Procédures amiables

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Les procédures amiables regroupent la conciliation et le mandat ad-hoc

Ces procédures reposent sur une prise en charge anticipée des difficultés et sur le postulat, parfaitement exact, que plus les difficultés sont prises tôt plus l’entreprise aura des chances de les surmonter.

Le traitement de ces difficultés repose alors non pas sur une procédure judiciaire organisée et contraignante, comme c’est le cas en procédure collective, mais sur la négociation avec les créanciers ou plus exactement les principaux créanciers, dans un contexte amiable, ouvert et souple.

Dans l’absolu – et dans de nombreux cas – ces traitements amiables permettent donc de mettre en place des aménagements de la dette et les refinancements nécessaires à la sortie des difficultés.

Le tout avec un niveau de confidentialité qui protège l’entreprise et son image, et qui, bien souvent permet de sortir des difficultés avec succès.

On peut cependant dans certaines circonstances – mais il s’agit de l’exception voire même de la caricature, je vous rassure et vous prie de m’en excuser pour le cas où vous seriez friand d’anglicisme ce qui au passage est contraire aux dispositions légales applicables en France et donc contre nature pour un juriste – voir ces procédures amiables avec une vision beaucoup plus critique :

    • Intervention plus ou moins opportune d’une meute de pseudo spécialistes (conseillers en “restructuring” voire même si on ose des “chief restructuring officiers” ou des “cash management & bfr” (on croit rêver tellement ça impressionne) puisqu’il est de bon ton dans ce milieu d’employer de pathétiques anglicismes que personne de censé ne comprend, “managers” dits de transition de crise, et autres “auditeurs“) qui interviennent hors tout encadrement tarifaire – et ne se privent pas -, dont les interventions sont suscitées les uns par les autres à charge de réciprocité pré-convenue et présentées comme “incontournables” (sic), encore que certains se contentent de s’auto affirmer “excellents” (encore sic) ou plus -mais alors beaucoup plus – modestement à “forte notoriété” (et toujours sic), et même encore plus modestement avec “pratique réputée” (mais oui mais oui, rien que ça) je vous promets c’est véridique il faut le voir pour le croire. La captation est bien organisée : dès que l’entreprise – il faut qu’elle soit importante sinon ils sont peu enclins à lever le petit doigt, déjà alourdi par une chevalière massive mais faussement de famille – présente des symptômes favorables pour eux – c’est inversement proportionnel à sa santé, c’est à dire dès qu’elle a des difficultés et un contexte défavorable que miam miam – le bouclage du périmètre se met en place, le premier de la horde y met le pied (parfois “gainé” d’un inoubliable mocassin à gland), introduit (le premier, ne pas confondre avec le gland) par telle ou telle taupe du réseau, et ouvre grand la porte aux autres du bataillon qui attendaient en embuscade sur le paillasson pour courir se vacher dans les fauteuils de la salle de réunion de la cible. Alors on peut enfin saigner méthodiquement la bête, c’est certain que ça va aider à son rétablissement, la saignée c’est bien connu c’est un remède universel depuis le moyen âge, à grand renfort d’un taux horaire indexé sur le prix de la place pour aller voir Céline Dion en VIP (dire Vi / Aïe – comme quand tu te prends les doigt ou plus grave le gland (du mocassin s’entend, comment ça tu portes pas mocassin à gland comme eux, alors là je sais plus que dire) dans la charnière de la porte comme un con – et Pi comme le nombre d’or mais s’ils pensent à l’or ils ignorent le nombre), taux horaire proportionnel non pas à la compétence du spécimen mais à la trésorerie résiduelle … car tout bien pesé, il vaut mieux que l’entreprise s’en sorte la tête haute et sans trésorerie plutôt que naturellement mais sans le panache d’avoir été “traitée” par le gratin de l’élite, lequel s’empressera, nonobstant la confidentialité précitée, d’ajouter sur son site internet, aux côtés de photos de quasi empereurs romains en pied – et toujours avec les incontournables mocassins à gland – qu’il a sauvé ce client prestigieux, à grand renfort d’insupportables réunions nombrilesques où il vaut mieux ne pas être mouche sinon on se ferait défoncer le fondement (mais ça c’est pas dit sur le site internet). C’est fini, ça fait un bien fou.
    • Négociations finalement bénéfiques aux créanciers importants notamment bancaires qui contre des aménagements de la dette obtiennent de nouvelles garanties qui grèveront les actifs au détriment des  petits créanciers, lesquels ne sont même pas appelés au tour de table et auxquels en tout état des solutions sont imposées sous la menace d’une alternative de liquidation impécunieuse avérée ou pas.

LEXIQUE 

A

C

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I

P

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