôle). 

Bref trois spécimens qui attestent que le ridicule ne tue plus, même si plus de 5 millions de "vues" sur internet démontrent parfois un éclair de lucidité avec des commentaires salutaires genre "A New Kind of pingouin", "So ridiculous", Mais c'est fou un ridicule total voilà. La couleur de l'argent avec l'imbécilité totale".

Mais chut, "les oreilles ont des murs" et franchement Brandon, c'est un type qui "n'a pas sa langue dans sa bouche c'est clair" et d'ailleurs "il ne tourne pas son cerveau trois fois dans sa tête avant de parler", et elle, "elle m'a regardé avec ses grands cils de biche" mais bouge toi, "essaie de faire des plus grands pas avec tes mains" (un singe déficient mental y arriverait).

En plus Maylone, il rentre pas souvent chez lui, car "il cherche sa porte à midi", et en plus "il est hyperbolique" et "voluminique" mais je te mets au défi de savoir ce que ça veut dire. Mais le fait est qu' "On est tous très capillaires" mais lui, en plus "il a un nez plus prohibant", et   "Comme Senna le dit, tu es pire que Batman ou Superman... tu es barman"

Ceci dit Maylone "s'il pouvait devenir boucher ça m'arrangerait, j'ai 2-3 thons à lui filer", d'autant plus Leewane il est baryton et que "baryton c'est un poisson", encore qu'une autre se pose la vrai question "je sais que c'est du thon mais est-ce du poulet ou du poisson ?" et une troisième, à laquelle elle dit que son signe astrologique est Poissons, demande très sérieusement : "T'es ascendant thon ou morue ?".

Et en parlant de poisson, évitons d'en manger car tu as droit à l'inévitable et astucieuse insinuation "Ah t'es une fan de poisson ! Donc t'aimes la raie ?", mais en fait "Je ne mange plus de poisson parce qu'un jour j'ai été avalée par une arête", et "les baleines je pensais à Pinocchio, je savais pas que c'était dans la mer".

Et du coup "J'adore le rosé j'en mangerai des kilos." et "j'aime l'huile d'olive mais en huile"

De toute façon la cuisine c'est pas son truc, et pourtant "je mets la pâte à la main", mais "Je fais de la maçonnerie en cuisine c'est pas trop abusé sérieux ?" et j'ai du mal avec les proportions, car "4 fois 2 ça fait 6, mais 3 fois 3 ça fait aussi 6" c'est normal tu enlèves 1 au début et tu l'ajoutes après.

Je t'explique "A 5 ans, on voulait déjà me faire redoubler la maternelle, car ils pensaient que j'étais très très bête", alors c'est pas facile.

Mais quand même "tu penses qu'on peut bronzer avec le feu ?", mais n'oublions pas « Ce que je pense, c'est que… Si euh… Si Dieu a créé les filtres, ben c'est pour qu'on les utilise tout simplement ! » mais c'est pas des filtres solaires, c'est sur Snapchat, comme quoi Dieu, le septième jour, il a grave anticipé.  

Encore qu’à la fin de la journée, alors que tout était nickel, il a voulu fignoler la déco, tu sais la touche finale de l’artiste, il était fatigué et il a appuyé sur le mauvais bouton, du coup il a fait les cons, on s’en serait passé. Pour la déco tu repasseras ! Et en plus il avait pas prévu l'insouciance avec laquelle le con se reproduit de manière exponentielle. Résultat on ne sait plus où ne pas regarder.

- Les mêmes ignorent la physique au point de penser que l'eau "ébulitionne", ou au moins "éboulonne", ou peut être va "bouiller", mais on sait pas en combien de temps, et de toute façon "je sais pas comment on fait pour savoir combien ça fait une minute" et "un mois c’est trois semaines ?"

Sachant qu'on a inventé le "fil à couper l'eau chaude" et "l'eau qui dort", que "c'est utile les agriculteurs, c'est avec leur lait qu'on fait le pain" (dit Bianca avant d'aller se faire traire comme les autres vaches), encore que "j'aime pas le lait c'est pour les vaches" et ça permet de "mettre du piment dans les épinards" voire des "zarhicots" (elle sait qu'il y a un "hache" mais sans Mélanie elle est perdue).

Mais en parlant d'eau, "Elle est froide l'eau chaude ?

Et que quand même "le bois c'est noble et chaleureux parce qu'il faut savoir qu'avant le bois c'était un arbre" (snif, grande nouvelle !), du coup la "rambarte" au bord du chemin il faut la respecter.

- On va pas lésiner, ils ignorent l'orthographe (sauf évidemment Mélanie), le vocabulaire et les expressions, au point de "monter sur ses grands cheveux", "être têtu comme une moule" (confusion avec son niveau intellectuel) mais une autre dénommée Maddy fait mieux et est "têtue comme un cochon" (c'est un concours, on revient dans le thème), histoire d' "emmerder avec un grand A", finalement c'est simple c'est comme entonnoir qui commence également par un "A", mais résultat on ne plus se voir "en teinture" et on cherche une "épingle dans une botte de faim" (un autre écrit un "bol de fin").

Et de toute façon je te le dis, "moi et la lecture ça fait quatre", "je suis pas Van Gogh enfin un écrivain quoi" et d’ailleurs "pour faire bien dans ta bibliothèque je te conseille des livres vides" ça coute moins cher que des livres imprimés "en vrai" (véridique), et comme de toute façon on va pas commencer à lire, moi quand il y a plein de lettres qui se mélangent j'y comprends plus rien ! Ce que je sais c'est que "Un presbyte, c'est celui qui travaille dans un presbytère," ça n'a rien à voir avec le fait de pressurer une bite (d'amarrage).

Le résultat de toutes ces lacunes orthographiques et grammaticales, c'est quand même que Pacca a voulu faire sa cultivée, elle a copié une belle phrase philosophique et se l'ai faite tatouer sur le ventre, et évidemment elle a fait une faute d'orthographe, le tatoueur s'en est pas aperçu et il a recopié à l'identique.

Elle est trop triste, "Et moi qui suis plutôt une fille de joie". En plus j'ai de "l'umour" U M O U R. Alors respect.

Pour le tatouage, elle aurait dû consulter Mélanie !

Mélanie elle se serait rendu compte que ce tatoueur il montre dans sa vitrine de beaux exemples de ses plus belles réussites de tatouages, avec de belles phrases profondes genre "neuf mois pour te crée, l'éternité pour t'aimé", "je te l'es promis on se retrouvera", "ma vie a commencée le jour où tu es né", "il faut pas rêver mes vivre", "erreure de jeunesse", "n'importe où vous aller vous serrer là", "arrét moi si tu peut", "Chaque étoile me rappel que tu est près de mois", "je ne regrette rein" "je leurs ai donner la vie elles m'ont données une raison de vivre" (les exemples sont véridiques) mais, Mélanie qui s'y connait, elle aurait su ou sut avec un "té" ou sus avec un "esse", à force de lire des trucs trop littéraires j’en perds mon latin, bref elle aurait compris que le tatoueur il est pas agrégé en orthographe.

Du coup le tatouage de Pacca avec une faute, c'est plus de la philosophie, c'est juste un sujet (supplémentaire) de raillerie, après qu'elle ait partagé un "post sur son feed" avec une photo de son ventre enluminé. Elle en était "malade pour raison de santé".

Elle va certes le faire rectifier "dans quelques jours qui suit" (sic), mais le net est en haleine pour voir comment elle va rectifier, car on est pas certain qu'elle ait localisé la faute, on craint qu'elle corrige autre chose et aggrave encore sa prose sur gélatine ! 

Mais arrête de me critiquer, "c'est le "rock fort" (sic) qui dit au camembert tu pues", et ne fais pas le mac avec moi, moi je suis un "computer" (mais on la soupçonne d'écrire "con" avec un "n", c'est tellement plus approprié).

Je sais être aimable comme "une tombe de prison". Moi c'est bien organisé : "Ma journée commence quand je me lève", ce qui est une différence majeure avec les autres.

Et attention si on va faire de l'équitation, car Priscilla répond "mais non pas de tout, on va faire du cheval" et Sabrina, mieux renseignée, ajoute que l'équitation c'est du "chevaux", la quatrième s'inquiétant "personnellement je ne suis jamais montée sur un cheveux (avec un "x" c'est mieux quand il y a un cheveu, c'est comme cheval quand il y a qu'un chevaux)", surtout que "c'est des cheval têtus", mais j'aimerai bien sauter "qui c'est qui me saute", car "qui aime bien charrie bien".
Et ça sera la première fois que je fais du "car wash à cheval", et crois moi je vais monter sur « mes grands cheveux », moi qui suit "compétitive", "je patine bien, je suis comme Laure Manaudou" .

Mais au fait le "chevaux", il a des « suce-pension » ? question d’une logique implacable compte tenu du personnage qui s'y connait pas forcément en pension.

Le moniteur de la balade à cheval leur a bien dit "on va vers l'amont" mais c'est pas clair "c'est qui Lamont ?".

Tout ça c'est sans doute parce que, si je fais "un flash back en arrière" "c'est pas au vieux singe qu'on apprend à faire des limaces" et il faut savoir "faire table basse de son passé" (très très basse en effet) avant de "sortir ses gonds" (déménager le mobilier c'est compliqué aussi), enfin quoi "c'est toujours mieux d'avoir une personnalité que d'être platonique". Mais quand même "J'ai l'impression que tout le monde veut me faire porter le cartable"

Conséquence "mon limite est dépassé", et "je suis au bord du gouffre mais je compte bien avancer" (un pas suffira, on va pas rester si près du bord), surtout que "Micha je veux qu'il croie mais qu'il croie pas" on sait plus sur quel pied danser, quand à "Mérylie, c'est un nom de fromage ça ?". "J’ai halluciné quand j’ai appris qu’ils sont sœurs" avec Ayem.

Et attention "Quand je suis moi, je suis avec moi-même et j'ai tendance à partir ailleurs" et en plus "comment je m'en bats les couilles de lui, alors que j'en ai même pas !".

Bref "on est pas sorti de l'asperge" mais heureusement, "ça glisse de source", je suis "convaincue sans certitude" que "l'avenir est promettante" surtout que Jessica va "se mettre en bombe pour la soirée caritchatchive" (c'est tout à fait adapté et sans mauvais esprit, pour dire "caritchatchive" heureusement qu'elle a pas un poil sur la langue, peu important la provenance dudit), un truc à "déférer la chronique".

Le tout avant de s'intéresser à Descartes "qui est un collège"

Bref prête pour le "photocall" ("Je prends une photo de ton visage avec mes yeux.") surtout qu'elle a fait un "body tight" pour éviter le "sleeve". Enfin elle sera prête dès que l'assistante dont elle a exigé le recrutement pour jeter ses chewing-gums usagés sera passée (c'est véridique comme d'hab).

Stella, plus modeste, qui se remet difficilement "d'une opération des fesses" (ça n'épate personne, pour te décrire, c'est passer d'un cul normal à un cul comme un "chevaux" de trait, ça se fait soit avec des implants soit en injectant de la daube), donc Stella va se mettre sur son "quarante-douze", c'est à dire "un décolleté ultra plongeant", et un « slip nude » sous un short déchiqueté (dixit le journaliste admiratif) et minimaliste, ce qui est pratique pour faire la quête à ladite soirée on va dire de bienfaisance, car caritchatchive j'arrive pas à le dire (mais bon le décolleté ça peut rapporter gros) et je te rassure elle avait une ceinture "au niveau de la taille" ce qui amène à se demander où elle aurait pu la mettre d'autre. 

Mais on doit dire qu'elle a des circonstances atténuantes, déjà elle a arrêté l'école en CP à 15 ans après plusieurs tentatives infructueuses pour passer en CM1, et en plus elle a été "pompeuse d'essence" (pour l'essence on aurait pas cru), comme si elle aurait pas pu être "vendeuse dans la vente" comme Shéhérazade.

Mais la différence c’est que Shéhérazade elle, a, je cite, "gagné en notoriété en vendant l’eau de son bain" (après usage évidemment, c'est ce qui fait la valeur, surtout qu'elle a précisé, je cite qu'elle s'était bien amusée dedans et d'ailleurs elle a publié des clichés "NFSW"), la vente s'est organisée par flacons qui se sont rapidement arrachés, encore plus rapidement que quand elle avait vendu ses culottes sales (mais à la vérité elle avait pris les gens de cours, sinon ils se seraient battus pour en avoir une).

Ceci étant elle a pas trop de mérite, elle s'est inspiré de la dénommée Ruby qui gagnait 50.000 dollars par semaine en vendant ses pets, conditionnés en fioles (elle produisait 50 pots de pets par semaine, sans doute aimait-elle les flageolets).

La vente a fait un malheur, les collectionneurs comparaient les millésimes… jusqu'à la catastrophe : elle a été hospitalisée car elle avait le ventre trop gonflé - presque autant que les seins , pour te dire comme c’est à peine croyable - et son médecin lui a donné un médicament anti gaz, du coup le commerce s'est arrêté.

Mais je te rassure, qu'à cela ne tienne, elle a plein d'idées. Illico presto (enfin elle elle dit "illico macias") un nouveau marché.

Feu la flatulence, déjà elle a vendu pour 12.000 euros une robe faite exclusivement avec ses poils pubiens collés avec "de la semence masculine", et pour une fois c'est une robe longue, comme quoi elle devait avoir une forêt dans la culotte (mais quand même six mois de collecte intensive) et quelques mecs à traire.

Puis elle a eu l'idée géniale de vendre la sueur de ses seins et c'est aussi juteux, c'est le cas de le dire, mais moins douloureux que l'ingestion massive de flageolets : elle se met en plein soleil et il suffit de récolter le précieux produit.

Et on va arrêter, sinon on parlerait de robe en viande, de peintures faites avec le vagin, ce qui est beaucoup plus pratique que le pinceau, il faut bien l'avouer, et de photo de tampon usagé, vendus une fortune. Mais laisse, on peut pas comprendre c'est de l'art. Ceci dit le vagin ça sert à plein de choses, et récemment en "prime time" dans un émission sur les incroyables talents une fille (hyper distinguée tu t'en doutes) est arrivée en porte jarretelles et a joué de la flute avec son vagin, du coup on comprend que certaines se font rectifier le truc, comme on le ferait du nez ou des oreilles.

Le tout est véridique, comme quoi, ne prenez jamais les cons pour des gens.

De quoi faire un sublime cabinet de curiosité, genre "hé sur l'étagère du haut, un pet de Mélanie de la période cassoulet, un fumet exceptionnel, parfaitement conservé, et un autre de la période haricots rouges", après tout il y avait les périodes pour Picasso, on voit pas pourquoi il y a aurait pas les périodes pour Mélanie, l'art c'est l'art, "puis vous avez là une culotte sale de Stella, très rare car en principe elle n'en porte pas ou en principe quand elle en porte c'est dans sa poche, et sur l'étagère de droite quelques poils culiers de Ruby, malheureusement on a pas toute la touffe, mais vous remarquerez à gauche des marques de teinture rose, et enfin dans la petite fiole que vous voyez là, la transpiration de Shéhérazade, première pression à chaud, le truc très très rare car dans la plupart des cas c'est prélevé sous le seins, alors que là c'est prélevé entre les seins, en présence d'un huissier de justice" (le type il en pouvait plus, ce constat ça a été un calvaire).

Le truc à s'acheter une belle casquette de guide et à faire payer la visite, non sans demander à ton assureur un contrat spécifique contre le vol, rubrique objets de valeur.

Et en cas de succession je te dis pas le casse tête pour le notaire sus décrit qui, pour la première fois de sa vie, aura quelque chose d'intéressant à raconter.

Mais bon franchement "c'est pas l'âge qui fait le moine" d'autant qu'on comprend plus rien (on n'a d'ailleurs jamais rien compris) "cette conversation c'était en sens unique, dans les deux sens", du coup "Jordan il est vraiment au bout de la roulette" (il y a de l'idée), c'est "la gifle qui a fait déborder le vase" ce pauvre qui "n'est pas un homme mais une omelette" et « toi une escalope ! », et toi « Tu es une merguez ! », « Si je suis une merguez toi tu es un oeuf dur ! » « Ouais mais toi tu es une omelette à la merguez", enfin on en finit pas, c'est ce qui l'a mis dans un "disque vicieux"

Mais heureusement que Maeva est là, car "tu as le vice et elle, elle a le tournevis", et les embrouilles , elle peut les voir "ni en peinture, ni en nature, ni en oeuf dur", elle préfère leur tourner le dos (enfin elle dit "tu es qu'un tournedos") et "chercher midi à sa porte" car "c'est la cerise sur le pompon" (ou plus exactement la pizza froide, puisqu'elle a exigé qu'on lui fasse livrer sa pizza favorite, fabriquée par un restaurant situé à 200 kilomètres de son lieu de tournage, mais je te rassure elle s'était endormie avant que la livraison arrive, mais bon on va pas se moquer il y a bien un chanteur qui exige d’avoir dans les 5 étoiles une pièce attenante à sa suite pour entreposer ses lunettes à la température constante de 16 degrés).

Mais pour revenir à ces créatures, il faut dire que quand on se dispute pour savoir qui est "la première pétasse des réseaux sociaux" on ne place pas exactement le curseur au même endroit que les vrais gens, surtout qu'il ne faut pas se méprendre, il ne s'agit pas pour les participantes de soutenir que c'est l'autre la première, au contraire chacune revendique la place, on peut dire le titre, de première pouffiasse avec agressivité et soutient que l'autre est moins pétasse, elle est ridiculement moins pétasse.

Et on doit dire que le match est serré, il suffit de regarder quelques photos de la montée des marches au festival de Cannes pour constater à quel point graduer la vulgarité des impétrantes est devenu un casse-tête chaque année renouvelé.

Et dans cette étude scientifique, force est de relever que la vulgarité, c'est toujours une question de contexte.

Par exemple quand dans "le Père Noël est une ordure", ledit Père Noël dit à Thèrèse "je t'encule Thérèse, je te prends, je te retourne contre le mur, je te baise par tous les trous, je te défonce, je te mets Thérèse", moi ça m'explose de rire, surtout venant du Père Noël, qui déploie tant d'imagination pour distribuer les cadeaux les plus inattendus, sans même savoir si Thérèse en sera réjouie.

Alors que les pétasses des réseaux sociaux, c'est vraiment le caniveau de la vulgarité.

Pour t'en convaincre, je te retranscrit les échanges entres les prétendantes au titre de première pouffiasse, tu vas être séduit par le style littéraire.

- L’une explique que à l’autre qu'elle peut pas être la plus pétasse, car « t’as commencé à suck à 21 ans » (la honte !) 

- L’autre répond pour préserver sa dignité et surtout défendre ses atouts : "c'est vrai j’ai le prestige (oui tu as bien lu, le prestigede ne pas avoir commencé à 13 ans comme toi mais ça veut pas dire que je suis pas une pouffiasse je me suis bien rattrapée ensuite » (elle s’est d’ailleurs déboîtée la mâchoire à plusieurs reprises) et elle ajoute, ce qui est très convainquant "Le seul argument que tu as trouver (sic) comme toujours c'est me "bodyshamer", parler de mon âge, et me "slutshamer" alors que les vraies "bad bitch" me soutiennent ». Là côté orthographe, Mélanie s'en arrache les extensions !

- Et la première reprend « Tu te sers de ta beauté pour appâté (sic) ton publique (sic) de mineur. Mais t’es pas une pétasse t’es une fille coincé et tu le sais ».

Bon je dois cependant te dire que, vu le spécimen, prétendre qu'elle est coincée, c'est peut-être un peu exagéré quand même.

Mais bref elle a tout raté, elle "suck" pas assez ou en tout cas pas en "caming" ou en "accès prime time" ni assez publiquement, elle est pas une vraie pétasse, le truc à se jeter par la fenêtre. Comme elle dit "on m'aurait amené une fenêtre je sautais"

- La seconde veut pas être en reste et répond « à la cool » avec l'argument massue, « Tu fais que dire que je suis une fausse pétasse et que je suis une coincée mais keske (sic) ça peux te faire foutre si sur les réseaux je fais la "bitch" alors que dans la vraie vie je bouffe pas 8 chibres par minutes ? ».

Bref tout en distinction.
L’article publie également une photo des adversaires, et je dois dire qu’a priori il y en a une qui à mon avis a une belle allure de gagnante, celle qui « bouffe 8 chibres par minutes» depuis ses 13 ans, manifestement ça aide.

Entre deux chibres (ça enchaîne vite) et après avoir avalé (la chanson s’appelle «si t’avales pas»), elle reconnaît elle-même qu’elle a du "mouiller la culotte", et précise que ça a "le goût du Dom Pérignon" (elle parle de sa culotte mouillée, on est toujours dans les confessions classieuses).
Et je te rappelle que lors d'un spectacle dit érotique (enfin tu vas voir que ça n'a rien d'érotique), elle a, je cite très exactement l’article, car il faut rester fidèle quand on raconte des évènements historiques majeurs, « déféqué sur son ordinateur en expulsant trop violemment de son anus les (pauvres, mais ça l'article ne le précise pas) gummy bears qu’elle y avait inséré auparavant », et ce, devant 300 spectateurs malchanceux (mais après tout on les a pas forcés).

L'histoire ne dit pas si l'ordinateur a trouvé le truc érotique, ni si le gout des "gumy bears" , que le public s'est arrachés, a été affecté par cette création artistique. 

Mais attention, il faut pas juger trop hâtivement, car l’autre, qui avoue avoir du « kilométrage », (elle précise dans l’intimité des réseaux sociaux le nombre d’hommes avec lesquels elle a "coucher" (sic), un peu inférieur au nombre de ceux qu’elle a «suck» car "yen" (sic) avait qui " ne méritaient pas d’aller plus loin », mais c’est vraiment intime les réseaux sociaux, on en dira pas plus) l’autre donc à manifestement de la ressource également.

Et comme il fait toujours tirer un enseignement des constatations scientifiques, l’article se termine par cette question hautement philosophique : "Est-ce que bouffer 8 chibres par minute fait de quelqu'un une pétasse ?".

Le journaliste semble dire que non. C'est une vraie question.
Une fois encore un joli sujet pour le bac. 

Et ajoutons qu’une fois de plus nous avons la démonstration qu’en matière scientifique il faut pas avoir de préjugé : à l'occasion de cette étude sur la "new money" et de ses périphériques cochonesques, nous venons de découvrir qu’on peut distinguer deux types d’anglicistes, et il est de fait que tout scientifique aime à faire des catégories.

Il y a donc :

- l'angliciste "incultus" (les scientifiques, ça utilise le latin), comme les fausses ou vraies pétasses dont s'agit, première, seconde et même plus, lequel en fait utilise, sans même le savoir, un ensemble de sons, langage faute d'être langue, qui repose en réalité sur un mixage de mots réels, d'anglicismes et de mots inventés. Nous n'avions pas envisagé de nous en préoccuper, mais de délire en délire il n'a pas été possible de l'ignorer.

- et l'angliciste "ambitiosus", on peut même dire souvent "ambitiosus juridicus" qui est le sujet central de notre étude, lequel utilise volontairement des anglicismes en espérant de cette manière faire partie de l'élite, juridique, judiciaire ou même autre.

Et c'est une distinguée chanteuse qui fait avec élégance la jonction entre les deux catégories, sur fond juridique, puisqu'il faut bien y revenir. Depuis quelques temps elle a en effet pris l'habitude de poser nue (ce qui est excessivement banal) et elle appelle ça "l'acte législatif de ma chatte", comme quoi la loi on la trouve toujours sur son chemin.

Revenons donc à ce sujet initial, le con primé, et à notre concours d'anglicismes "ambitiosus", qui est finalement - et malheureusement pour les sujets concernés - tout aussi savoureux que le concours de pouffiasses, et d'ailleurs le massacre de la langue française est du même niveau.

un autre candidat au concours sus décrit, mieux placé "oh mais moi hier, j'avais "switché" (échangé mais en plus noble) avec mon boss, je me suis retrouvé en "prime time" à un "workshop" (c'est juste le début d'un séminaire de "flies fucker" mais là comme déjà indiqué c'est un anglicisme spécifique qui vaut le coup d'être deviné, sauf si on est mouche) sur le sourcing, j'ai parlé qu'en anglais (c'est ce qu'il croit) .. personne a rien compris, pourtant c'était des anglais, mais ils ont pensé que c'était savant et m'ont applaudi de tant de science .. moi-même je ne comprenais pas ces expressions mises bout à bout , mais j'ai fait un effet bœuf et au "debriefing" (rien de grave, inutile de sortir le défibrillateur, c'est juste le bilan de la réunion) j'ai eu un super feedback, ils étaient tout "supportive", on m'a félicité en me disant d'un air entendu "vous au moins vous annoncez la couleur, vous n'êtes pas que la moitié d'un con" (expression qui décidément est fort utile) .. J'ai répondu fièrement "oui je sais, je suis bien plus, tout le monde me le dit " ... mais jusque là c'était NDA (ça veut dire top secret, comme les agents du même nom, mais en disant ça tu te sens gagné par une puissance infinie).

En parlant de bœuf (mais en l'espèce c'est avec le porc que le syllogisme est le plus pertinent), le "gagnant" sera décoré d'une cocarde, en grandes pompes, comme les bœufs au salon de l'agriculture (si le lauréat est un "rainmaker" attention avec la tornade qui accompagne ce type en permanence: celui qui remet la décoration a intérêt à prendre un solide parapluie pour pas niquer d'un coup son costume à mille balles et son expérimentation capillaire, à mille balle aussi, il a un capilliculteur (mot inventé par l'auteur des traductions latines) "full of talent" qui lui fait des colorations personnalisés noir de jais avec tellement de gel pour bien agencer les mèches sur sa future calvitie qu'on croirait qu'il a un casque , je te le situe entre la botte de foin et le plat de nouille à l'encre de seiche, une réussite que je vous dis pas, mais plus cher que de vraies bottes ).. un petit tampon sur le front .. comme disait Coluche, c'est comme le Port Salut c'est écrit dessus "premier prix : un virgule quatre vingt dix neuf sur l'échelle de la connerie" (qui est graduée jusqu'à deux, les sommets sont atteints à une goutte de "waterfall" près) et si vous voulez lui faire très plaisir, le combler même vous ajoutez avant la photo "limited edition" (ce qui est heureux finalement).

« Étonnant non » (toujours le même magicien de la langue française ).
 

Finalement tous ces anglicismes ça fatigue, et mon ami Alexandre-Benoit Bérurier penserait « do non disturb » s’il connaissait l'anglais et comme c’est un vrai français et qu’il n’a jamais parlé anglais, son ignorance et la phonétique le pousseraient à écrire sur sa porte « do not masturbe », c’est une fois de plus véridique, ce qui est quand même moins guindé.

Pour clôturer (enfin, mais reconnais que le sujet est vaste) cette étude, ajoutons que franchement, on aimerait bien être capable d'un élan très éphémère (on a quand même mieux à faire) de compassion, pour dire à tous ceux que nous avons décrits le plus scientifiquement possible qu'il faut se détendre du slip de temps en temps et qu'on les plaint beaucoup de croire que la vraie vie c'est ça ... et quelle chance on a, nous (quand je dis nous, je parle des gens normaux, qu'on soit avocat ou autre, et parfois même mandataire judiciaire - ça existe hors ambiance dents de la mer - ) de le savoir, de ne pas se prendre au sérieux et de rire un peu entre vrais gens  ... "on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui", "il" disait aussi ! ... mais non franchement non ... en plus ils nous traiteraient de con, nous !!! eux !!!

En outre, à voir tous ces ignorants, caraques saboteurs de la langue française, qui pensent orgueilleusement compenser leur infâme inculture en employant des anglicismes pour donner ce qu'ils pensent être de grandes leçons de droit, on aurait plaisir à indiquer que l'ironie de la chose est que, précisément, tout donneurs de leçon qu'ils soient, ils sont en infraction avec la loi.

Oui, déjà la Constitution de la République Française, dont l'article 2 dispose "La langue de la République est le français" puis la loi n°94-665 du 4 aout 1994 , qui dispose en son article 1 "Langue de la République en vertu de la Constitution, la langue française est un élément fondamental de la personnalité et du patrimoine de la France. Elle est la langue de l'enseignement, du travail, des échanges et des services publics.".

Mais on ne fera pas constater l'infraction, ça serait leur donner une importance qu'ils n'ont pas, et on ne va pas non plus leur apprendre le droit, ça serait prétentieux de notre part, et surtout mission impossible qui durerait la vie des rats ... autant uriner dans une contrebasse.  

Et puis il faut être indulgent, on est pas responsable de ses propres tares et ce serait quand même cruel de leur dévoiler qu'en réalité ils ne connaissent du droit que ce qu'on peut en lire dans la chronique judiciaire de Gala ou Closer.

Il vaut mieux les tenir dans l'ignorance, même si, je le rappelle, il n'y a pas de pire con que celui qui ne sait pas qu'il est con .. et la plupart l'ignorent !

Et c'est la lecture du Larousse de la langue Française qui apporte la conclusion la plus savoureuse : "la forme linguistique propre à une langue donnée et qui ne possède pas de correspondant syntaxique dans une autre langue s'appelle un idiotisme".

Concrètement si on n'est pas capable de traduire un anglicisme, c'est alors un "idiotisme".

Je serais à leur place je m'empresserai de rétablir le français dans mon vocabulaire, mais il est vrai que cela supposerait pour eux une rééducation et un apprentissage de la langue de Molière dont la finesse et la richesse leur a échappé.

En tout cas ça a été un super moment de délire de démontrer l'existence de leur inexistence.

Et peut être de vous confirmer que l'auteur est effectivement un austère liquidateur, mais alors vraiment austère, sauf quand il est en bleu.

Voilà, pour en terminer, un conseil : prenez une minute de divertissement et cherchez ces traductions inventées par cet être si orfèvre de notre langue  ... vous en apprendrez plus sur le rire que de droit sur ce site , on peut se passer du second mais le premier est indispensable.

Je vous en donne quelques unes, vous trouverez les autres et celles que je n'ai pas citées, elles sont magnifiques

"- Ecce homo : Voici la lessive.

- Manou Militari: Germaine s'est engagée dans les paras!

- Mens sana in corpore salo : En tout homme, il y a un cochon qui sommeille (et, une fois de plus, le sous-titre de notre définition se justifie pleinement)

- Testis unus, testis nullus : On ne va pas loin avec une seule couille (Vieux dicton romain. D'abord employé par les garagistes à propos des roues des chars brisés dans les courses, il a pris un sens moderne sensiblement différent. Signifie actuellement : "Pour moi ce sera une glace à deux boules.")

- Veni, vidi, vici : Je suis venu nettoyer les cabinets."

- Chi va piano, va sano: Fais pas dans le piano, va aux toilettes.

Ce sont tous ces fou-rires qui confirment que j'ai bien fait de donner le livre du précédent à quelqu'un bleu qui est l'inverse de n'importe qui.

L'humour et la dérision ne sont finalement pas toujours où on croit, ce qu'une page de la plume de l'inégalable Reiser, reproduite ci dessous, illustre à merveille, avec en outre l'habituelle constatation de la proximité flagrante entre l'hominidé et l'espèce porcine (laquelle le prend, comme nous allons le voir, avec un humour fataliste).